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Terre océane
Danis Daniel
L ARCHE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782851816184
Bien que 1 histoire ait commencé plus tôt, nous n en vivons que la fin, une fin mortelle et pourtant presque enchantée. Gabriel, fils adopté à l étranger, resurgit tout à coup dans la vie de son « père » Antoine, dont la vie était bien réglée: à quarante ans, Antoine dirige une boîte de production de films à Montréal. II a une liaison avec une fille dont il essaie de penser que si elle lui couvre le corps de sa salive, c est parce qu elle l aime et non parce qu il produit ses films. Gabriel a dix ans et il est atteint d un cancer incurable. Sa « mère » ne veut plus s occuper de lui. Elle n en a pas la force, explique-t-elle dans un message à Antoine. Daniel Danis nous emmène au fin fond de la campagne québécoise, chez 1 oncle Dave, bûcheron et chaman. Caractère de cochon, c ur d or, langue bien pendue et gouleyante. C est la qu Antoine et Gabriel débarquent pour vivre les derniers mois, là que commence l histoire. Elle nous touche, cette histoire, parce qu elle raconte une mort lente et naturelle, où le « père » et son oncle consacrent leur temps, leur énergie, non pas à sauver celui dont la mort est inévitable, mais à l accompagner avec les moyens du bord. Ensemble, les trois personnages vont vivre une histoire à hauteur de mort. Pour l enfant et le vieil homme, ce sera la dernière. Pour Antoine, ce sera la découverte que la vie lui revient avec la mort.
Résumé : Cardamone est une mineure isolée, déplacée par un conflit territorial. Dans ce conte cruel, traversé de poésie, de magie et de réalisme, il est question d'errance de mineurs, d'entraide, de joie de vivre et de résilience. Il s'agit avant tout de réparer l'enfance abîmée, empruntant le sentier où les mots grouillent et bouillonnent, pour métamorphoser une enfance perdue et s'acheminer vers l'âge adulte.
Autodidacte, Daniel Danis est né en 1962. À 20 ans, il s installe au Saguenay. Il a fait quelques passages à l Académie de Danse et à l Université du Québec à Chicoutimi, en théâtre et en arts interdisciplinaires. Il a étudié un an au Conservatoire d Art Dramatique de Québec en interprétation. En 1993, sa première pièce, Celle-là, obtient le Prix de la critique à Montréal, le Prix du Gouverneur général du Canada ainsi que celui de la meilleure création de langue française du Syndicat Professionnel de la Critique Dramatique et Musicale (Paris). Cendres de cailloux a reçu le Prix du meilleur texte original de la Soirée des Masques (Montréal), le premier Prix du Concours International de Manuscrits du Festival de Maubeuge et celui de Radio-France International. Le Langue-à-langue des chiens de roche lui a valu le Prix du Gouverneur général du Canada en 2002. Le Chant du Dire-Dire reçoit le prix de la meilleure création de langue française du Syndicat Professionnel de la Critique Dramatique et Musicale (Paris) et en 2007, avec cette pièce, Daniel Danis devient le premier dramaturge canadien à obtenir, pour une troisième fois, le Prix du Gouverneur Général du Canada. E, roman-dit, a été créé par Alain Françon au Théâtre de la Colline en 2005 et a reçu le Grand Prix littéraire dramatique 2006 (France). L auteur a également écrit Le Pont de pierres et la peau d images (pièce pour jeune public) qui a obtenu en 2006 le prix de théâtre Meilleure découverte (Belgique). Ses pièces sont traduites en plusieurs langues. En 2006-07, il est artiste professeur invité auprès d étudiants en BAC+5 au Fresnoy, studio national des arts contemporains (France). Il a monté Kiwi, théâtre/film en direct avec deux acteurs, en collaboration avec le Grand Bleu (Lille), LA CITF, Le Manège-Mons (Belgique), Le Fresnoy (studio d arts contemporains), l Erac (École régionale des acteurs de Cannes) et Les Coups de Théâtre (Montréal).
Imaginez une guerre - pensez Palestine, pensez Tchétchénie - mais imaginez-la ici. Imaginez maintenant que c'est vous, l'autre. L'autre : celui que l'on parque dans un camp, le malpropre, le sauvage, le pré-moderne, le malhonnête, le toujours-saoûl, le pas-fiable, le proche-de-la-nature, l'en-lien-avec-le-sacré, lui là, dont le temps est différent. Après les massacres, les bombardements et l'errance, les Métis, guidés par le Roué Dadagobert, sont autorisés à s'installer sur des terres sous la juridiction du maire Blackburn. Mais ce n'est là que le squelettique référent d'un récit théâtral qui puise sa forme et sa force à même l'épopée antique et la chanson de geste pour raconter la vie de J'il, fils du roué, héros dont les épreuves et exploits sont mis en langage avec l'émerveillement terrible des grands récits d'avant l'Histoire. Ici tout comme en Europe où ses pièces, en particulier Celle-là, Cendres de cailloux et Le Chant du dire-dire, sont très fréquemment produites, Daniel Danis s'est imposé par sa dramaturgie où le récit s'arroge le temps présent du dialogue et son approche singulière d'enjeux humains profonds - en particulier la question de l'Exclu. Nourri par l'accablante vérité des rêves et les énigmes qui bruissent au coeur du sacré, son théâtre nous fait entendre ce qui s'évanouit dès que s'en empare un langage."
Résumé : Lucia Perreault travaille nuit et jour à une grande tapisserie que son galeriste, Taumako, lui a commandée. Au fur et à mesure que les fils s'entrecroisent sur son métier, l'artiste déroule celui de l'histoire. De son histoire. Jusqu'à ce que des maux de tête lui mettent la puce à l'oreille et que l'Araignée l'attrape dans sa toile. Ce polar onirique de Daniel Danis élucide le terrible secret des orphelines de Mars, mystérieusement reliées depuis leur enfance et sujettes aux mêmes troubles de la personnalité.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.