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Sainte Jeanne-Antide Thouret
Daloz Lucien
NOUVELLE CITE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782853135146
La vie de Jeanne-Antide Thouret est une aventure, marquée par une passion : le service des pauvres, " ces membres souffrants de Jésus Christ ", et par un événement : la Révolution française. Née en 1765 à Sancey, dans le Doubs, elle entre à 22 ans chez les Filles de la Charité. Chassée par la Révolution, elle passe en Suisse, puis en Bavière, d'où elle revient seule, à pied. De retour à Besançon, où la misère est grande, elle fonde une congrégation pour " le service corporel et spirituel des pauvres". Appelée au Royaume de Naples par la Mère de Napoléon, elle fait reconnaître sa congrégation par le Pape. L'archevêque de Besançon la bannit alors de ses premières fondations, et elle meurt en exil, à Naples, en 1826. Elle est canonisée en 1934, " servante infatigable de fa charité". Elle n'a pas composé de traité de vie spirituelle. Mais elle n'a rien enseigné à ses filles qu'elle n'ait elle-même vécu. C'est pourquoi son témoignage est tellement authentique.
Le domaine du burnout connaît un excès de rhétoriques et de messages peu aidants pour des sujets en plein doute professionnel ou en désarroi personnel ; mais a-t-on seulement écouté les intéressés ? Mieux aborder le burnout fut justement le projet d'études cliniques, de groupes de parole et de suivis thérapeutiques entamé il y a trente ans, dont un panel significatif est présenté ici. Des femmes et des hommes y évoquent leurs difficultés, leur démotivation, leur famille et toutes sortes d'arbitraires rencontrés, mais affirment surtout qu'il ne faut pas les juger à l'aune de leur situation actuelle. En témoignant qu'il n'en a pas toujours été ainsi se dessine une riche psychologie de l'état de burnout tour à tour empreint de désillusions, de colère, de cynisme, d'ennui, de dépressivité ou du sentiment d'être mal situé. Tout un méli-mélo de ressentis et de processus émotionnels, cognitifs ou relationnels qui est à démêler afin de repérer les points utiles pour une prise en charge efficace.
Beaucoup de livres ont été écrits sur l'Eucharistie. Le chemin que suit cet ouvrage est différent. Il voudrait être précisément un chemin d'initiation. Une sorte de "catéchèse mystagogique": aux origines du catéchuménat, les "catéchèses mystagogiques" ne précédaient pas la célébration, elles la suivaient. Cela prouve bien que des chrétiens qui ont l'habitude de participer à la célébration de l'Eucharistie ont encore besoin d'être instruits de son mystère. En partant de la célébration elle-même, et spécialement de la troisième prière eucharistique, la plus utilisée, Mgr Daloz nous fait mieux comprendre le sens du rite, la place des paroles prononcées, la notion d'assemblée et de communauté en prière. Il nous permet ainsi de retrouver le sens, ou mieux le goût, de ces paroles et de ces gestes à travers lesquels, aujourd'hui comme hier, Jésus nous rend présent son grand amour et l'amour du Père des cieux. Biographie de l'auteur Mgr Lucien Daloz a été successivement évêque de Langres et archevêque de Besançon. Docteur en théologie, après une thèse sur saint Jean Chrysostome, il a en particulier publié chez DDB une "Lecture spirituelle" de chacun des quatre Evangiles. Il est maintenant archevêque émérite, et conseiller spirituel de Vie Montante Internationale.
Résumé : Jean-Pascal Daloz est Directeur de recherche au CNRS (UMR SAGE, Strasbourg) et préside le comité des recherches comparatives de l'association internationale de sociologie. Ses nombreux ouvrages sur les élites, la distinction ou l'analyse culturelle lui ont valu une reconnaissance certaine à l'échelon international et d'être invité à effectuer des séjours de longue durée aux Universités d'Oxford et de Yale notamment.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
On parle souvent des premiers siècles de l'Eglise comme du temps des Pères. Pour la plupart ce sont des pasteurs, des moines, exceptionnellement des laïcs. Mais tous sont des hommes. Que dire alors des femmes, des chrétiennes de l'époque ? Il est d'ailleurs caractéristique de remarquer le très petit nombre d'écrits laissés par elles. II est vrai que ce phénomène est général dans l'Antiquité. Au premier regard donc les femmes ne semblent pas avoir eu une place importante en ce temps-là. Pourtant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'elles eurent un rôle fondamental dans la vie de l'Eglise tant dans le développement d'une vie familiale authentiquement chrétienne que dans le monachisme. Ce numéro ne prétend pas traiter la question des femmes au temps des Pères. Mais, pour faire découvrir la variété des vies chrétiennes menées par ces femmes, il en présente quelques exemples au quatrième siècle. Il y a tout d'abord la vie familiale avec Macrine soeur aînée de Basile de Césarée et de Grégoire de Nysse. Il y a aussi la vie des premières moniales. Mais peut-être plus original encore est ce cercle de femmes du monde à Rome qui s'est constitué autour de Jérôme. Deux traits différencient ce groupe des autres patriciennes : une vie chaste et austère jointe à l'étude non seulement des Ecritures mais aussi d'ouvrages théologiques. Une véritable révolution par rapport à la société environnante. Tous ces exemples n'épuisent pas le sujet. Mais ils témoignent d'une réelle diversité de vie qui pourtant dans son fond vise le même but, vivre en communion les uns avec les autres. C'est ce qu'illustre encore l'amitié entre Basile et Grégoire de Nazianze dans un article qui fait le lien avec le numéro précédent. J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.