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Les chemins du printemps
Daix Pierre
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246008286
Est-ce l'histoire qui tourne en rond ou une fidélité du coeur et de l'âme qui conduit certains êtres à fouler les mêmes chemins à cinquante ans d'intervalle ? Voici Laurette : après l'hécatombe de 1914-1918, à l'époque des "garçonnes", elle a cru trouver l'indépendance dans un mariage blanc avec son cousin le romancier Saint-Gilles, compagnon de route des communistes. C'est un psychanalyste hongrois, Laszlo, qui lui fait entendre l'irrésistible appel de la passion. Mais l'idéal qui les unit les séparera : guerre d'Espagne, Résistance où périt leur fils Pierre, avènement du socialisme en Europe centrale où Laszlo, accusé de trahison, disparaît dans l'hiver stalinien. La petite-fille de Laurette, Maria-Laura, a dix-huit printemps en mai 1968. Elle fait la connaissance d'un étudiant pragois, Roberto. Leur ferveur est singulièrement mise à l'épreuve par les normalisations parallèles qui mettent fin au soulèvement des étudiants parisiens et, à Prague, à l'expérience du "socialisme à visage humain". Chacun de son côté, ils suivent les chemins de la désillusion, avant de se retrouver et de se redécouvrir six ans après comme deux naufragés sur un îlot de liberté et de tendresse. Aux destins de Laurette et de Maria-Laura se nouent ceux de figures variées d'un monde que nul mieux que Pierre Daix n'aurait su décrire : milieu d'intellectuels et d'artistes dits progressistes, "bourgeois rouges" pour certains, pionniers du "nouveau" pour d'autres.
Aux tous derniers jours de l'Allemagne nazie, Julia - dont le mari s'est tué à Paris pour lui épargner la torture dans les locaux de la Gestapo -, Claudine, infirmière communiste, Lucette, mannequin de haute couture, Gisèle, violoniste, se trouvent brusquement libérées d'un centre de réclusion en Saxe. Katie, officier anglais sortie d'un camp de la mort, les y rejoint. Elles découvrent qu'elles sont un gage dans une tentative de paix lancée lors de la chute du Reich par Himmler, patron des SS. Ceux-ci se déchargent de la tâche de les conduire en Suède sur Franz Werfer, lieutenant de la Wehrmacht. Tandis que les armées russe et américaine établissent leur jonction sur l'Elbe, ces femmes rencontrent le fond de l'enfer dans l'Allemagne disloquée. Franz se décide alors à les conduire chez les Alliés tout proches. Roger, maquisard reconverti en correspondant de guerre, va les y escorter. Charles, rescapé, attend Julia au Lutetia, à Paris, où rentrent les déportés. Tel est le point de départ du roman Les revenantes. La victoire venue, qui voudrait entendre d'où et de quoi elles reviennent? Et pourront-elles retrouver la vie "normale" des jours sans guerre? Pierre Daix a vécu, à la fin d'avril 1945, la libération des femmes occidentales détenues à Mauthausen. Il a écrit entre 2001 et 2008 ce roman de survivant qu'il a porté sa vie durant. Biographie de l'auteur Né en 1922 à Ivry-sur-Seine, Pierre Daix a interrompu des études d'histoire pour entrer dans la Résistance à l'automne 1940, puis a été déporté à Mauthausen. Rédacteur en chef des Lettres françaises de 1948 à 1972, il collabore après 1980 au Quotidien de Paris et au Figaro littéraire. Il a publié, entre autres, seize romans et une autobiographie: Tout mon temps. Historien d'art, il a également écrit de nombreuses monographies de peintres.
Résumé : " L'Histoire se charge de vous apporter des scénarios que Personne n'aurait imaginés. Quand j'ai publié, il y a un quart de siècle, J'ai cru au matin, je croyais en avoir fini avec le communisme dont je m'étais séparé après 1968 et d'autant mieux que j'annonçais à la dernière page que le Parti-État soviétique ne serait pas éternel. Sa chute a mis au grand jour les secrets les mieux gardés du parti auquel j'avais adhéré au moment de son interdiction, en septembre 1939, et a changé - parfois radicalement - l'éclairage des crises que j'y ai vécues. Le lycée Henry-IV avait ouvert au gamin de banlieue que j'étais l'enseignement de l'Histoire et, fait plus rare, de l'art. J'y ai trouvé l'oxygène de ma survie intellectuelle durant mes années de prison et de déportation à Mauthausen mais aussi quand, face au stalinisme, je me suis divisé entre ma complicité avec Picasso et mon rôle aux Lettres Françaises auprès d'Aragon. Tout mon temps retrace l'expérience de ma réunification à travers mes livres, ma passion pour l'art, mes combats au côté des dissidents de l'Est et la reconquête de ma liberté. ". P Daix.
Il est des amitiés qui changent le cours de l'histoire. Au début du XXe siècle, la rencontre de Georges Braque et Pablo Picasso donne naissance à un langage pictural entièrement renouvelé. En l'espace de quelques années, les deux peintres, unis dans ce que Braque appelle la "cordée en montagne", gravissent des sommets, explorent des régions formelles jusqu'alors inconnues. Ensemble, ils inventent le cubisme, qui aura une influence décisive sur l'évolution de l'art moderne. Pierre Daix a été l'ami de Picasso, avec qui il a réalisé le catalogue raisonné de son cubisme (1907-1917). Il a conçu avec William Kubin et Edward Fry l'exposition "Braque and Picasso Pioneering Cubism" en 1989 au Museum of Modern Art à New York. Dans cet album de l'exposition rétrospective "Georges Braque" aux Galeries nationales du Grand Palais, il retrace avec une précision lyrique l'itinéraire croisé de ces deux immenses artistes.
Durant les deux décennies qui s'étendent des années 1930 à 1950, Paris a été le théâtre d'une vie artistique intense. De Montparnasse à Montmartre, de Pigalle à Saint-Germain-des-Prés, écrivains, artistes et photographes se rencontrent, multiplient les échanges, nouent des amitiés. L'Exposition coloniale de 1931, l'Exposition internationale de 1937, les années d'Occupation, les exils forcés ou la Libération: tous ces événements nourrissent et rythment leurs créations. Dans cet ouvrage, paroles d'artistes, portraits de photographes et regard d'historien se croisent pour offrir au lecteur un panorama unique et particulièrement vivant de la ville lumière, alors phare de la création artistique.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...