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Un siècle de passions algériennes. Une histoire de l'Algérie coloniale (1830-1940)
Darmon Pierre
FAYARD
36,45 €
Épuisé
EAN :9782213643809
Lorsque les Français débarquent à Sidi-Ferruch, en 1830, ils sont loin de se douter que cette terre inconnue à l'assaut de laquelle ils s'élancent va soulever des tourbillons de passions et devenir, 130 ans durant, l'un des enjeux majeurs de la politique nationale. Et d'abord, que faire d'un pays conquis sur un coup de tête et de dés? D'un pays où, jusqu'en 1850, la maladie et les guerres dévorent des milliers d'hommes? Il faut attendre 1870 pour que la formule "l'Algérie c'est la France" s'impose avec force. Les passions françaises y trouvent dès lors un écho exacerbé. Les Français y seront plus français que ceux de métropole, plus patriotes, plus généreux de leur sang ou, le cas échéant, plus antisémites qu'eux. Quant aux Arabo-Berbères, ils ont longtemps attendu, dans un silence brisé par des révoltes sporadiques. On les considérait comme de "grands enfants" assoupis, dominés par le fatalisme et incapables de "s'en sortir" à l'écart de la "mission civilisatrice" de la France. En 1954, le réveil n'en sera que plus brutal. Mais dès 1940, l'Algérie française est morte. Un pays vaincu ne peut plus être une puissance coloniale dans un monde balayé par un mouvement général d'émancipation. Pierre Darmon a croisé les sources, multiplié les points de vue, allié l'analyse de fond économique et sociale au déroulement des événements et au récit des hommes et de la vie quotidienne avec ses bruits, ses couleurs et son atmosphère si particulière. Au fil des pages se dessinent ainsi tous les aspects d'une Algérie ardente et violente, injuste et séduisante, déchirée par les passions mais porteuse d'espérance, de mythes et d'amour.
C'est à travers quelques schémas réducteurs que Louis Pasteur (1822-1895) a fait son entrée dans la mémoire collective. Pour la plupart il est le vainqueur de la rage, et cette idée, associée au cliché de la vaccination du petit Joseph Meister, a fini par faire oublier le caractère universel de son oeuvre. En étudiant la structure interne de l'acide paratartrique, Pasteur fonde la stéréochimie. En mettant en évidence la dissémination des germes dans l'air, il jette les bases de la microbiologie. En s'attaquant avec succès aux maladies du vin et du ver à soie, en jugulant le charbon et le rouget du porc qui décimaient les troupeaux, il sauve de la misère des millions d'agriculteurs et d'éleveurs. En mettant au point de nouveaux procédés de fabrication du vinaigre et de la bière, il fait la fortune des industriels. En découvrant les propriétés prophylactiques d'une culture microbienne vieillie, il invente la vaccination expérimentale qui consacrera l'effondrement de la mortalité infectieuse. Au-delà de l'oeuvre scientifique de Pasteur, ce livre retrace les aspects les moins connus de la personnalité du savant : l'administrateur et le politicien maladroits, le gestionnaire intransigeant, le polémiste passionné, le patriote exacerbé, l'humaniste et le père de famille attendris révèlent la force de caractère mais aussi les faiblesses et la fragilité d'un homme trop souvent peint aux couleurs du pompiérisme.
Résumé : À peine remise des secousses de la déclaration de guerre et de la mobilisation, Paris se remet à vivre, offrant parfois, au long de la Grande Guerre, un spectacle déconcertant. Les boulevards s'égayent, les terrasses des cafés et les théâtres affichent complet. Aux portes des cinémas, les files d'attente battent des records. De la chronique mondaine surgissent de mémorables actions d'éclat : le " scandale des gorges nues " lors de la réouverture de l'Opéra ou les excès qui accompagnent la première de Parade, exécuté au Châtelet par les Ballets russes. Dans les cercles, l'audace des joueurs ne connaît plus de bornes, certains enjeux pouvant atteindre, en une seule soirée, la somme de cent, deux cents, trois cent mille francs. Ce que gagne une couturière en trois siècles ! Au bois de Boulogne, le soir venu, le " sentier " dit " de la Vertu " serait le théâtre de mémorables orgies et, d'une façon générale, les Parisiennes se laisseraient séduire par des dérives dignes du Directoire. Derrière cette tapageuse vitrine se cachent tristesse et misère. Dans le silence des logis, les familles se meurent d'angoisse et, les restrictions aidant, les plus pauvres sont bientôt tenaillés par la faim. Une majorité de femmes travaillent en usine où les cadences de travail deviennent infernales. La prostitution clandestine prolifère, la syphilis et la tuberculose guettent. En l'absence de charbon, les morsures de l'hiver deviennent insupportables. Dans cette atmosphère crépusculaire, de sourdes haines travaillent les esprits : haine de l'embusqué ou supposé tel, haine de l'étranger, haine de l'homme politique, haine du militaire envers le civil. À partir des archives de la Préfecture de police et du Val-de-Grâce, de sources journalistiques et de chroniques d'époque, Pierre Darmon, historien et directeur de recherches au CNRS (Centre Roland-Mousnier), reconstitue le climat d'une capitale qui résume, en les exacerbant, les problèmes et les passions de la France entière.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.