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Eloge de l'autorité. Généalogie d'une (dé)raison politique
Damien Robert
ARMAND COLIN
33,55 €
Épuisé
EAN :9782200271879
Comment s?exerce l?autorité? Nous osons poser des questions incorrectes, philosophiquement dangereuses, politiquement inquiétantes. Pourquoi obéir et à qui? De quel droit et au nom de quoi, quelqu?un peut-il commander à un autre et l?obliger à accomplir ce qu?il ne veut pas nécessairement accomplir de son plein gré? Nous souhaitons affronter le problème de l?autorité par le biais plus radical d?une interrogation iconoclaste et mortifiante à la fois: pourquoi y a-t-il des chefs?La philosophie, au travers de plusieurs matrices de croissance, de confiance, de croyance, en a conçu la raison politique, analysé l?effectivité, critiqué les fâcheuses déviations, pour fonder l?augmentation légitime des êtres humains et féconder leur puissance commune pour atteindre le meilleur. Mais elle a aussi, à l?inverse, participé à la pathologie du chef adulé et divinisé d?une déraison politique. Elle a elle-même été coupable d?une fascination dégradante, entretenant la flamme qui la brûlera. Malheur au peuple qui a besoin... de chefs. Reste à savoir s?il peut s?en passer et lesquels il lui faut, comment les former, comment les remplacer et les contrôler démocratiquement?
Machiavel : ce nom semble maudit, tant il évoque la manipulation, le mensonge, la cruauté, la violence, la jouissance du pouvoir, les machinations, l'absence de scrupule et le cynisme de la bonne conscience. C'est surtout son ouvrage le Prince, véritable apologie du mal, qui symbolise ces attitudes diaboliques : se fondant sur une connaissance neutre de la nature humaine, Machiavel expose en effet dans ce livre, et de façon froidement méthodique, le principe créateur de l'efficacité et de l'ordre politique. Autrement dit : comment imposer durablement sa puissance de faire obéir d'autres hommes, quitte à sacrifier sa propre humanité et assumer la nécessité de fonder les lois et les vertus sur un mal... Après de nombreux siècles de débats sur cette oeuvre provocatrice qui a fait exploser la philosophie politique, Robert Damien propose ici des interprétations décisives pour nous aider à mieux comprendre cette pensée réputée aussi "saisissante qu'insaisissable", comme le dit Louis Althusser. Une mise au point magistrale, qui met en évidence notre obligation de réexaminer à neuf les conditions effectives d'une moralité publique capable de nous gouverner selon des lois communes, reconnues et efficaces ce qui nous amène tout droit à la question peut-être la plus sensible : quel en est le prix à payer ?
Les bibliothèques sont très utiles, elles servent à être brûlées. Un véritable complexe de Babel les disqualifie et appelle à l'incendie. Nous examinons dans cet ouvrage, les termes du procès d'aversion à travers quelques auteurs phares de la littérature moderne : Hugo, Nodier, Flaubert, Mallarmé, Proust, Sartre, etc. Tous dénoncent la bibliothèque profanatrice, classificatrice, totalitaire où règne un lecteur souverain, libre de ses préférences et électeur de ses primautés. Contre la caserne sinistre, ils revendiqueront le privilège d'extraterritorialité. Par la grâce de l'auteur, ils sont, eux, les créateurs de l'?uvre unique et indécomposable qui dit tout à tous, invalidant la bibliothèque de tous les autres livres : une Bible. Quelques-uns, méconnus et négligés, souvent à leur corps défendant, résisteront à l'antienne. Stendhal, Nerval, Baudelaire, Fourier, Proudhon, Bachelard, Eugène Morel, etc. feront de la bibliothèque la matrice des métamorphoses bénéfiques. Par ses procédures se conquiert un pluralisme cohérent de l'invention humaine. La modernité où s'affrontent des universels pluriels ne requiert-elle pas d'y trouver sources et ressources ?
Brillant et novateur, cet essai de Robert Markus connaît enfinsa première traduction française, après avoir fait l'objet denombreuses rééditions depuis sa parution à Cambridge en1990. Parallèlement à l'oeuvre de son collègue et ami PeterBrown, à qui l'ouvrage est dédié, Markus renouvelle notreperception des changements culturels et religieux del'Antiquité tardive, en scrutant ce moment-clé où la conscienceque les chrétiens ont d'eux-mêmes bascule après la conversionde Constantin. C'est autour de la définition d'une conceptionchrétienne du sacré (espace, temps, rites) que le christianismese transforme en une religion toute-puissante et universelle.Plutôt que de retracer les étapes de la christianisation enOccident, Markus étudie la façon dont les chrétiens réagirent àla conversion de l'Empire. Au prix d'une authentique crised'identité. Une synthèse clairvoyante et subtile, qui n'a pasd'équivalent en français. Robert Markus (1924-2010) fut l'undes plus grands historiens anglais du XXe siècle. Né àBudapest au sein d'une famille juive, il fuit avec ses parents lamainmise nazie sur l'Europe centrale en 1939 et s'installe enAngleterre où, après des études de chimie à Manchester, ils'oriente vers la philosophie médiévale et moderne. Convertiau catholicisme en 1946, il entre dans l'ordre dominicain avantde le quitter, en 1954, pour fonder une famille. Parmi ses trèsgrands livres, citons Saeculum: History and Society in theTheology of St Augustine (1970) et Gregory the Great and hisWorld (1997).
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Résumé : L'ouvrage décrit les principales caractéristiques psychopathologiques des psychoses, puis dégage leurs spécificités : délires chroniques (paranoïa), schizophrénies, psychoses aiguës, "psychoses thymiques" (mélancolie, manie, folie maniaco-dépressive). L'approche psychopathologique, soutenue par les auteurs, comporte deux niveaux complémentaires : la description des maladies et de leurs aspects psychologiques, la formulation des théories explicatives psychologiques des troubles. Ce livre s'adresse aux étudiants de psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.