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Le viol : un crime contre l'humanité de l'autre
Damus Obrillant ; Vallière Luhahe Gaudiose
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782140284205
Vécu comme une souillure stigmatisante, le viol impose le silence entretenu par le regard que la société pose sur les victimes. Ce crime qui nuit à l'intégrité physique et psychique des victimes ne figure pas encore dans l'agenda politique de tous les dirigeants de notre monde pluriel. En conséquence, il reste le plus souvent impuni. Dans cet ouvrage où le viol est abordé dans une perspective transdisciplinaire, des femmes et des hommes d'horizons socioculturels et géographiques multiples (Haïti, Rwanda, Bénin, Canada, France, Cameroun, Colombie) mettent en exergue l'universalité de la souffrance des victimes. A l'instar des femmes militantes et des professionnelles qui tentent de lutter contre le crime de viol, ils montrent que point n'est besoin d'être victime pour dénoncer ce crime contre "l'humanité de l'autre". Par la publication des discours testimoniaux, la présentation des cas et des réflexions théoriques, ils prêtent la voix aux sans-voix pour faire évoluer les mentalités.
Cet ouvrage est d'abord conçu comme une pédagogie, alimentée par les théories du care, théories anglo-saxonnes de l'éthique de la sollicitude. Obrillant Damus souligne, ici, la nécessaire articulation entre la disposition physiologique, l'aptitude animale au soin mutuel, et l'activité, la pratique concrète du care que l'on peut considérer comme le principe, la structure, le fondement de l'amour dans l'acception large que lui donnent les auteurs de ce dictionnaire. En ce sens, Obrillant Damus et ses collaborateurs pourraient faire leur la motivation de l'ouvrage de Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux (1977), auquel l'ouvrage se réfère : le constat d'un discours parlé par "des milliers de sujets", mais "soutenu par personne", solitude et absence, à partir desquelles Barthes répliquait précisément par une présence et une "affirmation" publiques.
Cet ouvrage a été produit à partir d'une analyse de données qualitatives recueillies auprès des guérisseurs haïtiens de la djok, une maladie infantile relativement spécifique à Haïti. Il décrit et interprète non seulement les représentations des praticiens traditionnels à propos du diagnostic, de la cause et du traitement de cette maladie, mais également des rites de prévention de celle-ci, réalisés pendant la période de grossesse, à la naissance de l'enfant et après le traitement. Au-delà de ses objectifs scientifiques (description et interprétation des données de terrain), l'auteur analyse la relation de complémentarité qui existe entre la pratique de la médecine moderne et les pratiques médicales traditionnelles. Les médecines alternatives et la médecine traditionnelle ont une approche globale du sujet malade. Le recours de l'homme malade à la biomédecine et / ou à la médecine traditionnelle pourrait s'expliquer par des logiques individuelles, sociales et culturelles. Toutes ces médecines ont leur place dans la société. Ce livre souligne que la djok relève d'une rationalité qui est propre aux maladies culturellement spécifiques. Le lecteur y trouvera des ficelles conceptuelles qui lui permettront de saisir dans une large mesure la complexité de cette maladie infantile.
Damus Obrillant ; Andrieu Bernard ; Saint-Fleur Jo
Le corps humain est une réalité plurielle. Il est l'objet d'une fabrication subjective, intersubjective et objective. En tant que construction sociale et culturelle, il est associé à des représentations variables d'une personne à l'autre et d'une société à l'autre. C'est une réalité qui nous est à la fois étrange et familière. Nos corps peuvent nous échapper. Cependant, nous pouvons partir à la reconquête de nos enveloppes corporelles. Celles-ci peuvent être construites, déconstruites et reconstruites. Contrairement aux animaux, les êtres humains fabriquent leurs corps. Il n'y a pas de société où les personnes manifestent une attitude passive et résignée face à la condition corporelle. Nous sommes très conscients du fait que le corps joue un rôle important dans l'orientation tout au long de la vie. L'identité corporelle est une réalité dynamique et mouvante. Dans ce livre, le corps est abordé dans une perspective interdisciplinaire allant de l'anthropologie à la philosophie en passant par la littérature et le théâtre.
La solidarité est essentielle à la vie en société. Elle est à la base des liens sociaux. Elle rend possible la socialisation des enfants, leur émancipation et leur accès à l'âge de raison. Elle motive des individus à s'engager auprès d'autrui. Tous éprouvent aisément des sentiments de solidarité pour les proches, mais il est plus héroïque de soutenir des personnes inconnues qui vivent loin de soi, en terre étrangère. A cet égard, la solidarité déborde les seuls liens de proximité entre personnes qui se côtoient quotidiennement. On observe des élans de solidarité pour des personnes accablées par une catastrophe naturelle ou par la misère dans un pays étranger. Ils sont nombreux ceux et celles qui montrent leur solidarité à l'égard des souffrants. Cette solidarité pourrait avoir sa source dans un sentiment humaniste qui veut que toute personne mérite qu'on l'aide sans attendre quoi que ce soit en retour. Ce livre s'intéresse aux solidarités humanistes qui éveillent l'espoir pour construire un monde meilleur.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.