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LA VIE DE PEINTRE D'EDOUARD MANET
DAIX PIERRE
FAYARD
16,25 €
Épuisé
EAN :9782213012872
La biographie de Manet paraît de prime abord trop simple : le scandale du Déjeuner sur l'herbe en 1863 n'est-il pas retenu comme acte de naissance de la peinture moderne ? Or, sitôt que nous voulons nous rapproher, l'homme nous échappe. Nous ne nous sentons jamais à la bonne distance : ses tableaux semblent peints de la veille, gardent le charme le plus actuel, le plus surprenant, mais sa vie intime victorienne se situe à des années-lumière de notre fin du XXe siècle. Manet semble au surplus n'avoir aucune conscience de changer la peinture, seulement de se mettre en face des choses et de les peindre comme il les voit. Mais personne ne s'était encore mis en face de ces choses-là, ne les avait ainsi vues, et nul ne les avait ainsi peintes. Alors, il va user sa vie à se faire reconnaître par un Salon qui le hait, tandis qu'un siècle après sa mort, il reste au coeur même de la crise de la peinture. Tenter de faire parler ce peintre, c'est bien se plonger dans un tournant capital de notre histoire culturelle, celui de la naissance de l'impressionnisme comme du tournant de la poésie avec Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé. Cela revient à prendre la mesure de ce qu'a signifié la modernité au moment où nous devons nous demander ce qui va la suivre. C'est pourquoi j'ai constamment placé cette biographie sous le double éclairage de la distance entre Manet et ses devanciers, voire ses contemporains, et des secrets qu'il a mis au jour pour ses cadets, pour Cézanne comme pour Picasso, et qui sont devenus les signes mêmes de la peinture. P. D.
Pierre Daix est journaliste et écrivain. Il est l?auteur de plusieurs ouvrages sur Pablo Picasso, dont il était l'ami, de plusieurs ouvrages d?art sur d'autres artistes, d?articles et de livres sur son expérience communiste et sur son expérience concentrationnaire à Mauthausen et des romans.
Il est des amitiés qui changent le cours de l'histoire. Au début du XXe siècle, la rencontre de Georges Braque et Pablo Picasso donne naissance à un langage pictural entièrement renouvelé. En l'espace de quelques années, les deux peintres, unis dans ce que Braque appelle la "cordée en montagne", gravissent des sommets, explorent des régions formelles jusqu'alors inconnues. Ensemble, ils inventent le cubisme, qui aura une influence décisive sur l'évolution de l'art moderne. Pierre Daix a été l'ami de Picasso, avec qui il a réalisé le catalogue raisonné de son cubisme (1907-1917). Il a conçu avec William Kubin et Edward Fry l'exposition "Braque and Picasso Pioneering Cubism" en 1989 au Museum of Modern Art à New York. Dans cet album de l'exposition rétrospective "Georges Braque" aux Galeries nationales du Grand Palais, il retrace avec une précision lyrique l'itinéraire croisé de ces deux immenses artistes.
Mauthausen, créé comme camp de concentration pour « irrécupérables » dès l'annexion de l'Autriche par Hitler, servit d'abord à exterminer des Tsiganes, des Juifs, des antifascistes autrichiens. Les nazis y envoyèrent fin 1939 des milliers d'officiers polonais ; après la défaite de la France, autant de républicains espagnols, encore plus de prisonniers soviétiques, des résistants tchécoslovaques, enfin de grands convois de Français en 1943 et surtout 1944. À partir de 1943, Mauthausen travaillant pour l'industrie de guerre, ses kommandos s'étendirent sur toute l'Autriche jusqu'en Croatie. En six ans, on y dénombra plus de 150 000 morts.Arrivé en mars 1944, Pierre Daix connut d'abord la célèbre carrière du camp, puis, parlant allemand, entra dans l'administration et l'organisation de résistance dont il retrace ici le développement et rend hommage à ses créateurs, les Espagnols, dont il avait rassemblé les témoignages dans Triangle bleu en 1969. Il la montre aux prises avec les drames de la fin du camp : l'arrivée des évacués d'Auschwitz, l'évasion collective des Soviétiques du sinistre « block 20 », pour en venir au chaos d'une libération impréparée par les Alliés qui coûta des centaines de morts en trop. Il confie à l'Europe le soin d'en tirer les leçons.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.