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Sida : la course aux molécules
Dalgalarrondo Sébastien
EHESS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782713218217
Comment rendre compte de l'expérience du sida? La démarche originale de Sébastien Dalgalarrondo - suivre des molécules, des laboratoires à la diffusion des traitements - permet d'éclairer sous un nouveau jour les relations complexes et trop souvent caricaturé entre quatre protagonistes : médecins, laboratoires pharmaceutiques, pouvoirs public et associations de malades. L'enquête révèle les effets néfastes d'une recherche clinique dominée par les enjeux économiques où la science côtoie le marketing. Elle souligne les avantages mais aussi les risques d'une intervention des " profanes " dans le champ exposé de l'innovation médicamenteuse. Elle nous rappelle qu'il serait naïf de voir dans les mouvements associatifs, aussi experts soient-ils, une nouvelle incarnation du bien public. Sida : la course aux molécules fournit un regard nouveau sur la maladie; c'est l'un des premiers livres d'une sociologie en cours de constitution, celle du médicament.
Résumé : Qu?est-ce qui coince ? La France n?est pas la Grèce, mais elle se révèle tout aussi incapable de faire les réformes qui lui permettraient d?échapper à un lent déclin. En 2007, Nicolas Sarkozy a promis une " rupture " : elle a été invisible. En 2012, François Hollande a promis le " changement " : il est homéopathique. Pourquoi nos présidents, dotés de larges pouvoirs, se contentent-ils de réformettes ? Et si la France souffrait d?abord d?anémie démocratique ? Et si on avait juste oublié qu?en démocratie, un gouvernement doit représenter une majorité d?électeurs. S?il veut vraiment gouverner ! Combien pèsent les Républicains dans l?opinion ? Moins de 25% ! Combien pèse le PS ? Pas davantage ! Et si on arrêtait les conneries ? Comme dans la plupart des autres pays européens, il faut former un gouvernement de coalition. Si Marine Le Pen est au deuxième tour en 2017, c?est un président droite-gauche (hier, on aurait dit UMPS) qui sera élu. Depuis les régionales de décembre 2015, on sait qu?on ne pourra plus tricher avec cette réalité. Que cela plaise ou non aux partis, la France doit changer de culture politique. Passer du culte de l?homme providentiel à la recherche de compromis. Ce serait se condamner à l?impuissance ? Au contraire ! C?est la condition pour retrouver un dynamisme collectif, en démocratie.
Résumé : La promesse d'optimisation de soi a colonisé notre quotidien. Les individus sont désormais enjoints d'optimiser leur corps, leur alimentation, leur sexualité, leurs performances physiologiques et cognitives, leur vie biologique et sociale. La normalité de l'expérience d'un corps "sain" et d'une vie satisfaisante serait ainsi à construire par un ensemble d'activités d'auto-surveillance et d'autocontrôle visant a l'amélioration constante de ses capacités. S'il s'inscrit dans une lecture critique de la logique néolibérale de performance, l'enjeu de ce numéro est surtout de révéler "l'autre face" de l'optimisation, à partir d'un spectre contrasté et original de promesses comme la stérilisation volontaire, les régimes véganes ou sans gluten, le micro-dosage de LSD ou encore le Quantified Self. Au plus près des individus, de leurs pratiques et de leurs représentations, l'objectif est d'observer comment ceux-ci s'approprient les promesses mélioratives, adoptent ou rejettent les injonctions morales du marché de la performance, de la santé et du bien-être, et s'organisent individuellement ou collectivement pour construire des expérimentations de soi.
Le prochain président sera-t-il celui du redressement de la France ? Tous les cinq ans, les Français y croient. Et puis, rapidement, ils déchantent. Pourquoi ? Qu'est ce qui coince ? Pourquoi la France se révèle-t-elle incapable de faire les réformes qu'ont menées la plupart des autres pays européens ? Et si la France souffrait d'abord d'anémie démocratique ? Depuis le début de ce siècle, les différents présidents ont eu tout pouvoir de faire. Mais dans une démocratie, disposer d'une majorité à l'Assemblée ne suffit pas. Encore faut-il représenter une majorité d'électeurs, si l'on veut vraiment gouverner ! Or combien pèsent aujourd'hui dans l'opinion les partis dits de gouvernement ? Moins de 30 % ? Et si on arrêtait les conneries ? Comme chez nos voisins, il faut dépasser le clivage droite-gauche, envisager des gouvernements de coalition.
Est-il possible qu'un corps, lassé d'obéir, n'en fasse soudain qu'à sa tête? Tel est le syndrome qui frappe le héros de ce livre: un jour, ses mains, ses pieds, ses bras accomplissent des gestes surprenants; son corps lui échappe, lui donne des ordres, bouscule son destin et l'entraîne vers des aventures énigmatiques au terme desquelles il se retrouve, un arc à la main, sous le pont de l'Alma... Que s'est-il donc passé? Pourquoi les journaux détaillent-ils le meurtre d'un inconnu dont la gorge a été transpercée par une flèche? Le voici condamné à enquêter sur... lui-même. Roman policier à suspens, variation sur le thème de la dépossession de soi, intrigue métaphysique sur fond de fait divers, ce roman, qui emprunte autant à Simenon qu'à Marcel Aymé, mêle brillamment les genres et les conventions pour le plus grand plaisir du lecteur.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?