Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mémoires d'une reine de Corée
Dame Hong ; Bouygues Claude ; Orange Marc
PICQUIER
8,00 €
Épuisé
EAN :9782809716627
Dame Hong, épouse du prince héritier qui devait devenir le vingt-deuxième roi de la dynastie Yi, commença à rédiger ses Mémoires en 1796, à l'âge de soixante ans, pour l'édification de son propre petit-fils, le roi Sunjo. Elle en a soixante et onze lorsqu'elle les termine. Elle tient la chronique minutieuse de la vie quotidienne à la cour, sous la discipline et l'étiquette rigoureuse de l'époque, en même temps que le journal de ses années de bonheur bientôt éclipsées par des tragédies familiales comme la folie du prince héritier, son époux, qui fut exécuté sur l'ordre de son propre père. Sans doute habituée à devoir maîtriser ses sentiments, elle parle avec une grande retenue, même si l'on sent poindre çà et là la colère, la peine ou l'indignation, dans une prose élégante et d'une rare délicatesse qui n'a pas d'équivalent dans la littérature coréenne.
On a voulu faire de cette ?uvre maîtresse de la littérature féminine japonaise, écrite par une aristocrate du XIIIe siècle, une sorte de confession impudique en costume médiéval. Mais le parfum de scandale qui s'attache aux libertés de m?urs de cette favorite, qui servit l'empereur GoFukakusa sans s'imposer une fidélité excessive, rêva un destin d'impératrice avant d'être renvoyée du palais et d'entrer dans les ordres, occulte l'originalité de sa voix. Version féminine du Dit du Genji, le Towazugatari accomplit la synthèse lyrique de nombreux genres classiques journal intime, chronique de la vie de cour, roman d'amour, recueil de poèmes, journal de voyage et récit de pèlerinage. Roman d'émancipation, récit de réappropriation d'un destin et d'une voix, Splendeurs et misères d'une favorite raconte la transformation d'un échec social en réussite poétique. Gagnant ainsi sa place dans la lignée des lettrés de sa prestigieuse famille, dame Nijô renoue avec le temps du rêve en dialoguant avec son père défunt : elle a conquis sa liberté sans offusquer les morts.
Dans l'univers de son précédent livre "8 magiciennes", L'équinoxe des dragons présente une nouvelle histoire richement illustrée et une annexe documentaire. Depuis toujours, la forêt interdite est emplie des créatures les plus effrayantes... Du moins, c'est ce que les lutins ont répété à Garf toute son enfance ! ⨠Dans l'obscurité des sous-bois, la jeune lutine fera face à des géants de feu et des lucioles bougonnes... mais elle traversera le voile de l'ignorance et s'émerveillera de la magie des rencontres et du partage. Les gentils et les méchants des contes de fées, c'est fini ! Vous allez découvrir, avec notre héroïne, que le merveilleux illumine chaque être... Et en annexe, des fiches documentaires tirées de la rencontre de l'autrice avec les fées et les dragons ! Un livre pour tous nos lutins emplis de magie, prêts à vaincre leurs peurs pour réunir l'univers...
Résumé : Le pavillon de Nosaka à Tôkyô est plein de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre amateur de saké, cohabitant avec les chiens, les oiseaux ainsi que les énormes crapauds du jardin. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréquentation des chats lui délivre moult enseignements sur l'existence, le rapport à la nourriture ou à la mort. Ses chroniques au jour le jour, souvent égayées par un sourire facétieux, se font aussi graves pour évoquer les souvenirs de chats hantant avec nonchalance les décombres de la guerre ou du tremblement de terre de Kôbe, énigmes de sérénité.
Au cours d?une nuit d?orage, à la demande du mandarin Tân, l?intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d?apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse. Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sontdécortiqués à l?aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives. C?est l?heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d?antan. C?est l?heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s?amassent les ténèbres d?un monde au bord du chaos.
Qui était Nishino, cet homme insouciant et farouche comme un chat, qui s'immisçait avec naturel dans la vie des femmes dont il faisait battre le coeur trop fort ? Dix voix de femmes prennent la parole pour tisser la figure d'un homme plein de charme et de mystère, nonchalant, touchant, insaisissable. Et en faisant son portrait, c'est elles-mêmes finalement qu'elles révèlent. Dix variations tissées de poésie, de mélancolie, de drôlerie, pour tenter de comprendre cet étrange sentiment que l'on nomme l'amour.
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".