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3 controverses de la pensée économique. Travail, dette, capital
Daniel Jean-Marc
JACOB
21,20 €
Épuisé
EAN :9782738134660
Nos emplois sont-ils menacés par les machines ? Peut-on parler d'une "bonne" et d'une "mauvaise" dette ? Le capital est-il trop rémunéré par rapport au travail ? Avec le talent et la verve qu'on lui connaît, Jean-Marc Daniel fait ressurgir du passé trois grandes controverses de la pensée économique : en 1812, lord Byron prend la défense des luddites, ces tisserands qui parcouraient la campagne anglaise pour casser les métiers à tisser ; en 1938, Keynes écrit personnellement à Roosevelt pour l'adjurer de faire un second New Deal en recourant au déficit public ; en 1953, la très britannique Joan Robinson s'oppose violemment à l'Américain Samuelson sur la mesure du capital. Emaillées de situations inattendues ? les luddites, défendus par Byron, sont délaissés par Marx ?, ces trois querelles sont l'occasion de découvrir comment se sont forgés les concepts de la pensée économique. Et d'en tirer quelques enseignements utiles pour aujourd'hui : sur les dangers du néoluddisme actuel, sur le déficit public qui reste un outil de relance ou encore sur les limites des équations en économie...
Le capitalisme survivra à la présente crise, comme à toutes les précédentes. En revanche, cette crise a montré l'urgence des réformes à accomplir. Comment répondre à ce besoin? Comment proposer un socialisme rénové mais s'inspirant dans ses principes de ceux des grands précurseurs? Cinq idées-forces semblent émerger: la principale source d'injustice sociale n'est pas l'écart de revenus entre riches et pauvres, mais la consolidation des rentes au détriment des talents; la généralisation de la concurrence, et non les nationalisations, réduira les inégalités; il faut bannir l'inflation, car elle débouche sur des redistributions inégalitaires des revenus sans garantir le plein emploi; la politique budgétaire doit faire de l'impôt un régulateur conjoncturel et de la dépense publique le moyen d'améliorer les conditions de vie des plus démunis; l'acceptabilité de toute politique de réformes repose sur un message réaliste et honnête combiné à un réel enthousiasme dans sa mise en oeuvre. C'est sur ces cinq principes fondamentaux, soutient Jean-Marc Daniel, que l'on peut et que l'on doit bâtir une nouvelle politique socialiste.
Présentation de l'éditeur Quels sont aujourd hui les vrais obstacles aux réformes structurelles dont la France a tant besoin ? Pour Jean-Marc Daniel, la réponse tient en un mot : connivence. Connivence entre un patronat qui craint la concurrence par-dessus tout, une gauche protectionniste et un gouvernement qui affiche des tendances colbertistes. Connivence organisée autour du maintien des rentes de toutes natures, et notamment celles des nombreuses professions qui vivent des largesses de l État providence... Connivence, donc, garantie par l État, sorti de son rôle. Dans cet essai à la fois brillant et provocateur, Jean-Marc Daniel analyse les mécanismes modernes de la rente et dénonce le retour des rentiers. Oui, il y a montée des inégalités, mais pas comme on le croit, ni là où on le croit ! Et seule la concurrence permettra de mettre fin aux privilèges. Dès lors, on pourra repenser l État en le recentrant sur ses missions, notamment la lutte contre la pauvreté. Toujours stimulant, Jean-Marc Daniel défend ici une société fondée sur le talent plutôt que sur la rente.
Chute de la croissance, augmentation du chômage, accumulation de la dette publique et perte d'influence en Europe... Depuis quarante ans, malgré des atouts réels, la France ne répond pas correctement aux crises successives - choc pétrolier, récession, déficit - et ses dirigeants semblent incapables de définir une politique économique cohérente. Quel gâchis ! Depuis 1978, la France prend solennellement des engagements envers ses partenaires européens, puis s'empresse de ne pas les respecter : elle signe le traité de Maastricht mais laisse filer son déficit public, elle adopte le pacte de stabilité et de croissance mais refuse de s'y soumettre... Il est urgent de mettre fin à ces mauvaises habitudes. Les capacités de rebond de l'économie française s'amenuisent. Les prochaines défaites électorales profiteront aux mouvements politiques extrêmes. Les relations avec nos partenaires européens se détériorent et notre crédibilité internationale disparaît. Jean-Marc Daniel, économiste réputé à l'esprit corrosif, dénonce dans cet ouvrage les quarante ans de mensonges qui à ses yeux ont conduit à un immense gâchis économique et politique. Reste l'espoir d'un sursaut d'un pays qui a tout pour réussir.
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
J'avais six mois quand ma mère s'est rendue compte que je me raidissais dès qu'elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, comme elle me faisait des câlins, je me suis mise à la griffer et à me débattre, comme un animal pris au piège".Le diagnostic tombe comme un couperet: la petite Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprend des études supérieures et depuis mène une carrière professionnelle réussie. Un témoignage unique sur l'autisme vécu de l'intérieur."Une fantastique leçon d'espoir" (Le Figaro Magazine
Que se passe-t-il entre un psychanalyste et son patient? Qu'est-ce que cette relation a de particulier? Pourquoi, dans des cas trop nombreux la cure ne procure-t-elle aucun bienfait? Pourquoi, bien souvent, est-elle le théâtre de détériorations persistantes? "François Roustang excelle dans ce texte très polémique." (Corinne Ehrenberg, Esprit.) "François Roustang: un hérétique particulièrement astucieux, des essais toujours surprenants et excitants pour l'esprit. Ce qu'il nous propose: un" gai savoir "de l'inconscient. Il y a donc urgence à le lire et à le relire." (Le Monde.)