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Empereur et prêtre. Etude sur le "Césaropapisme" bysantin
Dagron Gilbert
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070742042
Voici longtemps que la figure de l'empereur byzantin, ce souverain qui ose parfois se dire prêtre, fascine les consciences occidentales, tantôt modèle de la royauté dans sa plénitude et tantôt repoussoir oppressif par rapport à un modèle européen de la liberté. Mais qu'en est-il, au juste, de cette alliance des deux pouvoirs ? C'est cette indispensable mise au point, dégageant le sujet des mythes et des clichés qui l'encombrent, que donne ici Gilbert Dagron, professeur au Collège de France. Si l'Occident chrétien a érigé en règle la distinction entre un " pouvoir spirituel ", et un " pouvoir temporel ", c'est d'abord parce que l'Empire occidental s'est très tôt morcelé et que la papauté n'a pu devenir une véritable théocratie. En Orient, c'est l'Eglise qui est, dès l'origine, multiple, et l'empereur qui incarne la continuité, moins d'une histoire païenne que des voies choisies par Dieu pour le salut du nouveau peuple élu. C'est en ce sens qu'un empereur est aussi un prêtre. Byzance impériale s'est toujours regardée au miroir de l'Ancien Testament. Tandis que l'Eglise insiste sur la coupure de l'Incarnation pour mieux déjudaïser le christianisme et mettre en tutelle le pouvoir politique, les empereurs se présentent comme les héritiers du passé biblique. Ils se situent dans une lignée idéale qu'inaugure David, que prolonge Auguste et qui doit s'achever à la fin des temps. L'historiographie, de la Réforme à nos jours, classe le dossier en faisant du " césaropapisme " une maladie orientale. Et pourtant, comment le vrai pouvoir ne serait-il pas mixte ? La division n'est peut-être pas pensable jusqu'au bout. " Prêtre et roi, prêtre ou roi " : mieux vaudrait reconnaître dans cette aporie politique un des problèmes fondamentaux de l'humanité. La solution orientale, telle que la reconstitue ce livre, a le puissant intérêt de l'amener en pleine lumière.
L'élongation des membres, la frontalisation des volumes, l'effacement du modelé, l'hiératisme des poses, le décharnement des figures, la recherche du type et du signe - autant de traits de l'art byzantin dont le grand historien André Grabar repère la source dans les courants néo-platoniciens du IIIe siècle après J.-C. Il montre au travail de l'image une conception spiritualisée de la matière. L'artiste doit - par des moyens purement esthétiques - conduire le spectateur à se détacher du sensible, à «ouvrir les yeux de l'esprit», à contempler le divin dans les choses.Le texte sur «Plotin et les origines de l'esthétique médiévale» (1945) - célèbre et depuis longtemps introuvable - est complété par une conférence de 1948 sur «La représentation de l'Intelligible dans l'art byzantin médiéval», et précédé d'une mise au point plus générale sur les rapports constants et problématiques du Moyen Age et de l'Antiquité païenne.
428 est une année sans presque autre événement mémorable que la chute du royaume d?Arménie, perdu aux confins d?un Empire romain déclinant. Pourtant, cette année ordinaire est loin d?être une année sans histoire : rien n?est fait, rien n?est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s?étiole avec panache, plusieurs fonctionnaires civils et beaucoup de commandants militaires ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement : le crépuscule de l?Antiquité devient l?aube du Moyen Âge.Giusto Traina propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, monastères, et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, Théodose II, ou le roi des Vandales Genséric, les figures peu banales et hautes en couleur du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l?extraordinaire Galla Placidia, qui fut successivement épouse d?un roi barbare, impératrice d?Occident, et enfin reine mère du jeune Valentinien III.Giusto Traina est historien et professeur d?histoire romaine à Sorbonne Université.Traduit de l?italien par Gérard Marino.Notes Biographiques : Docteur en histoire de l'art (Paris 4, 1986). Professeur d'histoire romaine à l'Université de Lecce, Italie, et professeur associé d'histoire ancienne à l'Université de Paris 8 (en 2006).
Lorsque, à la fin de sa vie, Louis Bréhier (1868-1951) fit entrer Byzance dans la prestigieuse collection de" L'Evolution de l'Humanité "en publiant Le Monde byzantin en trois volumes, Vie et mort de Byzance, Les Institutions du monde byzantin, La Civilisation byzantine, il achevait par une ample synthèse une ?uvre d'historien que l'on découvre encore avec admiration. Vie et mort de Byzance, premier volume de cette trilogie, malgré les retouches de détail que suggèrent les découvertes ou mises au point postérieures, reste un modèle du genre, d'abord parce qu'il est écrit dans un style transparent, ensuite parce qu'il sélectionne les faits pour leur signification, mais les raconte dans leurfoisonnement, au plus près de sources scrupuleusement notées, et presque dans leur langage." Gilbert Dagron, Professeur au Collège de France
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.