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La Côte bleue vue par les peintres. De l'Estaque à l'étang de Berre
Darras Claude
GAUSSEN
19,90 €
Épuisé
EAN :9782356980403
Des premiers paysagistes du XVIIIe siècle aux artistes les plus contemporains, la Côte bleue est un paradis pour les peintres. Ce petit territoire allie la sauvagerie primitive des calanques, la mélancolie de l'étang de Berre et la modernité des paysages née de l'industrialisation, de la pétrochimie et de l'aéronautique. Ce contraste et les chocs visuels qui en résultent ont beaucoup inspiré les peintres, à la suite de Cézanne, des fauves et des cubistes L'Estaque a été l'un des laboratoires de l'art moderne. Cet ouvrage très abondamment illustré montre toute la diversité des paysages et la variété des regards portés par les peintres. Il comprend cinq parties: L'Estaque: Monticelli, Cézanne, Braque, Derain, Renoir; Calanques: Friesz, Quilici, Toubon; Martigues: Ziem, Guigou, Richebé, Dufy; Etang de Berre: Seyssaud, Chabaud, Picabia, Stefanini; De Fos à Marignanne: Lebon, Serra, Surian, Nadal, Rabczuk.
De la métropole marseillaise aux grandes Alpes, ce livre retrace l'aventure artistique de Louis Toncini et de sa génération ainsi que les étapes majeures de l'évolution de son oeuvre. Précurseur de la Jeune Peinture marseillaise (1928-1931) avec Simon Auguste et Antoine Serra, Louis Toncini (1907-2002) fonde à Marseille avec ses deux camarades le groupe des Peintres prolétariens (1933-1934) requalifiés Peintres du peuple (1934-1936). Son itinéraire de peintre (et de sculpteur) parcourt huit décennies dont cinquante-cinq ans passés dans un atelier de l'îlot Thiars, sur le quai de Rive-Neuve.
Pendant deux ans, Claude Darras s'est entretenu avec vingt-quatre artistes ayant établi leur atelier dans le Sud méditerranéen pour en connaître l'individualité et son double, l'oeuvre. Porté par un puissant désir de découverte, il a recherché les traces de l'aventure intérieure de ses interlocuteurs, créateurs français et étrangers issus d'écoles, de courants et de styles différents. Familier des ateliers d'artistes, Maurice Rovellotti a fixé chacun d'eux ainsi que leur oeuvre sur la pellicule. Il signe ici le second volet du portrait sensible de la création contemporaine dans le Sud de la France commencé avec Ateliers du Sud, L'esprit des lieux (Édisud, 2004). Biographie de l'auteur Maître de conférences à l'Université de la Méditerranée (Aix-Marseille II), Claude Darras a dirigé l'enseignement de la presse écrite à l'École de journalisme et de communication de Marseille. Enseignant expert au sein d'un programme Med-Media de la Commission européenne, il a supervisé des sessions de perfectionnement dans les métiers du journalisme en Europe et dans les pays du Maghreb. Journaliste d'agence, critique d'art et littéraire dans la presse magazine et quotidienne, il a écrit plusieurs ouvrages sur la peinture contemporaine et poursuit aujourd'hui une activité éditoriale dans des revues d'art, de lettres et de sciences humaines. Il vit et travaille en Provence. Le photographe Maurice Rovellotti fréquente très tôt les ateliers d'artistes dont il expose les portraits en galerie dès 1985. En 1990, il participe à la monographie du peintre expressionniste marseillais Guy Toubon réalisée par l'historien d'art André Alauzen. Il prend part à l'ouvrage de Claude Darras, Toubon, Années Quatre-vingt-dix (Berlioz, CGNR / Coloriage 2001). En 2003, il publie Gens de chez moi, recueil photographique de personnages vivant à Saint-Chamas, village des rives de l'étang de Berre où il réside. Il a illustré les deux volumes Ateliers du Sud de Claude Darras (L'esprit des lieux, Edisud 2004, L'Aventure intérieure, Gaussen 2008). Psychologue de formation, Marthe Kalifa a réalisé l'oeuvre qui illustre la couverture de ce livre. Elle poursuit des recherches dans le double domaine de la peinture et de la photographie après avoir pratiqué divers modes d'expression artistique. Elle vit et travaille à Montpellier depuis une vingtaine d'années
La triple idée d'indépendance, de musique et de métamorphose semble commander le destin exceptionnel de Zhou Shichao. Né en1965 à Qingdao (Shandong), le peintre chinois rejette très tôt la dictature du sujet et les conventions de l'Académie. Devenu professeur à l'université de Jinan (Shandong), il expose à Pékin, Shanghai et Hong Kong entre 1998 et 2000, puis à Marseille en 2010. Dans ses gouaches comme dans ses huiles, il divise la matière, disloque la lumière du prisme et fait éclater les couleurs. À l'image des compositeurs qui pratiquent toutes les formes de la fragmentation, du morcellement, de la décomposition des sons et des timbres, il restitue sur la toile de lin ou le vergé du papier les sensations subtiles de coups de foudre et les impressions fugitives de visions prophétiques, portées à leur maximum d'intensité par une imagination souveraine. La puissance du souffle ancestral qui le porte est issue des profondeurs d'une civilisation millénaire : antiques épigraphes gravées sur la maison natale de Confucius, peintures rupestres des grottes bouddhiques de Mogao à Dunhuang, contes des preux chevaliers des wuxia qui enchantent les écoliers de l'empire du Milieu depuis la fin du XIXe siècle. L'ouvrage, bilingue français-anglais, a été rédigé par Claude Darras à partir de ses rencontres avec des professeurs, des amis, des collègues et des familiers de Zhou Shichao. Il dresse ainsi un portrait complet de l'artiste, illustré de très nombreuses oeuvres rassemblées par périodes, des croquis d'écolier aux peintures entrées dans la collection de l'État chinois.
Résumé : Lisbeth est le deuxième roman de Louis-Paul Guigues, publié chez Gallimard en 1953. Dans un étrange ballet, plein de douceur et de dureté à la fois, deux êtres se mesurent l'un à l'autre, l'un contre l'autre : un homme et une fillette, Lisbeth. L'homme fut l'amant de la mère de Lisbeth. Cet homme, assoiffé d'un amour qu'il ne trouve pas, ne parviendra jamais ni à remplacer le père, ni même à devenir l'ami de la petite fille, fuyante et mystérieuse. Le narrateur, qui recherche "une langue à jamais perdue", celle de la lumière, est comme aimanté par une petite fée nocturne. C'est un roman poétique et nostalgique, qui questionne la création, la mort et l'amour.
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.
Né en 1977, Vincent Piednoir prépare actuellement une thèse de doctorat sur la vie et l uvre d Emil Cioran, sous la direction de Jacques Le Rider (EPHE). Il a co-dirigé le Cahier Cioran (Éditions de L Herne, 2009) avec Laurence Tacou. Viennent de paraître chez L Herne: E. Cioran - A. Guerne, Lettres 1961-1978 (éd. établie et annotée par V. Piednoir); Cioran, Bréviaire des vaincus II (trad. du roumain par Gina Puica et V. Piednoir)
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.
Laurence GUELLEC est maître de conférences en littérature française à l'Université Paris Descartes, membre junior de l'Institut universitaire de France et chercheur dans l'équipe « Écritures de la modernité, littérature et sciences humaines ». http://www.ecritures-modernite.eu/?p=1482 Françoise HACHE-BISSETTE est maître de conférences habilitée en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Descartes et chercheur au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. h t tp://www. ch c s c. u v s q. f r/mme-hache- b i s s e t tefrancoise- 103827.kjsp?RH=1295347254226