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La vie secrète de Salvador Dali
Dali Salvador
GALLIMARD
13,00 €
Épuisé
EAN :9782070763740
« Suis-je un génie? » Pour Salvador Dali la réponse est oui. Pour lui, cela ne fait pas le moindre doute depuis l'enfance. « Regarde! Salvador Dali vient de naître. Le vent a cessé de souffler et le ciel est pur. La Méditerranée est calme et sur son dos lisse de poisson, on peut voir briller comme des écailles les sept reflets du soleil. Ils sont bien comptés et tant mieux car Salvador Dali n'en voudrait pas plus! C'est par un matin semblable que les Grecs et les Phéniciens ont débarqué dans les golfes de Rosas et d'Ampurias pour y préparer le lit de la civilisation et les draps propres et théâtraux de ma naissance, s'installant au centre de cette plaine de l'Ampurdan qui est le paysage le plus concret et le plus objectif du monde. » Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. Dali s'y dépouille de ses secrets avec une impudence insolente. Une autobiographie passionnante et outrancière à l'image du peintre.
Résumé : "Dali est un génie", proclamait Dali. A qui en douterait encore, Les Pensées du Maître rassemblées dans cet ouvrage, dont nombre d'inédits, opposent un formidable démenti. Que ce soit sur la peinture, sa vie, la religion, l'amour, les provocations daliniennes fusent, surprenantes et irrésistibles. L'humour de "la plus grande imagination de ce siècle" est semblable au personnage : fantasque, foudroyant et dérangeant. 'L'unique différence entre un fou et moi, c'est que je ne suis pas fou', prétendait le peintre. Chacun jugera. Mais ce génie de l'autocélébration avait le courage de ses opinions : 'Un fait est certain : tout, absolument tout ce que je dirai ici est entièrement de ma faute et uniquement de ma faute.' "Je hais la liberté : elle oblige à choisir." "La différence entre les surréalistes et moi, c'est que moi je suis surréaliste." "Si les classiques sont froids, c'est parce que leur flamme est éternelle." "Ne craignez pas la perfection. Vous n'y parviendrez jamais."
Réédité en tirage limité, Journal d'un génie est ici accompagné d'un DVD du court-métrage Un chien andalou de Luis Bunuel. Premier film surréaliste, cette ?uvre nous transporte dans un spectacle aux dangers protéiformes. Tels les mots d'un cadavre exquis, les images s'enchaînent, malmenant personnages et objets... Salvador Cali, coscénariste, est déjà un génie.
Dans ce pamphlet illustré de nombreux dessins, Salvador Dali oppose le génie français, qu'il dit analytique, au génie espagnol, qu'il définit comme mystique. Il en a assez, dit-il, de notre « cassoulet cartésien », et règle son compte à l'art moderne et aux critiques, avant de rendre Picasso responsable de la « laideur généralisée », - tout en disant que, au moins, il a tué le classicisme triste à la Bernard Buffet ! Après avoir exalté la « sculpture hystérique », Dali revient à sa fameuse théorie de la « paranoïa critique » et termine sur la physique nucléaire appliquée en matière de peinture. Style pétaradant et baroque, provocation. Il revendique au début du livre le surnom d' « Avida Dollars » que lui avait donné André Breton, mais c'est pour mieux défendre ce qui est, en réalité, un profond goût de la peinture. L'ouvrage est réédité à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance de Dali, qui donnera lieu à de nombreuses publications chez d'autres éditeurs.
"Suis-je un génie ?" A cette question posée en tête de son livre, Salvador Dali répond en trois cents pages. Pour lui, cela ne fait plus de doute depuis son enfance. Il a eu, jusqu'au vertige, la conscience de son génie. C'est, paraît-il, un sentiment intime très réconfortant. Ses parents l'ont prénommé Salvador parce qu'il était destiné à être le sauveur de la peinture menacée de mort par l'art abstrait, le surréalisme conformiste, le dadaïsme et, en général, tous les "ismes" anarchistes issus de la Première Guerre mondiale. Le premier, Dali réclame l'honneur de retrouver la Tradition, mais après avoir expérimenté lui-même toutes les tentatives désordonnées de son temps. Ces étapes, il les a parcourues à une allure foudroyante, rejoignant d'un bond le Surréalisme, le personnifiant un court instant, le dépassant ensuite d'un autre bond pour aboutir des "montres molles" à ces deux chefs-d'oeuvre contemporains que sont la "Madonne de Port Lligat" et le "Christ d'après Saint-Jean de la Croix". Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. L'auteur s'y dépouille de ses secrets avec une impudeur insolente, un humour débridé, une cocasserie étincelante. Les adversaires de Dali y puiseront leurs petits arguments. L'auteur s'en moque puisque sa peinture répond pour lui. Les admirateurs de Dali découvriront, au contraire, ce qui fait la grandeur profonde de ce Catalan parti à la conquête du monde, et luttant seul contre les forces obscures de l'informe et du nihilisme. On ne s'étonnera pas non plus que cet oeil infaillible de peintre ait su voir, noter, retenir et faire revivre pour nous le monde qui l'a entouré, le snobisme dont il se gorge, l'ambition qui le dévore". Michel Déon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.