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Jean-Baptiste. Témoin de l'agneau
Daniélou Jean ; Jacquin Françoise
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204082167
Jean Daniélou aimait Jean-Baptiste. La plupart de ses travaux - scientifiques, spirituels ou pastoraux - font référence à ce " dernier des prophètes ", ou plutôt à son moment, car ce temps intermédiaire, historiquement daté, charnière entre les deux Testaments, a toujours fasciné le chercheur comme le pasteur. Le long récit que les Evangiles consacrent à la vie de Jean-Baptiste en atteste l'importance pour l'exposé de la foi chrétienne. Depuis la Visitation jusqu'à la Théophanie du baptême du Christ, l'accomplissement des Ecritures se fait de plus en plus imminent. En sa vocation, sa prédication, son effacement et sa décollation, Jean-Baptiste incarne l'histoire du salut en train d'advenir. À la lumière des Ecritures et des commentaires qu'en ont donnés les premiers Pères, le cardinal Daniélou n'a cessé de scruter la signification théologale de tous ces événements en leur réalité. Le présent ouvrage est en grande partie le fruit d'une retraite que Jean Daniélou prêcha au Cercle Saint - Jean - Baptiste, groupe de spiritualité et de culture missionnaires dont il fut l'aumônier et le guide pendant une trentaine d'années. Le nom même de ce cercle de laïcs renvoie à celui qui a vu et annoncé, affichant par là sa spécificité à la fois contemplative et missionnaire. Le voici du Précurseur qu'a retenu l'iconographie byzantine résume en effet l'essentiel de la démarche missionnaire. " C'est pourquoi son témoignage nous est cher ", a souvent confié le cardinal Daniélou.
Ce recueil d'études est une contribution aux recherches actuelles sur les citations de l'Ancien Testament dans le Nouveau Testament et dans la littérature chrétienne archaïque. La plupart des ouvrages parus sur cette question depuis quelques années ont eu pour objet soit l'étude de ces citations dans l'ensemble du Nouveau Testament : c'est le cas de C. H. Dodd et de Barnabas Lindar ; soit dans une partie du Nouveau Testament, comme l'ont fait Earle Ellis pour saint Paul, Jacques Dupont pour les Actes des Apôtres, Stendahl pour saint Mathieu ; soit chez un auteur chrétien ancien : ainsi en est-il des livres importants de Pierre Prigent et de Robert-A. Kraft sur l'Epître de Barnabé, de Pierre Prigent sur Justin, soit dans l'ensemble de la littérature chrétienne ancienne, canonique et non canonique : ainsi pour le grand initiateur qu'a été Rendel Harris ou pour Lukyn Williams. J'ai choisi une autre méthode. Elle consiste à étudier l'histoire de quelques-unes de ces citations à travers le Nouveau Testament, le christianisme archaïque, les Pères de l'Eglise. Il est clair que toutes ne prêtent pas aux mêmes développements. Certaines ont un sens tellement déterminé dès le Nouveau Testament et se répètent si fréquemment et si semblablement ensuite qu'il serait fastidieux d'en donner un relevé complet. D'autres n'apparaissent que chez les auteurs chrétiens archaïques. D'autres enfin se développent surtout dans la patristique ultérieure. L'accent sera donc mis plus ou moins sur l'une ou l'autre de ces périodes. Mais, s'il était impossible de suivre l'histoire de chacune de ces citations à travers toute la patristique, du moins pour chacune avons-nous toujours cherché à déterminer ses plus anciennes attestations. Il s'agit ainsi de l'histoire des origines et de quelques développements d'un certain nombre de citations de l'Ancien Testament dans la littérature chrétienne ancienne.
Résumé : "Ce livre voudrait aider ceux qui cherchent Dieu à tâtons en leur montrant les voies par lesquelles il se fait connaître. Il voudrait guider ceux qui connaissent Dieu en leur expliquant comment il se révèle de bien des manières, mais comment sa révélation en Jésus Christ et éminente et définitive. Il voudrait aider les chrétiens à situer dans leur connaissance de Dieu les diverses voies qui leur sont posées et à aimer la Bible sans déprécier la théologie et à faire de la théologie, mais sans négliger la mystique. Il voudrait surtout, dans un monde où Dieu paraît si absent, restituer les étapes par lesquelles Il s'est manifesté et par lesquelles il peut êtreretrouvé". J. D.
Les chrétiens d'aujourd'hui se sentent interrogés de tous côtés sur leur foi. Les parents le sont par leurs enfants, les étudiants par leurs camarades, les prêtres par les laïcs. Cette interrogation impitoyable leur fait sentir tout ce qui est inauthentique dans leur christianisme : conformismes sociologiques, compromissions morales, superficialité doctrinale. Mais du même coup cela les oblige, s'ils veulent affronter le défi qui leur est lancé, à dénuder les fondements de leur foi. C'est de cette situation que ce livre est né. C'est à ces questions fondamentales qu'il essaie de répondre, celles qui concernent la croyance en Dieu, celles qui concernent la transcendance du christianisme par rapport aux religions, celles qui concernent le fondement et le contenu de la foi au Christ, celles qui concernent enfin le développement de la foi dans la théologie et dans la mystique. Devant l'interrogation actuelle, deux attitudes sont possibles. Pour les uns, elle va à une mise en question de la foi elle-même, au-delà des insuffisances des croyants; mais pour d'autres, elle est au contraire source de renouvellement en obligeant à une plus grande exigence de pensée et de vie. C'est à montrer que cette seconde voie est la seule vraie que ce petit livre veut aider. Ce qui était vrai, au moment où l'écrivait le cardinal Daniélou, l'est encore davantage pour notre temps.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.