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Miroirs d'une vie
Daniel Jean
GALLIMARD
16,90 €
Épuisé
EAN :9782070137893
L?actualité du monde arabe ne pouvait pas laisser insensiblel?écrivain et journaliste français, Jean Daniel, qui raconte dansces pages son enfance algérienne ? soucieux de définir quellessont ses racines, ses origines ? et retrace pour nous les débutsde son itinéraire professionnel. Comment le fondateur duNouvel Observateur voit-il le monde arabe? Celui d?hier, deBourguiba, Ben Bella, Hassan II, Nasser? Celuid?aujourd?hui, qui s?engage résolument sur les chemins de laliberté. A travers des interviews, des textes personnels, ouencore le regard de personnalités qui le connaissent bien (tel lepoète Salah Stétié ou l?historien Mohammed Arkoun), lelecteur découvrira un autoportrait saisissant, où Jean Danieldéfend ses engagements politiques, sa vision du monde arabeet ses goûts en matière d?art, car dans sa personnalité, toutesces facettes sont indissociables: "Résister à tout ce qui estcontraire à la Beauté, la seule valeur à mes yeux qui contienttoutes les autres, c?est à dire, finalement, la Vie."
Résumé : J'ai écrit ce livre pour le seul plaisir de raconter des histoires. Pas n'importe lesquelles, il est vrai. J'ai eu, j'ai éprouvé le besoin de parler de la peur et de l'amour, de la guerre et de l'amour, de la mort et de l'amour. Ces histoires m'accompagnent depuis longtemps. En esprit, je fréquente leurs personnages depuis toujours. Une fois ces histoires écrites, je me suis aperçu qu'il y avait là un roman et deux nouvelles. Mais les trois textes m'on paru inséparables. Les personnages du roman s'expliquent en effet, et aussi, par les aventures qui sont la trame des deux nouvelles. Ces personnages sont de très jeunes gens, que les guerres du siècle font rentrer dans la vie. Ce sont surtout des jeunes gens, pour qui aimer - et être aimés - demeurait la grande affaire de la vie. Ils avaient 20 ans. Ils ne le savaient pas.
Pourquoi Camus, qui considérait son métier de journaliste comme aussi noble que celui de romancier ou d'auteur dramatique, a-t-il brutalement cessé d'écrire après une ultime collaboration à L'Express en 1955/1956, alors même que l'Algérie s'enflammait ? C'est à partir de cette question fondamentale que Jean Daniel s'interroge sur l'engagement de Camus, la manière dont il concevait le journalisme et son exercice, et plus précisément, en l'occurrence, sur son impossibilité à être journaliste à propos d'événements qui le meurtrissaient intimement. C'est aussi, plus largement, la réflexion d'un grand professionnel sur son métier, à l'heure où les nouvelles technologies de l'information ne cessent de faciliter le sensationnel et l'immédiat au détriment de l'analyse et du recul.
Résumé : " Le soleil d'hiver a toujours été pour moi une promesse, cela fait déjà quelque temps que ma préférence va aux convalescences, aux sorties d'enfer, aux promesses de lumière sous la pluie, aux enfants qui rient à travers leurs larmes, aux regards du grand blessé soudain miraculé, à l'irremplaçable médecin qui meurt en vous faisant signe que vous n'avez rien de grave et auquel vous fermez les yeux en étant en effet rassuré. Gide découvrant sur le tard que sa jeunesse a été couverte de rides assidûment tracées par ses parents et qu'à l'instant même de sa vieillesse, c'est sa vraie jeunesse qui va commencer. Soleils d'hiver que ces béatitudes dans une eau fraîche caressée vague après vague, comme si ce devait être la dernière. L'incroyant capable de rendre grâces et, au milieu de cet océan de détresse et de larmes, l'euphorie du chercheur qui découvre dans la réalité de l'univers la planète que ses calculs n'avaient fait que déduire. Jeune, j'ai chanté de l'été tous les éclats depuis les baies de Carthage jusqu'aux magies de l'archipel toscan. Aujourd'hui, seuls les soleils d'hiver me restituent l'intensité des aubes éphémères. " J.D.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.