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Poèmes palestiniens. Précédés de Chroniques de la tristesse ordinaire
Darwich Mahmoud ; Carré Olivier
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204088466
Dès les années 1960, Mahmoud Darwich chantait, dans une poésie incisive, sans emphase, toujours métaphysique, le récit mythique et utopique du douloureux passage d'une cohabitation hostile à une convivialité digne: "Mort, Vie, la route est une". Depuis 1970, année où est parue pour la première fois cette traduction des Poèmes palestiniens - poèmes d'avant l'exil qui ont soudé l'identité palestinienne et inscrit le nom du poète dans l'histoire de son pays - la notoriété de Darwich n'a cessé de croître, ses textes d'être lus dans plus en plus de langues, ses récitals de rassembler des foules, jusqu'aux hommages unanimes le jour de sa disparition, le 9 août 2008. Longtemps épuisé, ce volume contient aussi les rares textes en prose de Darwich traduits en français: ces Chroniques de la tristesse ordinaire sont les échos de la vie, tour à tour révoltée, désespérée, d'un Palestinien avant qu'il ne quitte, pour près de vingt-cinq ans, sa terre natale. On y redécouvre les ébauches de dialogue avec l'occupant, une méditation sur la violence et sa place dans l'émancipation des Palestiniens, d'amoureuses évocations de la Terre sainte et de la ville "bâtie sur des saphirs"... Darwich le Galiléen - il était né près de Saint-Jean-d'Acre en 1941 - déclara un jour: "J'éprouve une certaine fierté à appartenir au pays qui a engendré Jésus (...). Si le monde est témoin chaque jour de plus d'un nouveau Golgotha, je note avec fierté que le premier Golgotha eut lieu en Palestine. Avoir cela en mémoire aiguise ma conscience personnelle, m'arme d'une grande force morale, ouvre devant moi un vaste horizon humain..." Biographie de l'auteur Mahmoud Darwich restera l'un des plus grands poètes de langue arabe du XXe siècle. Hanté par l'idée qu'il n'avait jamais écrit ce qu'il devait écrire, il remettait en question son art à chaque libre; parmi ses principales "haltes", citons: Plus rares sont les roses (Minuit, 1989), Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude? (Actes Sud, 1993), Le lit de l'étrangère (Actes Sud, 2000), Murale (Actes Sud, 2003).
En ce jour d'août 1982, les troupes israéliennes assiègent Beyrouth et la résistance palestinienne se résout à un nouvel exil. Chronique amoureuse d'une ville où la violence mortelle de la guerre a effacé les frontières supposées du corps et de l'esprit, de l'amour et du politique, convoquant de l'écriture les multiples registres, Une mémoire pour l'oubli recueille les fragments d'un passé éclaté et rebelle. Et témoigne de l'inéluctable travail du deuil et de l'oubli. A l'heure où s'ouvre un nouveau chapitre de l'histoire palestinienne, ce récit, qui révèle un aspect moins connu de l'oeuvre d'un des plus grands écrivains arabes contemporains, prend une nouvelle et singulière résonance.
Résumé : Le 28 avril 1988, quatre mois après le déclenchement de la " Révolution des pierres " dans les territoires occupés, le Premier ministre d'Israël, Ytzhak Shamir, monte à la tribune de la Knesset pour dénoncer... un poème : " L'expression exacte des objectifs recherchés par les bandes d'assassins organisés sous le paravent de l'OLP, déclare-t-il, vient d'être donnée par l'un de leurs poètes, Mahmoud Darwich, soi-disant ministre de la Culture de l'OLP et dont on se demande à quel titre il s'est fait une réputation de modéré... J'aurais pu lire ce poème devant le Parlement, mais je ne veux pas lui accorder l'honneur de figurer dans les archives de la Knesset. " L'histoire de ce poème, " Passants parmi les paroles passagères ", et du tollé qu'il a provoqué en Israël et dans la Diaspora doit être située dans le cadre des rapports psychologiques complexes existant entre l'Etat juif et le peuple palestinien. Le livre que nous présentons comporte, en dehors du poème lui-même et de deux commentaires rédigés à son propos par Mahmoud Darwich, trois contributions d'auteurs juifs israéliens : Simone Bitton fait l'historique de l'événement et de ses lointaines origines; Mati Peled se livre à une exégèse linguistique du poème; quant à Ouri Avnéri, il montre que cette affaire est aussi une illustration de l'arrogance dont tant de prétendus libéraux israéliens font preuve à l'égard des Palestiniens.
Eléments autobiographiques, art poétique, réflexions sur la culture arabe contemporaine, mais aussi sur l'identité palestinienne, Israël et le sionisme, le processus de paix...
Ce recueil illustre un tournant essentiel dans l'oeuvre du poète : si l'identité palestinienne demeure l'un des pivots de son travail, l'engagement militant des années soixante et soixante-dix a laissé place à une interrogation plus nuancée, associée à un travail poétique plus ambitieux. Ici, la réflexion particulière - l'exil du poète, sa relation intime à son patrimoine, au destin du peuple palestinien - débouche sur l'universel. L'utilisation de cadres formels plus vastes - dont le poème épique - et l'élaboration d'une thématique nouvelle patiemment travaillée permettent à Mahmoud Darwich d'oser la plus grande modernité tout en revenant sur l'héritage du passé. Ainsi l'utilisation du vers libre est-elle associée à l'emploi de toutes les ressources de la métrique arabe classique. Bien plus qu'un simple jeu formel, ce détournement des canons anciens est l'écho d'une poésie véritablement visionnaire : pour surmonter le tragique de l'exil présent et répondre à la question de l'après, il n'est d'autre choix pour le poète que de revenir sur les mythes que le passé a inscrits dans sa mémoire.
Prenez des lettres, des mots, des phrases. Disposez-les sur une feuille blanche de façon que les phrases, les mots, les lettres composent des figures. Plissez les yeux, et apparaissent une montre, une cravate, un jet d'eau. Associés l'un à l'autre, le dessin et l'écriture créent une forme neuve et intrigante. Et si la guerre de 14-18 accable le monde, dans le même temps, l'esprit nouveau surgit et souffle sur la poésie avec enthousiasme. Le poète-soldat Guillaume Apollinaire, de la pointe de sa plume-pinceau, ouvre des horizons: du jamais vu et du jamais lu. L'accompagnement pédagogique fait l'historique du calligramme, depuis les idéogrammes chinois jusqu'à la poésie contemporaine, en passant par les Djinns de Victor Hugo. Privilégiant cette forme singulière, le commentaire propose de nombreux exercices d'écriture, invitant à réinterpréter les poèmes d'Apollinaire. Par ailleurs, le contexte historique est précisément mis en relation avec la construction du recueil.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Résumé : Fêtes galantes, un recueil court, composé de 22 poèmes dans des formes métriques très variées, met en scène des scènes de séduction et de badinage amoureux entre des personnages issus du monde de la commedia dell'arte italienne et d'une campagne idéalisée. Quant au recueil Romances sans paroles, il se divise en 4 parties : les Ariettes oubliées, Paysages belges, Birds in the Night et Aquarelles. Le recueil porte l'empreinte de l'intérêt du poète pour la musicalité des chansons et pour la peinture en général. Paul Verlaine, poète français (1844-1896). Fêtes galantes est un recueil de poèmes publié en 1869. C'est le deuxième recueil signé par le poète après les Poèmes saturniens de 1866. Il publie quelques années après le recueil de poésie Romances sans paroles (1874).