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L'argent immoral et les profiteurs de guerre à l'époque contemporaine (1870-1945)
Dard Olivier ; Engels Jens Ivo ; Monier Frédéric
P.I.E. P. LANG
50,15 €
Épuisé
EAN :9782807616646
Soucieux d'une chronologie large (1870-1945) comme d'une perspective européenne (Allemagne, Espagne, France, Italie, Norvège) et partiellement transatlantique (Canada) ce volume réunissant 16 contributions de chercheuses et chercheurs est issu d'un colloque international tenu en 2018 à la Maison de la recherche de Sorbonne Université. L'ouvrage se concentre sur les accusations de corruption lancées contre les entreprises ayant réalisé des profits élevés en temps de guerre ou de sorties de guerre. Temps forts historiques, les guerres posent aussi à l'ère des masses la question des normes publiques. Tandis que la contradiction potentielle entre gains individuels et intérêt collectif est exacerbée, des sacrifices considérables sont accomplis au nom du salut national et le patriotisme est exigé de chacun. Dans le même temps, une dynamique économique particulière voit le jour sur fond de décisions prises dans un temps accéléré, de dépenses publiques en forte hausse et d'injection d'importantes sommes d'argent dans le système. Ainsi, des gains élevés, peuvent être réalisés à faible coût dans le secteur des fournitures aux armées où les réseaux d'influence déployés pour obtenir ces marchés sont déterminants. Au sortir des guerres, et surtout après les guerres perdues, les marges bénéficiaires et les gains spéculatifs des profiteurs de guerre paraissent scandaleux aux yeux d'une majorité. Un argent d'autant plus "immoral" qu'ils a pu être gagné sur fond de pénuries et que le volume aborde en trois temps : S'enrichir en guerre, s'enrichir après-guerre : pratiques et acteurs ; Les profiteurs, des traîtres ? Dénonciations, indignations, révoltes ; Enquêter, confisquer, punir : les régulations.
Pour la première fois, un des principaux responsables de l'OAS a confié à un historien l'ensemble de ses archives qui sont celles de l'état-major de l'OAS-Algérie, en particulier les échanges de courriers et de nombreux rapports émanant de l'OAS, ainsi que des copies de documents officiels. L'exploitation de ces archives permet de suivre, au quotidien, la vie de cette organisation clandestine et terroriste du putsch d'Alger (avril 1961) à l'indépendance de l'Algérie (juillet 1962). Pour la première fois, il est donc possible de répondre clairement à des questions aussi fondamentales que: qui commande l'OAS? Est-elle une organisation fasciste? Comment est-elle financée? Comment s'organise sa propagande? Quels sont ses moyens de lutte, ses méthodes et leurs résultats? Quel est son poids dans l'opinion? L'ouvrage remet en outre en perspective la situation de l'OAS alors que la guerre d'Algérie s'achève. Le face-à-face entre l'OAS et l'Etat est saisissant. Les archives éclairent notamment, sur fond de négociation des accords d'Evian, le choix et la mise en oeuvre de la politique de la « terre brûlée ». Du côté musulman, l'OAS cherche des relais,en particulier du côté du MNA et du FLN, avec lequel elle signe l'« accord » du printemps 1962. L'OAS ne s'est jamais remise de son échec en Algérie. Son effondrement là-bas ne signifiepas sa disparition immédiate et l'ouvrage en retrace les postérités, de l'attentat du Petit-Clamart à la montée du Front national (dont certains responsables sont issus de ses rangs), en passant par l'amnistie des généraux putschistes par François Mitterrand.
Résumé : Troisième et dernier volume d'une série consacrée à l'étude des coulisses du politique à l'époque contemporaine, ce livre collectif s'attache à traiter sur un mode universitaire des scandales et de la corruption, objets politiques aujourd'hui particulièrement sensibles et polémiques dans nos sociétés. Si les contributeurs français et étrangers réunis viennent de spécialités différentes, l'approche choisie se veut résolument constructiviste, historique et comparatiste. Il s'agit en effet, après en avoir questionné les fondements, de poser les jalons d'une histoire de la corruption et de ses pratiques à l'échelle internationale, et singulièrement européenne, du début du XIXe siècle à nos jours. Si les cas français et allemands sont privilégiés, d'autres aires géographiques, de l'Europe latine aux Amériques, font également l'objet d'une attention soutenue. En mettant l'accent sur des moments et des territoires variés, l'ouvrage ambitionne de saisir la constitution de la corruption en question politique et en objet de débats publics. Il s'agit de comprendre ces processus de médiatisation en prêtant attention à la pluralité des acteurs, à la diversité des lieux et des moments, pour mieux saisir la genèse et les évolutions des scandales contemporains, échos de nos interrogations sur les formes du bon gouvernement et sur la morale publique.
Résumé : C'est en 1941 que la France entend parler pour la première fois de la synarchie. Par le biais de technocrates acquis à sa cause, cette société secrète manipulerait les dirigeants du pays, au premier rang desquels Pétain et Darlan, tout comme ceux des autres grandes puissances du monde occidental. Après la guerre, la synarchie sera encore accusée d'avoir infiltré la Résistance et, à partir des années cinquante, d'agir par le groupe de Bilderberg et la Trilatérale... Olivier Dard révèle comment ce fantasme d'un complot permanent est en fait né à la fin du XIXe siècle dans le milieu des sciences occultes, et n'a jamais véritablement disparu. L'histoire fascinante et méconnue d'un mythe intemporel dont l'argent, le pouvoir et la politique sont à la fois les ressorts et les enjeux.
Comment produire aujourd'hui une biographie de Maurras ? Les récents événements autour des commémorations nationales ont montré si besoin était que cette figure suscitait encore de virulentes polémiques. Olivier Dard propose dans son ouvrage de retracer le parcours d'un homme qui incarne l'hostilité sans faille au régime républicain, à ses fondements philosophiques, ses institutions et ses élites. Monarchiste,fer de lance de l'antidreyfusisme, de la défense du maréchal Pétain et de l'antisémitisme, il a laissé son nom à l'adjectif " maurrassien " revendiqué par la droite nationaliste, xénophobe et anti-républicaine. Un livre indispensable pour replacer dans son époque ce " nationaliste intégral ".
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.