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Livre d'heures du maître
Dainville François de
BEAUCHESNE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782701004655
Les maîtres chrétiens de tous les temps ont eu la conviction que l'éducation des enfants, plus qu'aucune autre oeuvre humaine, était avant tout l'oeuvre de Dieu. Nous parlons en vain aux oreilles si Dieu ne parle au coeur de ceux qui nous écoutent. Or rien ne nous concilie l'aide de Dieu, et l'attire sur eux, comme la prière. Aussi n'est-ce pas seulement parce qu'ils sont prêtres, religieux, chrétiens, mais parce qu'ils sont maîtres, que les maîtres ont besoin d'être des âmes de prière. La prière leur obtiendra la sagesse, l'esprit d'intelligence pour instruire, la prudence, la patience et les forces nécessaires pour s'acquitter exactement de leur fonction, en même temps qu'elle préparera leurs élèves à bien recevoir leurs enseignements. Il était naturel que, pour solliciter les grâces propres de leur état, les maîtres élaborent des formules particulières. Ainsi Saint Thomas inventa, à son usage, des prières pour dire avant d'étudier, d'écrire ou de prêcher, qui ont été récitées pendant des siècles par beaucoup de maîtres. A vrai dire, les progrès de cette spiritualisation du métier remontent surtout à la Renaissance, Il faut les attribuer à la double influence de l'humanisme chrétien et de la spiritualité da Pays-Bas, enclins à une dévotion plus individuelle, à une piété plus biblique et à une vie plus selon le Christ, Erasme composa dans cet esprit plusieurs oraisons particulières pour le maître et son écolier, qui sont parfois de vrais centons bibliques, Il eut des émules. Désormais, il n'y eut guère de recueils de prières qui ne comportent des oraisons pour les conditions, états de vie et professions, plusieurs allaient à spiritualiser la vie scolaire. La sécularisation de l'école, jusque-là réservée principalement aux futurs clercs et régentée par des moines, dorénavant largement ouverte aux jeunes chrétiens qui se destinaient aux professions du monde et tenue souvent par des régents laïcs, a favorisé une telle évolution, Dès lors que maîtres et élèves ne participaient plus à l'office liturgique, il convenait, pour élever leurs âmes vers Dieu, de leur offrir des oraisons privées et d'instaurer une liturgie scolaire de prières publiques, Au Colloque érasmien de la Pietas puerilis, le petit Gaspard s'arrête à l'église, sur le chemin du collège, pour supplier l'Enfant Jésus de daigner éclairer son intelligence pour l'étude des lettres, qu'il veut faire servir à sa gloire : "J'implore l'aide du Christ dans la conviction qu'il est vain d'étudier s'il ne vient à votre secours" .
Résumé : Né sous François II, Maximilien de Béthune, devenu duc de Sully en 1606, est mort à la fin du règne de Louis XIII. Mais, sur ses quatre-vingt-deux années de vie, il n'en a passé qu'une douzaine au pouvoir auprès d'Henri IV, et il n'a été tout-puissant que pendant cinq ans, de 1605 à 1610. Cette courte période lui a suffi pour donner une vigoureuse impulsion à la reconstruction économique, financière et matérielle du royaume après quarante ans de guerres civiles. On lui doit notamment la place Royale (place des Vosges) et la place Dauphine à Paris, la remise en état des voies de communication, la construction de ponts et de canaux, la rénovation du réseau des fortifications dans les provinces frontières, le développement de la cartographie militaire, de l'industrie d'armement et de la marine en Méditerrannée, et un budget en excédent. Surtout, il a instauré un nouveau style de gouvernement, autoritaire et centralisateur : soixante ans avant Colbert, il a établi une première forme de " monarchie administrative ". Il est le père de " l'état de finance ". Très présente dans la mémoire collective, l'image de Sully est en grande partie mythique et ne reflète que très imparfaitement sa véritable personnalité : Maximilien de Béthune n'a pas été une sorte de ministre de l'Agriculture avant la lettre, ni un mentor grincheux perpétuellement occupé à morigéner un souverain dévergondé. Premier en date des grands ministres du Grand Siècle, il fut le seul protestant et le seul gentilhomme, le seul aussi qui ait été l'ami du roi et qui ait été frappé par la disgrâce. Il est également le seul noble d'épée qui se soit aventuré dans les arcanes de la gestion administrative et financière, d'ordinaire réservée aux gens de robe, et qui y ait personnellement acquis une réelle compétence, situation rendue possible par l'instruction soignée qu'il avait reçue. En retraçant cette destinée exceptionnelle, les auteurs apportent une contribution majeure à l'histoire d'une période décisive pour notre histoire : le passage de la Renaissance à l'âge classique et l'émergence de l'Etat moderne.
Les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak en 2003 et la multiplication des attaques terroristes dans le Golfe ont placé l'Arabie Saoudite au c?ur de l'actualité géopolitique. Mal connu de l'Occident, ce royaume musulman est souvent regardé comme une dictature religieuse "wahhabite" quand il n'est pas directement accusé de terrorisme. L'image figée que porte l'Occident sur l'Arabie Saoudite est pourtant bien éloignée de la réalité. Confronté à des défis intérieurs et extérieurs majeurs, le royaume est en pleine mutation. Peut-il alors exploser sous le poids de ses contradictions? La chute de son régime est-elle imminente? Est-il l'allié déguisé ou bien l'ennemi mortel de l'islamisme radical? Un divorce entre Saoudiens et Américains a-t-il été scellé le 11 septembre 2001? L'Arabie sera-t-elle un jour une cible militaire pour les États-Unis? Au travers d'une expérience de terrain, l'auteur, spécialiste de la géopolitique du Moyen-Orient, nous invite à porter sur un des géants stratégiques du monde arabe, un regard distant des clichés et des représentations traditionnelles. Un voyage de l'intérieur, pour mieux comprendre les défis auxquels est confronté ce royaume et par voie de conséquence la relation Islam Occident.
Résumé : La reconstitution de carrières individuelles, complétée par une prosopographie des 247 curés en fonctions entre 1695 et la Révolution, fait resurgir les noms de grands curés de Paris : Languet de Gergy, Dulau d'Allemans, Guéret, Cochin, Poupart, le bienheureux Royer. L'histoire du droit devient alors l'histoire de ces hommes que l'auteur du Tableau de Paris, Louis-Sébastien Mercier, considérait comme de petits évêques chacun dans leur paroisse. Mais, dans la mémoire urbaine, les curés de Paris au XVIIIe siècle n'ont guère laissé de traces, faute d'étude d'ensemble. Ils étaient pourtant à la tête d'une paroisse, institution devenue un rouage essentiel dans la vie quotidienne des Parisiens et dans la vie politique du royaume. La description des modes très complexes d'accession aux cures montre comment adversaires et partisans du jansénisme ont pu utiliser le système pour s'assurer du gouvernement des âmes par curés interposés. Dans ce combat de la Vérité contre l'Erreur, l'affaire des refus de sacrements apparaît comme le détonateur du basculement religieux de Paris au cours de la décennie 1750-1760.
Cazelles Henri ; Carrez Maurice ; Robinson J. M. ;
Henri Cazelles et Maurice Carrez, en leur qualité d'exégètes catholique et protestant, font le point sur l'insertion de la notion moderne de science dans leur champ d'action. James M. Robinson, professeur à Claremont (Californie), un des pionniers de la nouvelle herméneutique, analyse l'événement de langage, au sens théologique. L'exemple des Paraboles, choisi pour cette esquisse, permet d'introduire au mieux le lecteur français dans l'actuelle situation herméneutique, caractérisée par un dépassement de Bultmann. Heinrich Ott, successeur de Karl Barth à la Faculté de Théologie de Bâle, montre à travers quelles structures du langage l'affirmation de Dieu est suscitée et portée la foi. Or, le langage de la foi est synonyme de prière. Situé par rapport à Heidegger, Ebeling et Buber, ce thème spirituel est ici traité avec une grande pénétration. Odette Laffoucrière, docteur ès lettres, chargée de cours à la Faculté de Philosophie de Reims, met l'affirmation de Dieu, au coeur du langage, en rapport avec le champ de l' "in-ouï" Une méditation sur la parole évangélique Bienheureux les pauvres dégage les traits essentiels de cette expérience liée à tout avènement de parole. Débats avec Mgr Pézeril, A. Dumas, P. Fruchon. Aux confins des sciences humaines, de la philosophie et de la théologie, les Entretiens du Haut-Pas sont un lieu de rencontre entre chrétiens et athées, où les échanges sont menés avec une exceptionnelle liberté d'expression. Portant sur les problèmes de langage liés à l'affirmation de Dieu, le thème Parole et Avènement de Dieu vient enrichir la collection Point théologique dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Six professeurs de la Faculté de Théologie protestante de Paris présentent Orientations. L'un d'eux, le doyen, M. Lods, appartient à l'Eglise évangélique luthérienne de France, les cinq autres à l'Eglise réformée de France. Maurice Carrez, pasteur de Pentemont-Maison Fraternelle, professeur de Nouveau Testament, président de la société des écoles du dimanche, invite à écouter ce qui nous entraîne et ce qui nous heurte dans la pensée de l'apôtre Paul pour découvrir un message paulinien beaucoup plus neuf et beaucoup plus fidèle à la tradition apostolique. Frank Michaeli, professeur d'Ancien Testament, président de l'Alliance biblique française, traite de l'exégèse biblique, de l'actualité des textes qui sont parole agissante et vivante pour les hommes de notre temps. Marc Lods, professeur de patristique et doyen de la Faculté, montre le rôle original de la patristique dans la théologie protestante et souligne celui des Pères de l'Eglise dans la communication et le langage, dans l'usage de l'écriture et l'impact de la foi vécue dans les générations de l'Eglise ancienne. Jean-Paul Gabus, professeur de dogmatique réformée, membre de la commission Eglise et Islam de la Fédération protestante, expose la double tâche de la théologie dogmatique aujourd'hui : normative et systématique ainsi que créatrice et apologétique. André Dumas, professeur de morale et de philosophie, membre du département Eglise et Société" du Conseil oecuménique des Eglises, montre l'importance actuelle de la Théologie morale en rapport avec les demandes nouvelles de l'écologie que va peut-être succéder à l'ontologie et à l'histoire comme le lieu de la réflexion éthique. . Georges Casalis, professeur de théologie pratique, assesseur du président de la Fédération protestante, examine la situation inconfortable de la théologie pratique et souligne sa double tâche actuelle : faire une critique idéologique de la théologie et faire une critique théologique de l'idéologie. Orientations, en montrant l'apport de la théologie et de la pensée de la Faculté protestante de Paris à l'ensemble de la recherche aujourd'hui et en situant son rôle dans le développement d'une libre confrontation oecuménique, devait prendre place dans la collection Le Point théologique.
CHAPITRE PRELIMINAIRE I. POURQUOI UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? II. COMMENT CONCEVOIR UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? PREMIERE PARTIE : LA NATURE TRADITIONNELLE Chapitre premier : LA PHYSIQUE D'ARISTOTE LA NATURE MIROIR DE L'HOMME 1. LA PROBLEMATIQUE D'ARISTOTE II. LA STRUCTURE DE L'ETRE PHYSIQUE III. LA DECOUVERTE DES NATURES IV. LE CONTEXTE SCIENTIFIQUE DE LA PHILOSOPHIE ARISTOTELICIENNE V. FAIBLESSES ET MERITES DE LJOUVRE D'ARISTOTE Chapitre II : SAINT THOMAS ET L'ARISTOTE CHRISTIANISE LA NATURE, OUVRE DE DIEU I. QUINZE SIECLES D'OUBLI II. ARISTOTE REPENSE PAR SAINT THOMAS DEUXIEME PARTIE : LA NATURE MODERNE Chapitre III : L'EPOQUE CLASSIQUE (XVIIe-XIXe SIECLES) LA NATURE MATHEMATIQUE I. ASTRONOMIE : CHANGEMENT D'UNIVERS II. PHYSIQUE (ET CHIMIE) : MATHEMATISATION DE LA NATURE (Galilée et Descartes) III. LA BIOLOGIE ET LA DECOUVERTE DU TEMPS. IV. BILAN DE L'EPOQUE MODERNE Chapitre IV : LA REVOLUTION DU XXe SIECLE LA NATURE HOMINISEE I. RUPTURE ET CONTINUITE II. LES GRANDES CONQUETES DU XXe SIECLE III. LES GRANDES SYNTHESES DU XXe SIECLE IV. VERS UN MONDE NOUVEAU. TROISIEME PARTIE : VERS UNE PHILOSOPHIE ACTUELLE DE LA NATURE Chapitre V : UN MONDE A INTERROGER LES NIVEAUX DE RENCONTRE AVEC LA NATURE I. GENERALITES : L'OUVERTURE AU MONDE II. L'EXPERIENCE DU SENS COMMUN III. LE SAVOIR SCIENTIFIQUE IV. LE SAVOIR PHILOSOPHIQUE DE LA NATURE Chapitre VI : UN MONDE A COMPRENDRE. LA NATURE DE L'ETRE PHYSIQUE I. LES STRUCTURES FONDAMENTALES DE L'ETRE PHYSIQUE II. LES DEGRES DE DENSITE ONTOLOGIQUE DES ETRES PHYSIQUES (problème de la substance) III. LES PROPRIETES DE L'ETRE PHYSIQUE : QUANTITE ET QUALITE IV. CONDITION SPATIO-TEMPORELLE DE L'ETRE PHYSIQUE Chapitre VII : CONCLUSION : UN MONDE A TRANSFORMER I. L'UNIVERS COMME TOTALITE II. LA VIE COMME TRANSFORMATION DE LA MATIERE III. LA MISSION DE L'HOMME.