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Le salaire du zappeur
Daney Serge
POL
17,00 €
Épuisé
EAN :9782867443527
Cent jours durant un critique de cinéma, journaliste à Libération, a regardé les six chaînes de la télévision française, et s'est baigné plutôt deux fois qu'une dans leurs fleuves d'images et de sons. Qu'est-ce qui le motivait ? Deux choses. D'abord une certaine perplexité quant à l'état du cinéma - donc de la critique de cinéma. Et ensuite, une curiosité éternelle quant à l'état de la télévision - donc de ses transformations récentes. A cela il convient d'ajouter le plaisir d'écrire tous les jours, c'est-à-dire de se couler dans le moule quotidien de la télévision et de la prendre comme elle venait. Bien sûr, une fois les cent jours écoulés, l'auteur-cobaye sent qu'il n'a cessé de faire des aller et retour entre sa patrie d'origine (le cinéma) et ce continent étrangement peu connu et encore moins commenté qu'est la télévision. Sa démarche est au fond celle d'un frontalier." Les textes de ce recueil ont été publiés entre septembre et décembre 1987 par libération et réunis une première fois en volume dans la collection "Ramsay poche cinéma" en 1988.
Jean-Claude Biette, Qu'est-ce qu'un cinéaste ? Pierre Léon, Ca prouve que François Ramone, Suzanne existe Jean-Luc Godard, A propos de cinéma et d'histoire Klaus Theweleit, Godard en Allemagne Jean-Louis Comolli, Jouer à la Russie Jacques Rancière, Le rouge de la Chinoise Paulo Rocha, La règle de la Règle Luc Moullet, La Chouette aveugle Jonathan Rosenbaum, Grandeur et décadence du film-culte Javier Marías, L'Aventure de Madame Muir Marie Redonnet, Le regard des Habitants Raymond Bellour, Sauver l'image James Agee, Beaucoup sont appelés Walker Evans, Subway Portraits Craigie Horsfield, Sur Walker Evans Erik Bullot, Charlot danseur Petr Král, L'aube des gestes Jean Rouch, Le renard fou et le maître pâle.
Tous les articles de ce recueil ont été écrits, entre 1970 et 1982, pour les Cahiers du cinéma. L'idée de travailler pour une autre revue ne m'a simplement jamais effleuré. Le paradoxe de ces textes - à peine retouchés - est qu'ils ont été écrits avec le souci de "faire le point" sur la situation de la revue tout au long de la décennie, prise entre ses goûts et ses dégoûts spontanés, sa légende d'hier et son passé récent, tel mot clé et tel autre. Il y a un drôle de "nous" dans ces textes, un "on" facile, un "je" bizarre et tardif. Ils suivent pas à pas (ce nous, ce on et ce je), en faisant la théorie de chaque pas, les impasses et les métamorphoses d'une problématique "maison", héritée par-delà 1968 d'André Bazin et des Cahiers dits "jaunes". Des embryons théoriques jouxtent des polémiques oubliées, des évaluations sauvages voisinent avec un peu de lenteur pédagogique. Des cris provisoires n'empêchent pas d'entendre, discret mais off, le bruit d'une page qui se tourne."
Résumé : Serge Daney, Journal de l'an nouveau Pascal Bonitzer, L'amour admirable Luc Moullet, Du lyrique au clinique Michel Bonnemaison, Trouble with Harry Joëlle de La Casinière, Un artichaut tout chaud Friedrich Wilhelm Murnau, Lettres de guerre Abbas Kiarostami, Le passager Jacques Davila, Place des Karantes Artavazd Pelechian, Le montage à contrepoint Hervé Joubert-Laurencin, Le joujou du riche Raymond Bellour, A l'image Bruno Montels, Qui me veille ?Jonathan Rosenbaum, La mort de Hulot Jean-Claude Biette, A pied d'?uvre Maurice Blanchot, La condition critique.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".