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Ecrits. Tome 3, Madame de Maintenon éducatrice, Fénelon et le duc de Bourgogne
Daniélou Madeleine ; Berger Blandine-Dominique
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204094856
Les trois tomes publiés ici rassemblent huit ouvrages de Madeleine Daniélou. On connaît désormais - grâce à l'excellente biographie qu'a réalisée Blandine Berger en 2002 - sa vie de mère de famille et de fondatrice de la Communauté Saint-François-Xavier, cette vie si créative, humble et unifiée, consacrée à Dieu et à l'éducation. Mais on connaît moins ses écrits, qu'elle publia entre 1938 et 1955. Ils sont d'une grande variété, conformes aux différents aspects de sa personnalité et de son action, conformes aussi aux types de lecteurs auxquels Madeleine voulait s'adresser. Action et Inspiration concerne ceux qui sont confrontés à des responsabilités d'importance et leur propose une réflexion profonde sur l'inspiration, l'action et la foi dans ce contexte. L'éducation selon l'Esprit parle magnifiquement de cet art délicat et décisif qu'est l'éducation. Deux "Livres de Sagesse" s'adressent habilement aux jeunes filles ayant vécu la guerre et l'après-guerre. Dans Visage de la Famille, c'est la longue expérience de Madeleine qui transparaît, encourageante et optimiste. Par les deux livres sur le XVIIe siècle, Mme de Maintenon, éducatrice et Fénelon et le duc de Bourgogne, le lecteur est plongé dans ce siècle très chrétien, superbe et malheureux. Enfin, un ouvrage rassemblant les prières jaillies du coeur mystique et apostolique de Madeleine complète la rencontre que chacun fera d'elle, à travers ses Ecrits. En leur temps, les livres de Madeleine Daniélou eurent tin très grand succès et firent l'objet de multiples rééditions. Puis ils furent oubliés. Seront-ils autant appréciés aujourd'hui ? Sans aucun doute, tant l'intelligence et la vitalité de Madeleine Daniélou nous la rendent proche. Sans modifier en rien l'élan et l'intégralité de la pensée de l'auteur, nous avons osé alléger ces textes, ici où là, d'éléments - mots, expressions, paragraphes - qui aujourd'hui nous paraissent appartenir à leur temps, à leur époque, pour que ces pages inspirées nous soient rendues plus claires, plus proches et que la porte soit ouverte à une lecture fidèle de Madeleine Daniélou.
L'auteur s'appuie sur sa connaissance de la musique orientale pour élaborer une critique de notre système musical et appeler à certaines réformes. Il réagit contre la déformation apportée par Bach au langage musical et prone un retour à une conception plus ancienne de l'harmonie fondée sur la consonance, telle que la connaissait l'Antiquité et toujours présente dans la musique indienne.
Polythéisme, monothéisme. Voici une remise en cause hardie de l'idée que le second est une conception religieuse et philosophique plus élevée que le premier. Écrivain, musicologue, philosophe et traducteur, Alain Daniélou (1907-1994) a vécu, étudié et professé en Inde pendant plus de vingt-cinq ans. Puis il est revenu en France pour parler avec force de la pertinence actuelle "d'une mythologie symbolique, d'une cosmologie qui ne sépare pas religion, métaphysique et science". Il a publié de nombreux titres, et notamment une traduction intégrale du Kama Sutra. Dans ce livre, sorti en 1982, il expose successivement les bases de la philosophie indienne ; les dieux des Védas ; la trinité Vishnu-Shiva-Brahma ; Shakti, l'énergie divine, la déesse ; les dieux secondaires ; la représentation et le culte des dieux (formules mentales, diagrammes symboliques, images, rites). Truffé de citations, l'ouvrage est enrichi d'un index des noms propres (75 pages) - bien utile vu le foisonnement hindou ! --Colette-Rebecca Estin
Pour Alain Daniélou, l'Occident a perdu sa propre tradition et éloigné l'homme de la nature et du divin. Il nous y fait découvrir ici que les rites et les croyances du monde occidental ancien sont très proches du Shivaïsme et très aisément expliqués à l'aide des textes et des rites préservés dans l'Inde. Ce sont les religions relativement récentes du monde aryen et sémitique, Judaïsme, Christianisme, Islam et Communisme qui ont éloigné l'homme du reste de la création et de l'expérience religieuse et mystique multimillénaire dont la tradition s'est préservée dans l'Inde jusqu'à nos jours et que l'Occident, s'il veut survivre, devra retrouver. Biographie de l'auteur Alain Daniélou: 1935-1948, études du sanskrit, philosophie, théologie, musique dans les écoles traditionnelles hindoues à Bénarès; 1948-1954, professeur à l'université hindoue de Bénarès;1954 1956, directeur de la bibliothèque de manuscrits et des éditions sanskrites d'Adyar à Madras; 1956-1963, membre de l'Institut français d'indologie et de l'Ecole française d'Extrême-Orient; 1963-1977, directeur de l'Institut international d'études comparatives de la musique à Berlin et Venise.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.