Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Roger Nimier
Dambre Marc
L'HERNE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782851971685
Extrait de l'introduction de Marc DambreEn 1948, Roger Nimier s'impose à l'âge de vingt-trois ans avec son premier roman, Les Épées. S'attaquant sans tarder à l'ordre intellectuel et moral instauré après la Libération, il se livre à des provocations qui lui valent bientôt des ennemis et une réputation de factieux. Mauriac, Julien Green et Marcel Aymé n'en désignent pas moins Le Hussard bleu en 1950 pour le Goncourt, avant que la revue de Jean-Paul Sartre fasse de ce roman l'emblème d'un groupe littéraire. Cinq autres titres ont déjà paru quand le hussard annonce en 1953 qu'il abandonne le roman pour longtemps. Rupture de ce silence, D'Artagnan amoureux présage à l'automne 1962 un retour, quand survient l'accident mortel.Cinquante ans après, si déconcertant qu'ait été ce destin, le public et la critique n'en ont pas fini avec Roger Nimier. L'attestent son oeuvre au format de poche et plusieurs essais récents. Aucun livre, pourtant, ne met pleinement sous les yeux cette expérience singulière, vécue entre les années 1940 et i960. Ce Cahier veut combler ce manque. Il ambitionne ainsi de tenir le rôle de passeur auprès du lecteur actuel.Armée contre une époque jugée décevante, l'exigence de style qui caractérise Roger Nimier s'est affirmée à la fois dans Les Épées, Le Grand d'Espagne et les Journées de lecture, tout en le conduisant à jouer un rôle. Après avoir suggéré la complexité du personnage, ce Cahier s'attache successivement aux trois grands volets de l'oeuvre: le récit de guerre, la chronique, la critique littéraire.«Il passait en foule» a dit de lui Alexandre Vialatte. Entretien, journal, poème et autres formes tentent de rendre à travers le temps cette multiplicité. Parce que la relation amicale en est la valeur première, se trouve en ouverture la correspondance avec le camarade de lycée à la mémoire duquel sont dédiés Les Enfants tristes. Une place privilégiée revient aussi à l'être qui a incarné pour Nimier l'amitié au plus haut point, Stephen Hecquet, aux autres contemporains perçus comme des Hussards ou comme leurs ascendants. Ce «kaléidoscope» rappelle encore comment Nimier, entre la première interview et la dernière, se met lui-même en représentation, et comment, inversement, il a été introduit dans la fiction par Jean-Louis Curtis, Wijkmark et Antoine Blondin, entre autres. Façon de souligner que les esprits et les coeurs ont été marqués par cette personnalité dont on a sous-estimé la générosité et l'esprit de liberté: on le verra encore par les correspondances publiées dans ce volume. Sous l'angle littéraire ou privé, elles illustrent toute une vie, parfois même sur le mode de la mystification. Elles ont pour interlocuteurs ses camarades de lycée ou d'armée, des écrivains de sa génération et de grands aînés comme Céline et Paul Morand.L'empreinte de certains écrivains se mesure à l'imaginaire qu'ils ont créé ou recréé, pour Roger Nimier à la figure du hussard qu'il campe dans la fiction, et, en filigrane, dans ses critiques littéraires ou ses chroniques. Cette figure se construit d'abord avec les romans de Sanders à travers l'Histoire, comme discipline cardinale et comme rencontre vécue, dans Les Épées et Le Hussard bleu. Ce sont plaidoyers indirects pour l'innocence selon Claude-Edmonde Magny, ce que n'a pas toujours compris la critique immédiate, souvent polémique. L'écran du dandysme n'a pas davantage laissé voir que le contact avec l'événement, par la Seconde Guerre mondiale, passe au filtre d'un travail sur la langue aussi bien que sur la tradition littéraire et sur l'actualité. Il y a loin de L'Étrangère, récit du jeune hussard démobilisé, posthume jusqu'en 1968, aux mythes adolescents du Hussard bleu et à la réflexion sur les Mémoires. Un monologue inédit du jeune hussard Saint-Anne donne un exemple de ces métamorphoses.C'est un autre combat que Nimier a mené du Grand d'Espagne aux Journées de lecture, observable sur la durée puisqu'il s'est poursuivi pendant le silence du romancier. Le hussard est un écrivain qui s'expose, et si Roger Nimier a donné des coups, il n'a pas manqué d'en recevoir. Dans cette perspective ont été réunies des prises de position et des analyses d'hier et d'aujourd'hui autour du Grand d'Espagne, ainsi que la polémique de 1949 sur «les poumons de M. Camus», scandale comme l'a été la formule finale du Hussard: «Tout ce qui est humain m'est étranger.» Le mythe dandy a pu faire croire que Nimier se situait plus tard au-dessus de la «mêlée». De 1945 à 1962, les textes montrent une évolution plutôt qu'une rupture, ce qui n'est en rien contradictoire avec le refus de l'engagement littéraire prôné après-guerre. On le perçoit bien dans la critique, qui vaut toujours engagement, à condition d'entendre par là que la politique privée se soumet aux options esthétiques et s'y fond. Moyennant quoi, cette critique demeure aujourd'hui un accélérateur de lecture.
Jacques Perret s'est toujours défié des modes. Homme à paradoxes, il fut hostile au vichysme, mais monarchiste. Homme du passé, il fut aussi un aventurier aux expéditions lointaines, entre Maroc et Amérique du Sud. Quant à son oeuvre, contemporaine de l' "ère du soupçon" , elle a la saveur de l'ancien temps. Mais doit-on s'en plaindre, quand plus personne n'écrit avec un tel bonheur de plume ? Ces richesses un peu excentriques méritaient une monographie : la voici.
Résumé : UN ESSAI. Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. UNE ICONOGRAPHIE. Des illustrations nombreuses et variées proposent une interprétation visuelle originale. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
Résumé : La question des genres au XXe siècle englobe, à l'évidence, un grand nombre des problèmes que pose et se pose la littérature dans le siècle qui vient de s'achever. Nous avons hésité entre l'éclatement et l'effacement des genres. Le premier terme présente l'avantage de mettre en lumière l'explosion positive, l'émergence, la floraison de combinaisons inédites qui favorise la créativité au-delà des limites génériques. Il met ainsi l'accent sur une dynamique plus que sur un résultat.
Dans ce court essai, Russell s’attaquait aux sornettes, aux billevesées, aux bêtises, aux absurdités terriblement ordinaires de son temps, souvent contradictoires en elles-mêmes et pourtant ressassées infatigablement par nombre d’honnêtes gens. Force est de constater qu’une bonne part d’entre elles ont toujours cours sur le marché des discours creux et ridicules et qu’elles semblent, malgré les objections raisonnables mêlées d’ironie piquante que leur faisait Russell, n’avoir pas pris une ride.
Il a été un personnage si extraordinaire et si unique en son genre, que c'est avec beaucoup de raison que La Bruyère a dit de lui dans ses Caractères qu'il n'était pas permis de rêver comme il a vécu. A qui l'a vu de près, même dans sa vieillesse, ce mot semble avoir encore plus de justesse. C'est ce qui m'engage à m'étendre sur lui." Saint-Simon
L'anarchisme, au moins tel que je le comprends, est une tendance de la pensée et de l'action humaines qui cherche à identifier les structures d'autorité et de domination, à les appeler à se justifier, et dès qu'elles s'en montrent incapables, à travailler à les surmonter. Loin d'avoir "échoué", il se porte très bien. Il est à la source de beaucoup de progrès - très réels - des siècles passés, y compris depuis les années 1960-1970. Des formes d'oppression et d'injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, dans un passé récent, ne sont plus considérées aujourd'hui comme tolérables. C'est une réussite, pas un échec. N. C.
Parmi les philosophes français contemporains, André Comte-Sponville occupe une place très particulière. Il fut une sorte d'éclaireur, sinon de pionnier. Par la simplicité et l'élégance de son écriture, par son souci de clarté, il a su rendre la philosophie accessible à un public élargi. La philosophie entendue stricto sensu. Car il est un philosophe à part entière, sorti des meilleures écoles, qui a construit au cours des années une philosophie ambitieuse et forte (en particulier morale), à travers divers ouvrages dont quelques traités. C'est l'un d'entre eux, sans doute le moins "technique", le Petit traité des grandes vertus, paru en 1995, qui lui assura une audience considérable, au-delà même de nos frontières.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.