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L'Arrachée belle
Darsan Lou
CONTRE ALLEE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782376650140
L?Arrachée belle selon Lou Darsan« Au centre de cette histoire, il y a le corps d?une femme, ses hantises et ses obsessions, & il y a la nature. C?est l?histoire d?une échappée belle, d?une femme qui quitte, presque du jour au lendemain, tout ce qui déterminait son identité sociale. Elle sort de stase et se met en mouvement. Son départ est d?abord une pulsion, une sorte de fuite vers l?avant qui tient du road movie, avec de longues traversées de paysages en voiture, en auto-stop, puis à pied. De la fuite et l?errance du départ, cette échappée va se transformer en nomadisme et en un voyage vers la réalisation de soi.L?Arrachée belle, c?est une échappatoire à une situation vécue comme oppressante : une vie de couple dont la violence réside dans l?absence de relation, dans le vide entre les corps, dans les non-dits, l?incompréhension, la distance qui se creuse. J?ai voulu faire ressentir la violence de ces quotidiens subis, cette perte de sens qui est devenue pour la femme une absence au monde et à elle-même, et que l?on nomme en psychologie un syndrome de déréalisation et de dépersonnalisation, unefaçon de s?extraire de ce qu?on ne peut pas supporter, symbolisée par l?absence de prénom du personnage. »
La transformation a un prix, celui de déconstruire nos anciens schémas quand ils ne nous correspondent plus. La déconstruction quelle qu'elle soit est douloureuse. Personne ne doit pas prendre ma douleur, ni déconstruire à ma place. J'ai rencontré de très belles âmes sur ce chemin. Le plus beau cadeau qu'elles m'ont offert, c'est de ne pas avoir été là quand j'avais besoin d'elles, et de ne pas m'avoir tenu la main. Alors, seulement, ce chemin est devenu mien.
Résumé : Dans un golfe étroit veillé par des montagnes jumelles et des forêts ogresses, un homme et une femme traversent côte à côte l'obscurité de l'hiver boréal. Deux solitudes, deux funambules qui marchent à gestes et pas comptés sur une ligne, entre sauvagerie et civilisation, monde animal et humain. Lou Darsan cartographie avec finesse nos désirs et nos failles, révélant brillamment les tensions qui nous parcourent. Voyage au coeur d'une nature sublime, mais aussi voyage introspectif aux échappées oniriques, qui sont comme autant de fenêtres ouvertes sur nos imaginaires, la lecture des Heures abolies nous fait l'effet d'une ample respiration salvatrice dans nos quotidiens balisés.
Résumé : "Rencontrer un meurtrier, un homme de la même matière humaine que soi, le côtoyer du lundi au vendredi, constater sa dangerosité, être sidérée, avoir peur, croiser réalités et fictions, penser aux ouvrages de Stephen King, relire L'Etranger d'Albert Camus, se souvenir de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère, lu quelques années plus tôt. Ici cependant, l'assassin n'est pas en prison, derrière des barreaux. Lire. Prendre le parti de la littérature. Ecrire soi-même pour tenter de comprendre".
Résumé : Plus de 8000 exemplaires vendus à ce jour ! Nous recherchons habituellement la plénitude et l'harmonie à partir de nos manques d'amour, de nos vieilles blessures et des conditionnements accumulés au cours d'une vie. Mais comment atteindre un bonheur durable depuis une telle base ? Comment accéder à un contentement profond alors que fermente en nous un passé compliqué et douloureux ? Loin des circonvolutions cérébrales, ce livre nous entraîne au coeur de nos terres intimes et met à nu les mécanismes qui nous ont conduits à nous couper de nous-mêmes et du secret de notre être. Au-delà de toute jonglerie philosophique, ce récit est un témoignage vivant mais aussi un guide lorsque, au bout de toutes nos quêtes, vient le moment de faire face à ce qui vit en nous et de creuser dans l'épaisseur de nos accumulations pour y découvrir ce qui ne meurt pas. Darpan décrit ici ce cheminement avec vérité, puissance et sincérité. Il expose les multiples facettes d'un démantèlement intérieur d'envergure dont l'issue n'est autre que la libération de la souffrance et l'incarnation de notre plénitude.
Je ne veux pas être une mère qui est toujours dans ses livres, je veux être interrompue, je veux pouvoir être dérangée, je ne veux pas qu'un enfant sente qu'il vit dans un ordre inférieur de réalité, que sa vie est contingente. Je veux qu'il se sente souverain, qu'il soit impérieux, qu'il soit insupportable. Je veux que ce soit l' écriture qui ressente les secousses du quotidien, les dérangements, la maladie, les caprices, je veux que l' écriture soit insomniaque, dépassée par la vie, qu'elle en souffre, et qu'on le sente, qu'on se dise : clairement, elle n' arrive pas à gérer, c'est trop pour elle, ça se voit que tout ça est au-dessus de ses forces, qu'elle concilie mal le travail et la famille, toujours en retard, décalée, c'est agaçant, à l'arrache, sur le bord d'une table, entre deux boires ou deux repas, dans un interstice de l'existence, c'est l'écriture qui finit par en souffrir, fatiguée, exténuée, on sent qu'il ne reste pour écrire qu'un zombie, une volonté exsangue, c'est instable, et c'est ça que je veux, qu'on dise que c'est bâclé et, pourtant, qu'on n'arrête pas de lire [...]. Clara Dupuis-Morency.
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.
C'est ici que nous nous retrouvons tous les deux, toi et moi, comme lors de ces lentes promenades sur le Paseo de los Chopos avant que ton coeur n'éclate un midi de printemps il y a plus de vingt ans. De tout cela, père, il y a bien trop d'années, et bien trop de silence. Bien trop.