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Saddam Hussein, maître des mots. Du langage de la tyrannie à la tyrannie du langage
Darle Pierre ; Bozarslan Hamit
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782747552103
Ce livre écrit en Irak est un des premiers témoignages " de l'intérieur " sur ce pays longtemps opaque aux observateurs extérieurs. Le régime de Saddam Hussein, en effet, n'a peut-être jamais été aussi méconnu qu'à l'instant de sa chute. Celle-ci ouvre justement une période d'incertitudes qu'il ne sera pas facile d'appréhender sans mieux comprendre ce régime dont l'héritage restera longtemps déterminant. Alors que s'élèvent déjà en Irak une multitude de voix discordantes, ce livre s'attache justement à montrer comment Saddam Hussein a savamment cloisonné la population irakienne en communautés de représentations isolées, réduites à n'entretenir de rapports qu'avec le pouvoir central. En cantonnant la communication à des sous-univers fragmentaires, Saddam Hussein a régné par le langage autant que par la répression. Ainsi, il s'est imposé peu à peu comme l'unique horizon d'une population invisible à elle-même. Ce livre, traitant de la circulation de l'information sous l'ancien régime et des conditions de production des discours porteurs de sens, analyse les obstacles à l'émergence d'un imaginaire collectif en Irak, imaginaire collectif dont l'absence est un formidable défi à la " reconstruction ", par les Irakiens, d'un avenir commun.
L'objet de cet ouvrage s'est construit en particulier à partir de l'observation de relations au sein d'équipes d'employés ou de groupes d'agriculteurs voisins. Ces relations, qui sont trop souvent décrites sous les seuls aspects des conflits, sont conçues par Jean-Pierre Darré principalement sous l'aspect du mouvement des idées et de leur production. L'auteur montre ainsi que l'idée commune selon laquelle les gens intelligents sont peu nombreux et se libèrent de la pression obscurantiste de la masse, ne tient pas devant des études sérieuses. Il a expérimenté aussi des moyens pour aider les sans-grades à exercer leur intelligence collective.
La division de la société entre ceux qui pensent et ceux qui exécutent a été généralement associée, jusqu'à une période récente, à l'exploitation capitaliste. Elle en est aujourd'hui dissociée, ce qui ouvre un nouveau champ de réflexion, celui des rapports entre militants ou dirigeants d'organisations et leurs publics, où toute une tradition a établi ce paradoxe de gens visant le progrès d'émancipation d'un côté et entretenant une dépendance à l'égard de leur pensée et de leurs projets d'action de l'autre. C'est à cet aspect de la division du travail et de son dépérissement sous le nom d'émancipation qu'est consacré l'ouvrage de Jean-Pierre Darré. Son but n'est pas de dénoncer, au risque de décourager, mais de proposer, aux dominants involontaires comme à ceux que, pour le moment, ils dominent, des moyens d'agir autrement. A partir d'une réflexion nourrie d'observations et d'expériences avec des agriculteurs et des salariés, Jean-Pierre Darré décrit et démonte les façons de concevoir les choses qui font obstacle à la conduite de tels changements. et propose des alternatives.
Comment l'ADN peut-il nous aider à remonter à la rencontre de nos ancêtres, proches ou lointains parents ? Que permet-il de plus que la paléontologie ou l'archéologie ? Que nous livre-t-il de la grande et de la petite histoire de l'humanité ? Mais que penser de l'intérêt croissant pour la biologisation de nos origines et des sociétés qui "vendent" des ancêtres à partir d'échantillons d'ADN ? Cela ne va-t-il pas à l'encontre d'une vision plus "métissée" de l'humanité ?
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.