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L'empereur Auguste et la mémoire des siècles. Actes des journées d'études de Dijon (28 novembre 2014
Daguet-Gagey Anne ; Lefebvre Sabine
PU ARTOIS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782848323213
L'année 2014 a été l'occasion de commémorer le bimillénaire de la mort d'Auguste, premier empereur romain (63 a.C.-19 août 14 p.C.). Le présent volume, fruit de deux journées d'études tenues à l'Université de Bourgogne (Dijon, novembre 2014) et à l'Université d'Artois (Arras, mars 2015), se propose d'analyser la manière dont la mémoire de la personne et du règne du fondateur du Principat s'est construite, pérennisée mais aussi transformée au fil des siècles. Figure exemplaire pour les uns, crainte voire critiquée pour les autres, Auguste ne laissa ni ses contemporains ni les siècles postérieurs indifférents. Les Romains du Principat ou de l'époque tardive, tout comme les hommes du Moyen Age et de l'époque moderne ont oscillé entre deux appréciations du personnage, y voyant selon les cas le restaurateur de l'ordre politique ou l'instaurateur d'une servitude durable. C'est la construction de la mémoire d'Auguste à travers les siècles que cet ouvrage entend explorer, conduisant ainsi le lecteur de l'Auguste de Prima Porta au Siècle d'Auguste du peintre Jean-Léon Gérôme.
On a parfois reproché à Thomas d'Aquin d'avoir omis de consacrer, parmi ses nombreux ouvrages, un traité particulier à l'Eglise. En fait, l'approche ecclésiologique de Saint Thomas s'inscrit dans la tradition des Pères de l'Eglise qui voient en elle un mystère, exprimant l'intention de Dieu sur le monde créé, au premier chef sur les créatures spirituelles que sont les anges et les hommesLa présente étude développe cette conception, qui apparaît à travers toutes les oeuvres de Thomas. Avant comme après la faute originelle, Dieu conduit ses créatures libres vers la béatitude, chacune et toutes ensemble, jusqu'au jour où l'Eglise encore en chemin rejoindra l'Eglise de la gloire, réalisant l'unité parfaite du corps ecclésial
Cette série raconte une histoire. Une histoire sur le temps. Sur le temps qui passe et celui que l'on fige". En tout cas, ce n'est pas un court instant, il est long, lent, calme, doux, à l'image de la Normandie que vous découvrirez au travers des photographies de Christophe Daguet. L'appareil photographique lui-même s'est laissé surprendre. Lui d'habitude si pressé de capturer la lumière... il s'est posé devant ces paysages paisibles. Il n'a pas voulu accrocher la violence de paysages soudains, bouleversés par des tempêtes et malmenés par des éléments déchaînés. Ici, cela n'existe pas. La nature est là, simplement. Elle se laisse guetter, joue avec la lumière sur le paysage. Bienvenue en Normandie.
70 ans après le Débarquement en Normandie, les nombreux touristes qui visitent les sites du D-Day ont du mal à croire qu'ils ont été le lieu de combats intenses et violents. C'est oublier les 100 000 morts que l'histoire a retenu comme bilan des opérations militaires en Normandie au cours de l'été 1944, sans compter les 20 000 civils normands qui, eux aussi, ont payé un lourd tribut... A la fin des combats, la Normandie est dévastée. Avec près de 50 photographies panoramiques, Christophe Daguet nous invite à un voyage dans le temps, une immersion dans les paysages historiques du Débarquement et de la bataille de Normandie. Ces magnifiques photographies ont la puissance romanesque de nous transporter au coeur de l'action.
Depuis le tournant du siècle, la Suisse, à l'instar des autres pays signataires du Protocole de Kyoto, s'est dotée d'un certain nombre d'outils de fiscalité écologique dans le but de réduire les atteintes à l'environnement, notamment les émissions de gaz à effets de serre. Les paquets de mesures sont multiples, tout comme le sont les acteurs institutionnels ou économiques de leur mise en oeuvre. Dans cette tension complexe entre économie et politique, l'impact des divers instruments de la fiscalité écologique s'avère mitigé : encourageant pour les uns, décevant pour les autres, il peut même devenir dénaturé et pervers lorsque l'instrument permet d'acheter un droit à polluer davantage. Dans cet ouvrage, Sandra Daguet, lauréate du prix 2012 de la recherche sur l'environnement de l'Université de Fribourg, nous livre pour la première fois un bilan clair et détaillé de la mise en oeuvre de la fiscalité écologique en Suisse, tout en fournissant au lecteur plusieurs clés de compréhension des fondements théoriques de l'économie de l'environnement.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.