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Les sciences pour la guerre (1940-1960)
Dahan Amy ; Pestre Dominique
EHESS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782713220159
Les années d'après-guerre pensent d'abord par la science, la conçoivent comme la solution naturelle à toutes leurs questions. L'importance stratégique accordée à la science, héritée de la culture de la seconde guerre mondiale, issue de l'urgence et de la mobilisation permanente, a profondément modifié les pratiques scientifiques, mais également la vision de la société à leur sujet. De grandes ambitions sont nées de l'idée que science et technique seraient à l'origine de progrès infinis. Certes, des résistances se sont élevées, ici et là, contre cette vision de la science triomphante, chez les scientifiques comme dans le reste du corps social. Néanmoins, cette nouvelle façon de penser le monde et de l'appréhender, de considérer la science comme moyen commun d'analyser et de guider l'action, a eu des effets décisifs sur l'évolution des sociétés industrielles. Les années 1940-1950 ont contribué à façonner le monde actuel, une manière d'être "scientifique" constituant une norme nouvelle et impérieuse.
En vingt ans, le problème climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial et un processus multilatéral inédit s'est mis en place pour le traiter. Le bilan de ces négociations, qui ont notamment abouti au protocole de Kyoto, reste très limité. Mais comment l'apprécier précisément ? Revenant sur vingt ans de négociation, les auteurs analysent une gouvernance organisée autour de rendez-vous planétaires réguliers créant autant d'attentes que de désillusions ; qui s'apparente aujourd'hui à une fabrique de la lenteur, alors que le monde, confronté à de multiples crises (économique, financière, écologique), connaît des transformations et des accélérations majeures. L'ouvrage aborde ces questions et quelques autres, profondes et stratégiques, tels le problème climatique et la transition énergétique, en Europe, aux Etats-Unis et dans les grands pays émergents ; l'évolution de la géopolitique du climat, la gouvernance mufti-échelles ; l'articulation entre global et local, entre le problème climatique et la globalisation, le développement, etc.
Résumé : Le tournant des années 1960-1970 voit l'ouverture d'un débat, lancé par le rapport du Club de Rome, sur la croissance et le caractère limité des ressources de la planète. Ce rapport est à l'origine d'un courant intellectuel important, appuyé sur un fort investissement en modélisation mathématique, visant à questionner ce que l'on appelle aujourd'hui la " durabilité " du développement. Vers la fin des années 1980, la question du réchauffement climatique global fait irruption sur les scènes scientifique, géopolitique et médiatique. L'alerte sur l'effet de serre va mobiliser les acquis de modélisation de la période précédente et susciter une nouvelle génération d'outils scientifiques : modèles intégrés, scénarios du futur. Une instance intergouvernementale d'expertise scientifique est créée. Après la convention de Rio en 1992, un processus de gouvernance globale du régime climatique se met en place qui aboutit notamment au protocole de Kyoto. L'hybridation est croissante entre dynamiques scientifiques et politiques. Cet ouvrage présente les divers aspects de ce dossier, tant scientifiques et épistémologiques, qu'économiques et politiques. II revient sur les outils de la modélisation prospective, et leur utilisation dans l'arène politique comme dans le débat public. Il analyse la mise en place du régime climatique depuis 1988 et porte une attention privilégiée aux liens entre expertise scientifique et gouvernance globale.
L'histoire des mathématiques est celle des conjectures, des hésitations, des impasses, des modèles concurrents, des intuitions fulgurantes, des synthèses théoriques... La naissance et le développement de l'activité mathématique sont ici replacés dans leur contexte historique et leur environnement culturel, économique et institutionnel. Le cadre est ainsi fixé pour l'étude précise de différents thèmes : équations, espace, limite, fonctions, lois, opérations ; notions fondamentales auxquelles tout élève, étudiant, enseignant est confronté. Les mathématiques ne se présentent pas, ici, comme un corps figé d'axiomes, théorèmes, lemmes et corollaires ; elles tissent une toile en devenir qui suscite bien des curiosités.