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Épisodes
Danton Michel
TEMPS IL FAIT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782868536938
Ces Episodes sont des peintures sur papier réunies à l'initiative du musée des beaux-arts de Pau. Une centaine d'oeuvres, inspirées par un dialogue assidu entre lisible et visible, qui témoignent des explorations d'un artiste, menées comme autant de jeux dans l'espace à la fois fertile et inconfortable de nos écritures. Pour la première fois rassemblées, ces séries interrogent la substance des lettres et se nourrissent de l'histoire des signes. Tantôt elles sollicitent des univers graphiques dans lesquels le texte joue un rôle important (tels que la bande dessinée ou le roman-photo) ; tantôt elles recensent les intervalles grotesques que les mots et les lignes laissent entre eux ; ou conjuguent la structure formelle de l'écriture (arcs, échelles, chevrons etc...) ; enivrent la bureaucratique sténographie ; se jouent de l'outil décrié des grapheurs (la bombe de couleur) ; ou enfin répètent une comptée élémentaire jusqu'à la métamorphoser en rythmes colorés. 75 reproductions de peintures.
Un texte manuscrit, déréglé, laisse échapper de la leçon des signes une foule de figures grotesques. Enluminures à l'envers qui sont ourlées de lettres mais exilées du sens. Affranchies, elles rampent, claudiquent vers un autre espace. Elues, mises en couleur, elles constituent une cour des Miracles où de grands écarts font la fête avec de petits riens. De la lettre à l'image, aller ou retour, il n'y qu'un pas. Les mots y perdent leur tête mais y découvrent leurs corps, aux milieux des gestes. L'écriture est une gangue dont Michel Danton libère le paysage intérieur. Des images décoffrées, Corinne Enaudeau dit ici l'inquiétude joueuse, la vaillance, le défi.
Résumé : Pendant longtemps l'homme a cru vivre au centre d'un monde conçu en fonction de lui. Puis, les découvertes scientifiques aidant, ce finalisme naïf a été battu en brèche et finalement bouté hors du champ de la science. Or voici que les connaissances les plus avancées des mécanismes du vivant semblent redonner vie au finalisme. Et c'est cette hypothèse qu'explore en détail le travail novateur de Denton, qui détaille la longue chaîne de coïncidences nécessaires pour que la vie puisse exister et montre que tout se passe comme si ensemble des lois de l'univers étaient coordonnées pour atteindre ce but. Cette conclusion ouvre des perspectives fascinantes. Si la vie est un processus dirigé qui échappe au hasard, elle doit être de même nature partout : Denton avance ainsi que la vie est un programme se déroulant dans un milieu qui semble avoir été idéalement aménagé pour cela.
Les controverses sur l'évolution des êtres vivants qui dominent le débat scientifique en biologie, depuis Lamarck et Cuvier, se sont focalisées sur la théorie darwinienne puis sur sa version la plus moderne, la théorie synthétique de l'évolution. Pendant longtemps, celle-ci a paru susciter un accord presque unanime chez les biologistes. Or, des progrès récents des sciences ont considérablement changé la valeur relative des arguments soutenant cette théorie. Les progrès de la paléontologie conduisent un nombre croissant de savants à rejeter l'hypothèse darwinienne selon laquelle l'évolution se serait accomplie par une lente accumulation de modifications insensibles. Gould a beaucoup fait pour la vision opposée d'une évolution par sauts brusques. Enfin, la biologie moléculaire permet aujourd'hui des raisonnements et des calculs tout à fait inédits. Michael Denton propose ici un examen critique et une discussion impartiale des thèses en présence concernant l'histoire des êtres vivants.
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.