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La Chine et son Grand Ouest. Une périphérie sous tension d’hier à nos jours
Dagenais Lucie France
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336420912
Ce livre tente d'appréhender l'évolution du territoire de la Chine ancienne face à ses régions avoisinantes (Tibet-Qinghai, Xinjiang, Mongolie, Mandchourie) au fil du temps jusqu'au XXe siècle. L'idée d'un empire chinois pacifiste immobile millénaire dissimule des dynamiques de puissance territoriale examinées ici à l'échelle temporelle des règnes dynastiques des Chinois Han et de royaumes non-Han souvent désignés "d'empires nomades des steppes". La Chine a tenté de séparer la zone steppique de son espace historique pour y contenir les incursions nomades. Son périmètre s'est ainsi restructuré par des politiques de voisinage face aux régions frontalières nord et ouest qui retiennent ici notre attention. On peut illustrer des faits inhérents à l'histoire des dynasties pour des périphéries convoitées ou sous leur contrôle à des dates clés de leur règne. En cherchant à "faire parler" une documentation cartographique, on y décèle conquêtes et reculs survenus au pourtour de la Chine. En retenant la notion sociologique "d'interactions", on circonscrit enfin les dynamiques modelant les actions entre la Chine ancienne et ses voisinages sous l'angle des rapports de forces politiques.
La Sécession viennoise constitue un mouvement artistique créé en 1897 en Autriche-Hongrie. Elle représente une initiative de renouveau culturel mise en place avec le concours des autorités visant un projet d'unité nationale. Mue par sa mission d'harmonie sociale et imprégnée de son rêve artistique, la Sécession soutient un objectif et une action qui se confondent au projet des pouvoirs publics affaiblis par les tiraillements nationaux et sociaux des années 1890. L'émergence et le développement de ce regroupement d'artistes nationaux se trouvent ainsi intimement liés aux conditions historiques et sociopolitiques prévalant dans l'Empire au moment de sa naissance. La recherche sur le mouvement viennois nous l'abordons non seulement sous l'angle d'une étude des arts mais dans une approche multidisciplinaire plus large prenant en compte la situation culturelle viennoise de l'époque. Pour arriver à cerner la nature, l'ampleur et la signification d'un mouvement artistique de façon à en favoriser une juste perception afin de se soustraire aux modes passagères, il est essentiel de recourir à un cadre d'analyse assez large. Les facteurs multiples qui président à l'apparition et à l'épanouissement d'associations artistiques de même que ceux qui influencent leur fonction créatrice, exigent cet élargissement de l'analyse. " Seules les contradictions dans le domaine de l'art et celles qui existent entre l'art et l'époque peuvent permettre de brosser un tableau relativement exact " (Waissenberger, 1984 : 8). Ces considérations qui orientent notre recherche sur la Sécession, entraînent l'exigence d'observer, outre les facteurs artistiques, d'autres volets du contexte sociologique qui l'entoure.
Résumé : Montréal est né parce qu?il se trouvait au coeur d?un bassin hydrographique exceptionnel. Son destin est demeuré étroitement lié au fleuve même si la ville a semblé s?en détourner quand elle a poussé ses faubourgs vers l?intérieur de l?île. Les Montréalais ont toujours manifesté la même fascination pour l?eau, que ce soit dans leur vie quotidienne ou dans leurs loisirs. Plus récemment, cette fascination s?est doublée d?une préoccupation pour l?eau polluée par les activités humaines et industrielles. L?historienne Michèle Dagenais aborde ici l?eau dans sa globalité et sous ses diverses formes, en examinant ensemble les cours d?eau qui ceinturent l?île et l?eau qui coule dans les réseaux souterrains. L?eau est appréhendée dans ses dimensions concrètes et tangibles, comme élément physique qui se transforme avec le développement de Montréal en même temps qu?il y contribue. L?eau est aussi examinée sur le plan socioculturel, comme une composante cruciale de la production et de la transformation de l?espace montréalais. L?auteur examine les principaux aménagements dont l?eau a fait l?objet au cours des deux cents dernières années. En somme, elle nous raconte l?histoire de Montréal dans ses rapports avec les éléments naturels, au premier rang desquels se trouve l?eau.
«Etre clown, c'est choisir d'assimiler l'inassimilable. C'est accepter de juxtaposer des anges, des monstres et des démons. C'est créer une bulle d'inattendu précisément là où on peut s'attendre à tout. Clownesque... Le jeu clownesque est une synthèse, quelque chose qui tient du pow-wow et du sabbat : être clown, c'est un prétexte pour dire l'état du monde. C'est une histoire de passion. Une ode à l'amour. Avec un clin d'oeil à la colère, à la jalousie et à la passion dévorante pour les choses les plus futiles. C'est de ces contrepoints légers que naît l'équilibre, toujours instable, du peuple clown. Chacun des clowns qui composent, habillent et habitent cette longue fresque vivante possède un univers singulier. Comme tout un chacun. Mais le clown est une loupe, un miroir déformant et un regard d'une justesse infinie puisqu'il n'y a là aucune vérité, mais une infinité de possibles... Cette succession d'instants clownesques, disséminés d'un bord du monde à l'autre, comme les pierres les plus fines d'un collier d'acier brut, est sans doute la plus belle façon de conjurer la morosité du quotidien, mais c'est aussi un habile prétexte pour suggérer qu'au-delà du rire subsiste, encore et toujours, l'émotion...»
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.