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Dans la tête d'Elton Munk
Vendôme Ralph
MEO
20,00 €
En stock
EAN :9782807005228
- Comment cela ? demanda Lloyd, le prince de l'assurance, qui l'avait immédiatement reçu. On n'hésite pas quand Elton Munk en personne vous demande un entretien. Le bureau de Lloyd était situé en haut d'une tour d'où la vue sur les assurés était panoramique. - Une assurance sur mon intelligence. Si je la perds, vous payez. - Vous êtes sérieux, Elton ? - Très sérieux, Lloyd. L'intelligence est mon outil de travail. Si je la perds je suis foutu. C'est comme le tennisman et son bras, le dessinateur et sa main, la soprano et ses cordes vocales. - Mais qu'est-ce qui vous fait croire que vous risquez de la perdre ? Vous êtes plus brillant que jamais ? ! Si j'en crois ce que je lis, vous êtes au sommet de votre art. - Il ne faut pas croire ce qu'on lit, Lloyd, il ne faut pas voir ce qu'on voit, penser ce qu'on pense. Là est le danger ? ! C'est parce que je commence à entendre ce que tout le monde entend et à penser ce que tout le monde pense que je veux faire assurer mon intelligence. Quand on rejoint la meute, on ne crée plus rien. - Que voulez-vous dire ? - Je veux dire que j'ai peur de devenir con." Elton Munk, un des hommes les plus puissants du monde, maître des technologies nouvelles et de la conquête spatiale, découvre qu'il n'est pas tout à fait insensible aux futilités qui accaparent ses contemporains. La phobie de " devenir con " s'empare de lui et le conduit, avec l'aide d'un psychiatre, dans un inquiétant voyage intérieur pour tenter de comprendre comment le petit Monkey est devenu l'homme qu'il est aujourd'hui. C'est au terme d'un long périple, dans un motel perdu au milieu du désert, que se fera la révélation. Et puisqu'Elton Munk est un personnage d'exception, le dénouement de ce récit ne pourra être que hors norme, en orbite autour de la terre, sous les regards ébahis, admiratifs ou railleurs du monde entier. Rédigé avant que son modèle devienne mégalomane et commence à vraiment faire peur, Dans la tête d'Elton Munk, mélange d'humour et de clairvoyance, anticipe le basculement civilisationnel qui s'effectue sous nos yeux impuissants. Ralph Vendôme est né à Beyrouth et vit à Bruxelles depuis son adolescence. Il avait publié jusqu'ici des nouvelles en revue et en bookleg, ainsi que deux recueils remarqués par la critique, "La théorie du parapluie", qui explore les similitudes entre enfance et vieillesse, et "Dans quel monde on vit", qui oriente le projecteur de manière à créer d'immenses ombres au tableau de la société contemporaine. "Dans la tête d'Elton Munk" est son premier roman.
Résumé : Un chercheur d'origine antillaise travaille secrètement au Japon pour le gouvernement de ce pays. Il manipule les génomes humains et provoque chez des cobayes des cancers de tous types, qu'il doit guérir. Chez certains cobayes, le plus souvent des prisonniers, il fait naître à leur insu des mutations virulentes qui entraînent le plus souvent une mort prématurée. Obsédé par sa recherche, il prend pour cobayes, outre ses habituelles victimes, sa femme et sa fille de neuf ans. L'expérience tourne mal, l'épouse se trouve atteinte d'un cancer et meurt après avoir été rongée par la maladie. A sa fille, atteinte par un autre type de cancer moins virulent, les médecins donnent au maximum deux mois à vivre. Déboussolé, désorienté, dépassé par les événements, le chercheur décide de tout quitter et de retourner en Guyane, où il prévoit de se suicider avec sa fille. Mais avant de mettre fin à leurs jours, il tient à ce que celle-ci puisse vivre son rêve, qui est de piloter un avion. Etant lui-même un pilote chevronné, il survole chaque jour avec elle l'Amazonie en attendant le jour J. Jusqu'au jour où.
Dans quel monde on vit... Une femme révèle à ses enfants qu'une autre vie était possible, sans maternité. Un patron charismatique applique une notion particulière de la logique industrielle. Une jeune fille ne sait plus à quelle morale se vouer, qui sont les bons et qui les méchants. Dans quel monde on vit... Les artistes contemporains reculent plus loin encore les frontières de l'absurde. La dictature est une affaire de famille. Le routier se pend après avoir entraîné son camion sur une pente honteuse. L'ange d'affaires retourne sa veste côté démon. Dans quel monde on vit n'est pas une question, c'est un constat. Ces onze nouvelles orientent le projecteur de manière à créer d'immenses ombres au tableau. Ralph Vendôme est né à Beyrouth et vit à Bruxelles depuis son adolescence. Il a publié La théorie du parapluie aux éditions du Scalde en 2019, un recueil qui explore les similitudes entre enfance et vieillesse, et L'horloge interne en 2020 aux éditions Lamiroy.
Hanté par le fantôme de Mal Waldron, pianiste de jazz américain mort à Bruxelles en 2002, ce roman prend pour point de départ un fait marquant dans la vie du musicien : un grave accident cérébral occasionné par une surdose d'héroïne. Il se réveillera de son coma avec une mémoire totalement blanche. Même son nom lui échappe, sans compter son jeu pianistique dont il a tout oublié. L'auteur de ce livre ne voulait en rien écrire une biographie du jazzman. Le musicien s'est imposé comme un personnage de roman, rien d'autre. Comme dans ses livres précédents, Carino Bucciarelli, ici au départ d'un accident de vie, se livre aux errances, digressions et jeux de miroirs qui caractérisent ses écrits. Ses thèmes récurrents - le double, la dépersonnalisation - imprègnent totalement cette histoire, qui nourrit en outre une réflexion sur l'écriture et le rôle volontaire ou non de l'écrivain dans son propre texte.
Jacinthe. Joli prénom que je déteste car j'ai des yeux brun fleur fanée. Par contre, j'adore ma tignasse. C'est elle qui m'entraîne dans des dessins de plus en plus fous. Alors j'oublie ma mère qui m'est presque étrangère, que j'appelle meman. Ou mèman. Et ce père, merveilleux à 75%. J'oublie aussi ce nuage infernal au-dessus de ma tête : le secret que me cachent mes parents." Nous plongeons dans sa vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans. Avec son tempérament de feu, ses défis, crises, délires, révoltes, prises de risques. Mais aussi son humour ! On l'accompagne dans sa quête de la vérité. Et la construction de sa vie d'artiste.
En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un "Monseigneur". Celui-ci emmène l'enfant, "candidate" à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'Etat et d'Eglise : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances. Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part "licite" dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour "recoller" ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité. Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.
Que faire lorsqu'on subit un licenciement aussi brutal qu'arbitraire et que le mot "chômage" devient imprononçable ? La question, douloureuse, enfonce dans la sidération Sandrine, ex-cadre commercial d'une firme pharmaceutique. Avec, en filigrane dans la solitude et l'opacité des jours vides, la soif d'un père absent depuis l'enfance, qui vient de mourir et dont elle occupe la baraque déglinguée. Jean-Marc, lui, se demande si le stress post-traumatique lui permettra de reprendre son travail de professeur après avoir été agressé par un élève. Sa brève rencontre avec Sandrine, ivre morte le soir de son licenciement, ravive son vieux désir d'écrire. La jeune femme lui serait-elle tombée de nulle part, comme la Bird du Baiser cannibale, son roman fétiche, pour devenir le personnage qu'il attendait ? Encore faudrait-il la retrouver…
Résumé : Léonor aime Dan depuis quarante ans, et Nils depuis quinze jours. Dan, c'est le rêve américain de ses dix-huit ans qu'elle a quitté trop vite et qu'elle retrouve parfois à la sauvette, dans un hôtel new-yorkais décati, toujours le même. La dernière fois qu'ils se sont vus, c'était il y a huit ans. La prochaine, c'est dans quelques jours. Mauvais timing. Nils a une tête éperdument sympathique et un corps si palpable qu'il serait capable de transformer Dan en abstraction. Mais cette histoire d'amour toute fraîche pourrait tout aussi bien ne pas résister face à une telle longévité. Si Léonor replonge tête baissée dans les bouillonnements de l'existence, sa mère, elle, pense avoir tout résolu. Ce qui l'occupe désormais, c'est d'en finir proprement. Et vite. Et si possible en beauté, dans un hôtel de luxe avec vue sur la mer. Et avec ses filles pour l'aider. Mais comment fait-on ça ?
Résumé : "Un livre autour de la mort du père. Mais aussi de l'amour porté à certains hommes et du refuge que ces aventures poursuivent. Autant de variations sur le thème d'une chasse éternelle. Cerf, cerf, ouvre-moi, ou le chasseur me tuera... Comment les disparus orientent-ils nos vies, comment leur répondons-nous ? Sujet intime autant qu'universel, qui aborde la place du père, de la mort dans nos sociétés et la puissance de l'art", Caroline Lamarche.
4e de couverture : Juliette, ou Bluebird, ainsi que l'a surnommée son jeune amoureux de passage, ne va plus au lycée. Elle a coupé les ponts avec ses parents pour aller vivre chez sa grand-mère. Officiellement, elle a contracté une maladie infectieuse. La réalité, que l'adolescente n'a pu admettre à temps, que son corps même lui a cachée, est tout autre : elle est enceinte. Garder le bébé, le confier, le "donner" en adoption, tel est désormais le choix qui s'impose à elle. Dans une longue lettre adressée à l'enfant à naître, la toute jeune femme exprime avec une rare justesse ses peurs, ses rêves et sa fragilité au long de ce cheminement incertain.