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Nouvelles de Valence Tome 1 : Le chef-d'oeuvre de Borges ; Chantier Odessa
Danne Florent
LIBER CANADA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782895787600
Placées sous l'égide de Borges, ces deux nouvelles de Florent Danne plongent d'emblée le lecteur dans un univers improbable. Dans le premier de ces récits, un recueil du célèbre auteur argentin demeure obstinément introuvable, comme s'il avait définitivement disparu de la surface de la terre. Dans le second, des livres prennent vie, tandis que des personnages de romans fréquentent cafés et restaurants. Ces événements étranges se produisent dans la ville espagnole pourtant bien réelle de Valence et ont pour protagoniste un personnage ancré dans un quotidien qui n'est pas si différent du nôtre : marié, père de deux enfants, doté de quelques amis chers, il est écrivain de métier et connaît les angoisses de la page blanche comme les échéances pour remettre articles ou manuscrits à son éditeur. A travers ces deux nouvelles, l'auteur fait vaciller la limite entre réalité et imaginaire, mais surtout celle qui sépare les livres du monde des lecteurs.
La majorité des femmes considère qu'être mère est le plus bel accomplissement. Mais entre le désir d'être mère et la grossesse en elle-même, il y a parfois beaucoup d'épreuves à surmonter. Problèmes de fertilité, âge du couple, antécédents médicaux, métiers exercés sont autant d'éléments qu'il faut prendre en compte avant la venue de Bébé. Agnès Sciortino a attendu 3 ans avant de pouvoir connaître la joie d'être mère. Elle a dû passer par des opérations gynécologiques, des stimulations ovariennes et a même connu une fausse couche. Et aujourd'hui, forte de ses expériences, elle ne désire rien d'autre que d'aider, de conseiller et d'encourager. Agnès Sciortino nous fait partager son expérience. Certes elle n'est pas gynécologue, mais elle est mère. Et elle aussi a dû affronter déceptions, combats, désespoirs et regrets avant de pouvoir enfin porter son bébé tant attendu. Un témoignage sincère, souvent touchant, et des conseils avisés pour soutenir toutes celles qui désirent être mères et s'aventurent dans ce parcours semé d'embûches. Mais à la récompense si gratifiante...
Quand Virgile et Dante, à l'aube du dimanche de Pâques de l'année 1300, débarquent sur la plage de l'Anti-purgatoire, après avoir traversé les cercles infernaux et reparcouru, à travers un boyau obscur, tout l'espace du centre de la terre à sa surface, l'impression de bonheur est intense, quasi paradisiaque... Au contraire, les récits de voyages imaginaires de la même époque décrivent des purgatoires qui sont des sortes d'enfers: mêmes feux, mêmes tortures - seulement écourtées, seulement "à terme" Dante rompt brutalement avec cette tradition; son Purgatoire semble plutôt tendre vers le Paradis. Malgré les tourments racontés, la mémoire du lecteur garde l'image d'une montagne au milieu de la mer, dans la lumière du soleil, habitée par les anges, rythmée par les manifestations de l'art - sculptures, chants, rencontres de poètes, image d'un lieu où devenir bon signifie devenir léger...
Les Ardennes, décembre 1918. Un soldat blessé prend la route pour rentrer chez lui, son briquet à la main. Il marche, car il doit raconter : il a des choses à dire pour s'en débarrasser. Quelques pas, les chemins se croisent et c'est toute l'histoire du briquet qui revient. Trois femmes, quelques hommes. Céleste suit les libellules. Suzanne se tait. Gisèle attend. Trois femmes pour une même famille. Camille marche, car tous les autres ont marché. Une enclume, des prières. Des ruisseaux, des chemins. Un enfant qui court, un agneau. Des cimetières à travers les saisons. Le feu partout. Des chiens. Et la fureur. Le jour qu'on cherche jusque dans la nuit. Des fantômes, une fougère. De main en main, de poche en poche, un briquet est livré au destin. Des dates et des noms : l'itinéraire d'un objet. 1888-1918 : les très riches heures d'un briquet.
Cet essai n'est pas une critique, un commentaire, encore moins une traduction. Cet essai est juste une lecture, une tentative de lecture - parfois de simples coutures - dont les paroles et les silences, les lumières et l'obscurité, s'inscrivent au creux de l'?uvre. Apparemment moins engagé sur la voie de la vérité que les ?uvres qui éclairent, cet essai est l'expression plus humble d'une lecture qui dépasse sa pudeur jusqu'à son emphase. Il s'agissait simplement de lire une ?uvre moins lue que citée. Il s'agissait de sauver un texte de son malheur de livre (Levinas). La patience comme fil et Narcisse en funambule. Un essai, un hommage pour dire ce que l'on doit...
Certains philosophes soutiennent de nos jours que la philosophie est morte. A en juger les acrobaties mentales à la mode dans les milieux postmodernes, toute personne raisonnable sera sans doute portée à l'admettre. Mario Bunge estime pourtant que le diagnostic est prématuré. Car on continuera à philosopher aussi longtemps qu'on se posera des questions sur le monde et sur notre place en son sein. Ce qui semble clair, en revanche, c'est que la philosophie institutionnelle est, elle, en crise. A preuve, le peu d'idées nouvelles qu'elle propose pour aider l'homme ordinaire à comprendre le monde, le savoir ou l'action. Pis, quelques philosophes ont même favorisé cette décadence en mettant au rancart les grands problèmes de la philosophia perennis, l'ambition des vastes systèmes de connaissance et la raison elle-même. Tout en admettant ce triste état des choses, Mario Bunge croit que c'est là une crise dont la discipline se remettra, dans la mesure où elle acceptera d'affronter les vrais problèmes de la réalité, qu'elle sera exacte et compatible avec la science, et surtout qu'elle évitera les questions oiseuses et les raisonnements abscons. Cet ouvrage trace dons les grandes lignes d'une pareille pratique philosophique. Dans une langue claire et sans jargon technique, il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à des questions telles que : Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Quelle est la nature de la société ? Y'a-t-il des limites à notre connaissance ? Qu'est-ce qui distingue la science de la pseudoscience ? Comment équilibrer droits et devoirs ? Ces questions se posent encore aujourd'hui et la philosophie devrait être l'outil intellectuel pour y répondre.
Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l'histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l'examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on " philosophies " occidentales mais " sagesses " orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d'approfondir cette distinction. A cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l'on compare dès lors à l'usage qui en est fait dans l'autre tradition : la substance, la connaissance, l'essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d'une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ?
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.
Anthropologue, professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, David Le Breton est spécialiste de l'anthropologie du corps et des conduites à risques des jeunes. Il a publié sur ces thèmes de nombreux articles et plusieurs ouvrages - entre autres, Anthropologie du corps et modernité, L'adieu au corps, Passions du risque, Signes d'identité. Piercings, tatouages et autres marques corporelles. Ses travaux ont contribué à renouveler les études sur le corps et les multiples enjeux sociaux et éthiques qui lui sont associés dans la société contemporaine. Engagé sur la place publique dans les débats entourant ces questions, il propose une vision critique de certaines des valeurs dominantes qui fondent la modernité.