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Candida ou jours paisibles à Marrakech
Daoud Zakya
DU SIROCCO
19,00 €
Épuisé
EAN :9789920609159
Candida, "suisso-franco-marocaine" , après avoir mené une carrière sans grand succès et "roulé sa bosse" , décide de venir à Marrakech, où elle a de bons amis, en vue de s'y installer peut-être. Après des premiers jours enchanteurs, elle est vite confrontée à la découverte d'une société dont elle ne comprend pas toujours les ressorts. Les apprentissages de Candida sont l'occasion de passionnantes, profondes et vives discussions sur tous les aspects de la société marocaine. Ne tient-elle pas son prénom, "bizarre" , de l'amour immodéré de sa mère pour le Candide de Voltaire ? A travers ses personnages, l'auteure, en fine observatrice, nous invite à une réflexion, sans complaisance mais constructive, sur des sujets essentiels et aux enjeux majeurs pour l'avenir.
Résumé : Ce livre est l'histoire d'une revue engagée, " Lamalif ", publiée au Maroc au c?ur des "années de plomb" (1958-1988). Mais c'est aussi le récit vivant du cheminement des hommes et des femmes qui ont porté les idées "post-indépendance" dans un pays du Maghreb, durant les années tendues de la guerre froide : recherche d'un socialisme à visage humain, tiers-mondisme, non-alignement, construction maghrébine. Zakya Daoud, cofondatrice de la revue, restitue les interrogations qui traversaient l'époque: comment transformer l'indépendance politique en indépendance économique et en mieux-être social? Comment modifier les rapports politiques? Comment faire émerger une culture spécifique et opérer le passage de la tradition à la modernité? Chronique des rapports tumultueux entre les médias et les pouvoirs, l'ouvrage se penche sur la façon dont les intellectuels peuvent imposer leurs idées: Comment penser une société? Sous quelles influences se transforme-t-elle? Quel est le rôle des médias dans ces transformations? Comment les rapports humains sont-ils marqués et pervertis par les évènements politiques? Au Maroc, dans les années soixante, deux visions de l'avenir se combattent: de crises politiques en émeutes populaires et en coups d'états militaires, une de ces visions, appuyée sur l'ordre, le conservatisme et la tradition, l'emporte sur l'autre, qui cependant ne cesse de résister. La revue " Lamalif " s'efforce d'accompagner, de comprendre cette évolution, de déceler les permanences sous l'éphémère, pour tenter de dépasser le désespoir et d'engager l'avenir. Elle est le miroir des vécus, des interrogations, des doutes des intellectuels lors de cette période capitale. Elle devient par là même un des socles qui, plus tard, donnera naissance au "nouveau Maroc". Celui-ci émerge lentement des transformations sociales, économiques et politiques et surtout des inévitables pressions internationales. Mais c'est lorsque certaines des idées défendues par " Lamalif " vont finir par prévaloir que la revue est paradoxalement contrainte à la disparition. Phénomène triste et banal: il ne faut pas que ceux qui ont porté les idées nouvelles puissent être en mesure d'en tirer avantage, il faut les rayer de la mémoire. Au-delà de la chronique d'une expérience humaine, de la vie d'un groupe d'individus habités par un même idéal, de la trajectoire d'une revue engagée, de l'étude d'un cas politique exemplaire, ce livre se veut le témoin et l'archive d'une résistance intellectuelle.
Résumé : Réformer en profondeur et durablement le monde arabo-musulman souffrant d'un retard face aux menaces européennes. Tel est le pari relevé par Atatürk, Nasser et Bourguiba. Mustafa Kemal sauve la Turquie de la dislocation ; Nasser hisse l'Egypte au rang de leader du tiers monde, et Bourguiba apporte à la Tunisie un renouveau majeur. Mais qu'en reste-t-il ? Pourquoi cet imposant ensemble, fort de ses 1,2 milliard d'habitants, de ses matières premières et de son potentiel économique, n'a-t-il pas réussi son aggiornamento ? Si les réformateurs musulmans se sont inspirés de l'Europe des Lumières tout en restituant la pureté doctrinale de l'islam originel, une nouvelle configuration internationale s'est progressivement mise en place, mal appréhendée par les populations. Malgré les espoirs récents soulevés par les Printemps arabes, force est de constater la succession ininterrompue de drames, notamment depuis 1945 : les blocages sociaux, l'enjeu pétrolier, la présence obsédante d'Israël, le sort de la Palestine, le poids des bureaucraties, les pouvoirs corrompus, l'autoritarisme féroce, enfin les échecs militaires, surtout en 1967. L'auteur, proche témoin de ces bouleversements, tente d'apporter différentes explications - qui se conjuguent plus qu'elles ne s'imposent - afin de répondre à la question cruciale : quel avenir pour les sociétés arabes ?
Résumé : " Ce mort aura la vie longue, ce mort aura le dernier mot ", écrivait Daniel Guérin à propos du leader de l'opposition marocaine, enlevé le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris. A l'heure où " l'affaire Ben Barka " connaît de nouveaux prolongements, le caractère prophétique de ce jugement résonne avec une acuité nouvelle. Trente après sa disparition, ce livre est la première biographie que l'on consacre à un homme dont la mort a paradoxalement occulté la vie : son enfance modeste dans la médina de Rabat, sa famille, ses dons intellectuels hors du commun qui auraient pu en faire l'un des mathématiciens de sa génération. Son combat, dès l'âge de quatorze ans, en faveur de l'indépendance marocaine, puis ses rapports conflictuels avec la monarchie en sa qualité de chef de file de l'opposition ; sans oublier son inépuisable ardeur de " commis voyageur de la révolution " au service de l'émancipation des peuples du tiers-monde, aspect essentiel et mal connu d'une fulgurante carrière qui excéda de loin le cadre de la politique intérieure marocaine. Au-delà, les auteurs s'attachent à décrire l'étonnante personnalité de celui qui fut taxé d'" ennemi public numéro un ", adulé par la jeunesse de son pays, à la fois tribun charismatique et fin lettré, calculateur et naïf, le côté gavroche de cet éternel étudiant, qui dormait peu et travaillait sans cesse, le côté tyrannique de cet homme d'appareil dépourvu d'appareil. Le combattant engagé, reçu par tous les chefs d'Etat, le politique précautionneux, l'homme de l'ombre usé par une vie épuisante, l'homme traqué de l'exil. Une multiplicité qui, à elle seule, pouvait tuer. Le destin tragique de Mehdi Ben Barka illustre enfin, le drame vécu par de nombreux leaders tiers-mondistes d'une époque qui se clôt à La Havane en 1966, où les solidarités révolutionnaires finiront, peu à peu, par céder la place à la raison d'Etat.
Kamel Daoud a tenu pendant quinze ans dans Le Quotidien d'Oran la chronique la plus lue d'Algérie, tout en collaborant à divers médias en ligne et en écrivant occasionnellement pour la presse étrangère. Concernant la période 2010-2016, il a ainsi signé près de deux mille textes, dont cent quatre-vingt-deux ont été retenus pour ce recueil. Ce rythme effréné donne son souffle et son esthétique à l'ensemble. Qu'il brocarde l'islam politique ou la déliquescence du régime algérien, qu'il embrasse l'espoir suscité par les révolutions arabes ou qu'il défende la cause des femmes, c'est d'une plume originale, percutante et engagée. Car Kamel Daoud a érigé la chronique en exercice de style, en art de tendre un miroir à ses contemporains tout en s'interrogeant jour après jour, avec ou malgré l'actualité, sur l'homme, les dieux et les libertés.
Les oeuvres d'Elisa Chimenti (1883 Naples - 1969 Tanger) sont rééditées et réunies pour la première fois dans ce volume qui, à l'occasion du 40ème anniversaire de la disparition de cette tangéroise de coeur et « donna mediterranea », veut rendre hommage à ses écrits au bel humanisme.