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Cahier de l'APPCF - Bruxelles N° 1 : Clinique du lien dans la famille et le groupe
Darchis Elisabeth ; Vermeylen Martine
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782343192437
A l'écoute du sujet et du lien, cet ouvrage montre que le soin du groupe en son entier, notamment la famille, intéresse aussi les psychanalystes. Déjà l'histoire de la famille de Freud nous éclaire sur des aveuglements qui parfois perdurent en psychanalyse. On se rappelle aussi l'apport de D.W. Winnicott, qui ouvre le champ d'une écoute intersubjective dans un dispositif d'entretien familial. A l'écoute d'un indicible ancestral, une pratique traditionnelle de guérisseurs sénégalais nous enseigne également sur l'organisation des liens familiaux et sociétaux. Enfin, une TFP, s'appuyant sur l'interfantasmatisation pour soigner la famille, nous montre comment le cadre de la cure familiale est un soin opérant. Ce premier Cahier de l'APPCF (Association pour la Psychothérapie Psychanalytique de Couple et de Famille) reprend plusieurs interventions d'un cycle de conférences à Bruxelles, en s'inscrivant dans l'approche psychanalytique groupale et familiale.
Résumé : Comment les aider à mieux vivre ensemble ? La relation fraternelle est centrale dans la vie de l'enfant. Elle est la plus longue de sa vie et va lui apprendre à s'ouvrir aux autres. Ce livre aidera les parents à trouver les mots pour soutenir l'identité de chaque enfant, au gré des transformations de la famille et des questions essentielles et très concrètes qu'elles posent : " A quel moment de la grossesse en faire l'annonce à l'enfant ? " " La jalousie est-elle un sentiment inévitable ? " " Mes enfants se disputent beaucoup. Est-ce une bonne chose d'intervenir ? " " Dois-je traiter tout le monde sur le même plan ? " " Est-il normal pour un parent de se sentir plus ou moins à l'aise avec un enfant selon son sexe ou sa place dans la fratrie ? "
Résumé : Pour avoir confiance en soi et trouver son propre chemin il faut avoir grandi dans une famille sécurisante et valorisante. Cependant, il arrive que la famille ne permette pas cette croissance et enferme sans s'en rendre compte l'enfant dans un sentiment de dette ou dans un conflit de loyauté qui l'empêchent de s'épanouir. Devenus adultes nous en souffrons (névroses, maladies, dépression...) et ne nous sentons pas libres de faire nos propres choix. A l'aide de nombreux cas, cet ouvrage explique comment se libérer des chaînes de la loyauté et accepter de décevoir ceux que nous aimons pour vivre notre vie.
Cet ouvrage sur les thèmes des influences psychiques générationnelles et sur la transmission active, réciproque et à contre-courant, ouvre des voies originales de réflexion à partir des travaux de Nicolas Abraham et de Maria Torok. Les nouvelles lectures sur Freud dans les cas du petit Hans et de Dora donnent un regard inédit sur cette transmission psychique d'un inconscient à l'autre, d'une génération à l'autre... Les traumatismes, les secrets, les hontes ou les deuils non faits, traversent les générations induisant des hantises, des phobies, témoins du travail du fantôme dans l'inconscient du sujet.
Dès que l'on tente de définir le mal ou d'en expliquer les causes, il s'évanouit. Il échappe à notre entendement, à notre raison ; restent les déchirures qu'il provoque. En psychopathologie, ce sont les dommages et souffrances prodigués à soi, à autrui ou aux autres ; les traumatismes chez les victimes ont le choix entre survie ou mélancolie, psychose, trouble psychosomatique... Non moindres sont les désastres qui frappent le peuple ou la cité : faits divers, attentats, guerres... C'est dire que " l'esprit du mal " sévit chaque jour sous les yeux et dans la chair des vivants, dans les mémoires collectives et les héritages psychiques. Peut-on en comprendre certaines déterminations ? Ce thème a fait l'objet de conférences et de débats philosophiques, psychanalytiques, anthropo- logiques, politiques, lors des journées scientifiques de l'Association européenne Nicolas Abraham et Maria Torok (AENAMT) en mars et octobre 2017. Ces études ne prétendent pas apporter toutes les réponses que le mal appelle ; si tant est qu'elles existent. Elles débouchent bien au-delà, notamment dans l'éclairage psychanalytique de l'approche cryptique et fantomatologique de N. Abraham et M. Torok. Sans apaiser les inquiétudes que suscite le mal, ces diverses recherches espèrent fournir au lecteur concerné des pistes qui nourriront et enrichiront sa réflexion.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.