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Vivre à Paris pendant la Grande Guerre
Darmon Pierre
PLURIEL
11,45 €
Épuisé
EAN :9782012791404
Présentant un tableau fort complet de la vie à Paris pendant la Première Guerre mondiale, cet ouvrage souligne les contradictions d'une capitale qui passe de la mobilisation patriotique à une fièvre de plaisirs destinée à faire oublier la guerre. Cette légèreté cristallisera bientôt l'image de l'insouciance de l'arrière. Mais la réalité est tout autre: angoisse pour les mobilisés, bombardements, travail des femmes, misère, maladies (tuberculose, syphilis), difficultés de ravitaillement, froid. Dans cette atmosphère crépusculaire, de sourdes haines traversent les esprits: haine de l'embusqué ou supposé tel, haine de l'étranger, haine de l'homme politique, haine du militaire envers le civil. D'une plume alerte, l'auteur décrit le quotidien des Parisiens, mais remet aussi en perspective les grands événements qui scandent le déroulement de la guerre, en soulignant leur impact psychologique et matériel sur le pays tout entierUne contribution majeure à l'historiographie de la Grande Guerre Biographie de l'auteur Historien, Pierre Darmon est directeur de recherches au CNRS. Il est notamment l'auteur, en collection "Pluriel", du Médecin parisien en 1900 (2003)
Résumé : En 1674, le micrographe hollandais Leewenhoeck découvre qu'une goutte d'eau de pluie grouille d'animalcules. Ainsi commence, fort modestement, la saga des microbes. Longtemps les micro-organismes resteront des êtres marginaux indignes de l'attention des grands savants, et c'est dans les salons et les cabinets d'amateurs que le microscope trouvera d'abord refuge, bien que les premières théories microbiennes des maladies infectieuses aient été imaginées dès le XVIIe siècle. A partir de 1880, la révolution pasteurienne submerge tout. Enfin démasqués, les germes pathogènes se heurtent à l'arsenal des vaccins et des sérums. L'ancienne hygiène hippocratique, fondée sur les apparences et plus dangereuse que bienfaisante, s'efface derrière la nouvelle hygiène antimicrobienne qui s'attaque enfin aux sources vives de la maladie infectieuse. La purification des eaux potables, des eaux-vannes et de l'air, la lutte contre cette pollution microbienne qui tue les êtres par millions en sont les enjeux. Elles réforment les habitudes, remodèlent le paysage. C'est cette histoire que Pierre Darmon retrace pour la première fois dans sa totalité. A travers le récit des découvertes scientifiques et de toutes les maladies infectieuses, depuis la peste jusqu'aux maladies de la vache folle et du légionnaire, son livre brosse un tableau des hommes de la microbiologie, de la société et de la vie quotidienne.
A la fin du XIXe siècle - conséquence directe de la révolution industrielle -, la pollution s'attaque aux hommes, aux animaux, aux paysages. Pour lutter contre la suffocation, les vapeurs d'acide sulfurique, les pneumocoques, le bacille de Koch et autres microbes, les médecins hygiénistes inventent la microbiologie et promeuvent de grands travaux d'hygiène publique. Leur combat porte alors sur trois fronts : l'air, l'eau et les vecteurs microbiens. Ils seront les premiers écologistes ! Aujourd'hui, la pollution qui nous menace est autre. Moins spectaculaire, elle est peut-être plus dangereuse. La perception de ses effets n'est pas immédiate. Dans sa dimension planétaire, elle émousse les angoisses, frappe dans le long terme, dilue les responsabilités. Et pourtant elle s'inscrit dans le sillage de l'ancienne, les réponses apportées à celle-ci - ironie du sort ! - exacerbant parfois celle-là. C'est dire si la connaissance de la pollution microbienne du passé doit nous inciter à regarder les problèmes de notre planète d'un oeil plus lucide, à plus forte raison après la crise sanitaire mondiale due à la covid-19.
Résumé : À peine remise des secousses de la déclaration de guerre et de la mobilisation, Paris se remet à vivre, offrant parfois, au long de la Grande Guerre, un spectacle déconcertant. Les boulevards s'égayent, les terrasses des cafés et les théâtres affichent complet. Aux portes des cinémas, les files d'attente battent des records. De la chronique mondaine surgissent de mémorables actions d'éclat : le " scandale des gorges nues " lors de la réouverture de l'Opéra ou les excès qui accompagnent la première de Parade, exécuté au Châtelet par les Ballets russes. Dans les cercles, l'audace des joueurs ne connaît plus de bornes, certains enjeux pouvant atteindre, en une seule soirée, la somme de cent, deux cents, trois cent mille francs. Ce que gagne une couturière en trois siècles ! Au bois de Boulogne, le soir venu, le " sentier " dit " de la Vertu " serait le théâtre de mémorables orgies et, d'une façon générale, les Parisiennes se laisseraient séduire par des dérives dignes du Directoire. Derrière cette tapageuse vitrine se cachent tristesse et misère. Dans le silence des logis, les familles se meurent d'angoisse et, les restrictions aidant, les plus pauvres sont bientôt tenaillés par la faim. Une majorité de femmes travaillent en usine où les cadences de travail deviennent infernales. La prostitution clandestine prolifère, la syphilis et la tuberculose guettent. En l'absence de charbon, les morsures de l'hiver deviennent insupportables. Dans cette atmosphère crépusculaire, de sourdes haines travaillent les esprits : haine de l'embusqué ou supposé tel, haine de l'étranger, haine de l'homme politique, haine du militaire envers le civil. À partir des archives de la Préfecture de police et du Val-de-Grâce, de sources journalistiques et de chroniques d'époque, Pierre Darmon, historien et directeur de recherches au CNRS (Centre Roland-Mousnier), reconstitue le climat d'une capitale qui résume, en les exacerbant, les problèmes et les passions de la France entière.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
La Révolution française n'a pas duré dix ans, mais un siècle : c'est autour de cette idée novatrice qu'est bâtie cette magistrale synthèse en deux volets (1770-1814 et 1814-1880)et due à l'un des plus éminents spécialistes du sujet. Le premier tome s'attache à décrire et expliquer le séisme qui fit s'effondrer l'Ancien Régime. Le second tome fait de son onde de choc le moteur de toute la vie politique de la France du XIXe siècle qui n'en finit pas de "terminer la Révolution". Seule la victoire des républicains sur les monarchistes à la fin des années 1870 a donné à la France un régime conforme aux principes de 1789. Dans un style limpide, la complexité de l'événement et ses conséquences ultimes sont déroulées sur la longue durée, au fil d'un essai mêlant récit haletant des faits, portraits vivants des personnages-clés et analyse rigoureuse. D'accès aisé, cet ouvrage stimulant permet de mieux saisir la portée de cette rupture fondatrice, car comprendre la Révolution, c'est aussi comprendre les héritages de la France d'aujourd'hui. --Thomas Ferrier
Venus de Valence, les Borgia sont devenus à partir de 1450 et pour un siècle les maîtres de Rome et, au-delà, l'une des familles les plus influentes de la chrétienté. A l'occasion de la prestigieuse saga diffusée par Canal +, voici la vraie histoire des Borgia. On y croise le pape Alexandre VI, qui achète son élection à grand prix, peuple le Vatican de cardinaux immoraux, de courtisanes et d'enfants naturels - l'inquiétant César et la belle Lucrèce. De l'habile évêque Alonso, vainqueur du Grand Schisme, à saint François, petit-fils du pape scandaleux, la chaîne est longue et variée de ces .personnalités hors du commun dont Ivan Cloulas saisit la dimension historique.
La reconstruction, le déplacement forcé de populations, la mémoire de l'Holocauste et du communisme, la guerre froide ont marqué l'Europe de l'après-guerre. L'historien décrit les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles, à l'échelle du continent ou du pays, dans l'Europe de la seconde moitié du XXe siècle.