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L'épuration. Une histoire interdite. Les miliciens de Haute-Savoie
Dallest Jacques ; Bruttmann Tal
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204147583
C'est en grand magistrat, spécialiste des cold cases, que Jacques Dallest, de retour dans sa région natale, instruit soixante-cinq ans plus tard l'une des pages les plus noires de l'Epuration. Une révélation sismique sur la face cachée de notre histoire récente. Bouleversant. Salutaire. Eté 1944. L'Epuration commence, dans le sillage de la Libération. Une page sombre de l'histoire de France est en train de s'ouvrir. En Haute-Savoie, quatre-vingt-dix-sept miliciens sont arrêtés et jugés. Soixante-seize d'entre eux seront fusillés dans les heures suivantes. Nulle part ailleurs l'Epuration n'aura été si radicale, si sanglante. Avec effroi et minutie, Jacques Dallest en restitue l'horreur et l'ampleur. C'est avec l'oeil du magistrat, mais aussi de l'enfant du pays, qu'il revient sur les événements troubles de la période et sur le plus grand procès, par le nombre des accusés, jamais ouvert alors. La Milice de Haute-Savoie, police paramilitaire de Vichy, a été l'une des plus actives de France. Mais cette sentence, quoique attendue, était-elle juste ? Pour la première fois, un procureur général s'empare du dossier et réalise une étude factuelle, sans parti pris, s'appuyant sur de nombreuses archives et des témoignages inédits. Un grand livre d'histoire contemporaine aux fortes résonances actuelles.
Résumé : C'est à un véritable voyage au pays du crime que nous invite le procureur Jacques Dallest. Magistrat de terrain, l'auteur n'a pour autre ambition que de montrer les crimes de sang dans leur diversité et leur complexité. Dans leur épaisseur sordide aussi. Il revient aussi bien sur les grandes affaires qu'il a eu à traiter ? l'affaire Érignac, les règlements de compte en Corse ou encore les meurtres dans les quartiers nord de Marseille ? que sur les crimes les plus " ordinaires " : femmes criminelles, crimes sexuels, cold cases (affaires non résolues)? Travail d'enquête, ambiance sur les lieux du crime, confrontation avec les criminels, pression médiatique? L'auteur raconte avec une rare franchise la réalité tangible d'un assassinat, sans voyeurisme mais avec le souci d'être réaliste et précis sur ces circonstances. Il dévoile les sentiments qui animent le magistrat quand il se trouve confronté à l'indicible, l'émotion qui le prend à la gorge. Car les pires dangers qui le menacent sont le cynisme et l'indifférence. Son témoignage se lit comme un véritable polar et donne à voir une autre image du fonctionnement de la justice et des coulisses du crime.
Résumé : Le 7 mai 1806, à 4 heures du matin, la police parisienne découvre rue des Anglais, dans le quartier du Panthéon, sur la rive gauche non loin de la Seine, le cadavre d'une jeune femme totalement nue, la tête enveloppée de vieux linges et les mains et les jambes liées. Il s'agit sans doute d'un féminicide, mais l'affaire n'a jamais été élucidée et la victime est restée anonyme. Les sources sur cette affaire sont en outre très peu nombreuses, comme si celle-ci s'était évaporée, rendant illusoire toute tentative de résolution. Pourquoi dans ces conditions mener une enquête historique ? Pour comprendre l'histoire de ce corps mort et anomique en le replaçant dans son contexte spatio-temporel, celui de la capitale d'un Empire napoléonien au faite de sa puissance, tout en interrogeant les conditions de production d'une affaire non élucidée. Quel est le théâtre du corps ? Comment l'enquête policière a-t-elle été menée ? Quelles sont les pistes possibles ? C'est à ces questions que tentera de répondre ce livre.
Résumé : Survivant du tueur, le gendarme Henri Klinz a enquêté sur l'affaire Conty pendant 35 ans. Ce livre est son témoignage. Pierre Conty, militant anarchiste, fondateur d'une communauté hippie a été condamné à mort par contumace en 1980 pour le meurtre de 3 personnes. Il n'a jamais été arrêté.
Résumé : Le procureur Jacques Dallest nous invite à un fascinant voyage au pays du crime. Il revisite trente années de tragédies sanglantes et nous montre les assassinats dans leur diversité et leur complexité. Dans leur épaisseur sordide aussi. Il revient sur les grandes affaires qu'il a eu à traiter ? l'assassinat du préfet Érignac, les règlements de comptes en Corse ou dans les quartiers Nord de Marseille ?, mais aussi sur les crimes du quotidien : abus sexuels, affaires classées, violence ordinaire? Travail d'enquête, ambiance sur les lieux des tueries, confrontation avec les accusés, pression médiatique? L'auteur raconte avec une rare transparence la réalité tangible, sans voyeurisme mais avec le souci d'être précis sur les circonstances. Il dévoile aussi les sentiments qui l'animent quand il se trouve confronté à l'indicible. Car les pires dangers qui menacent un homme de justice sont le cynisme et l'indifférence. " Il éclaire la face sombre d'une société. " L'Express
Résumé : L'Occupation vécue côté allemand, une synthèse inédite appelée à devenir un ouvrage de référence. Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris. C'est le début de quatre longues années d'occupation de la France. Comment les Allemands l'ont-ils envisagée ? Comment l'ont-ils préparée ? Quelles idées se faisaient-ils de leurs voisins d'outre-Rhin ? Comment se sont-ils comportés avec eux, à Paris ou en province ? Ont-ils manifesté de l'empathie pour les populations qui subissaient vexations et pénuries ? Ou au contraire de la morgue à l'encontre des vaincus qu'ils dépouillaient ? Comment ont-ils vécu entre eux ? Ont-ils été libres d'agir comme ils le souhaitaient ? Quelles sont les images qu'ils conserveront après-guerre de cette période si particulière ? Telles sont, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions auxquelles répond Eric Alary dans cet ouvrage novateur. D'une plume alerte, puisant essentiellement aux sources allemandes, en grande partie inédites, il livre une histoire à la fois renouvelée - bien loin des poncifs habituels et des simplifications a posteriori - et incarnée, grâce aux nombreux destins individuels dont il se fait l'écho au moyen de témoignages éclairants. Cette grande synthèse, où se toisent regards français et allemands, arrive à point nommé pour combler un manque sur cet épisode tragique.
Marrus Michael ; Paxton Robert ; Delmotte Margueri
Résumé : Dans ce livre qui fut un événement lors de sa première parution en 1981, les historiens nord-américains Michaël R. Marrus et Robert O. Paxton révélaient que la politique antisémite menée en France dès l'été 1940 était due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. A l'époque, la question de la responsabilité du régime dé-Vichy n'était déjà plus complètement refoulée mais le sujet était traité en marge et l'accès aux archives françaises et allemandes extrêmement laborieux. Beaucoup de choses ont changé depuis (ouverture des archives, reconnaissance du rôle de l'Etat français dans la déportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs d'étudier une matière abondante pour approfondir et affiner leur démonstration.
Résumé : Trois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises. Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel - photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée - qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine. Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.
Résumé : Amorcée dès 1940, la Résistance parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : elle évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir. Unanimement salué, ce livre complet, accessible et vivant aborde sans tabous l'ensemble de ces enjeux. Il offre, pour la première fois, une vision globale d'un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu.