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Immigrants. 13 témoignages, 13 auteurs de bande dessinée et 6 historiens
Dabitch Christophe
FUTUROPOLIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782754804073
France, terre d'accueil. Même si la réalité est souvent assez éloignée de ce grand principe, Christophe Dabitch a recueilli le témoignage de 11 immigrants, ayant trouvé asile en France. Ces témoignages dessinés sont éclairés par six textes d'historiens, spécialistes de la question, qui replacent les raisons de l'immigration dans l'histoire de notre pays.Au XXe siècle, la France a été l'un des principaux pays d'immigration dans le monde. Cet aspect de notre histoire contemporaine a longtemps été refoulé de la mémoire collective. Aujourd'hui, le vieux stéréotype «nos ancêtres, les Gaulois» tend à disparaître. Mais d'autres préjugés se sont installés, notamment l'idée que les immigrants d'autrefois se seraient «bien intégrés», alors que ceux d'aujourd'hui «poseraient problème». L'histoire de l'immigration montre qu'en réalité, c'est toujours le dernier venu qui a été perçu comme le plus menaçant aux yeux des autochtones...Cet ouvrage n'a pas pour objectif d'être représentatif des différentes réalités vécues de l'immigration. Il s'agit de porter un regard sur quelques trajectoires singulières et, grâce au travail de réflexion des historiens, d'interroger quelques thématiques liées à l'immigration.Ils viennent de Roumanie, d'Angola, de Turquie, d'Uruguay... Pour des raisons économiques ou politiques ou de santé, leurs parents, ou eux-mêmes, ont dû quitter leur pays pour la France. Ce livre raconte leur intégration, qui passe très souvent par une phase de «racisme ordinaire».Benjamin Flao dessine Hélène, arrivée d'Angola. Elle a quitté son pays à cause des tortures subies. «Je veux encore rajouter: quand les gens viennent demander asile à un pays, la plupart ne viennent pas pour rien, ni pour l'envie de vivre en Europe.».Kkrist Mirror dessine Misa, venu de Roumanie pour faire soigner sa fille. «Quand on est arrivés en France, c'était une vie difficile pour nous. Je ne savais pas parler le français, on ne savait où aller travailler. Je faisais la manche. Je n'avais pas d'autre choix. Dans ma famille, on ne vole pas.».Troub's dessine Jamshid, venu d'Iran pour faire son doctorat. «J'avais une vision féerique et idéaliste de la France. Je croyais que je pouvais parler avec n'importe qui de Stendhal, Malraux, de la Commune de Paris... Au début, ça m a chagriné de voir qu'il y avait une grande partie des Français qui étaient incultes, je me demandais pourquoi.».Jeff Pourquié dessine Gambie, arrivé de Sierra Leone. Député et ministre, lorsque l'armée prend le pouvoir, il doit fuir. «Au Pôle Emploi, on m'a dispensé de rechercher un travail vu mon âge (55 ans). Mais je voulais travailler et apporter quelque chose à mon nouveau pays. Ca fait 5 ans que je travaille comme employé de nuit dans deux hôtels.».Simon Hureau dessine Naïma, venue du Maroc avec ses parents qui ne pouvaient plus nourrir la famille. «Pour moi le travail, la réussite scolaire, ça a toujours été comme un passeport. Tu vois tous ces livres, c'est à eux que je dois l'essentiel...».Christophe Gaultier dessine Anna, née en Uruguay, qui a quitté le Chili pour fuir le régime politique. «Vous êtes blessée moralement, économiquement, vous êtes loin de votre famille et on vous dit que vous venez manger le pain des Français.».Manuele Fior dessine N'Guyen, née au Laos, réfugiée à Taïwan pendant 28 ans, elle rejoint finalement sa fille, son mari et leurs deux enfants nés en France. «On travaille tous dans le même resto japonais. Les Français n'y voient que du feu. Il y a une entraide entre nous, c'est pour ça qu'on se retrouve entassés dans des appartements à disons 10, 15 ou 20 personnes. »...
Eugénie Guillou fut nonne puis spécialiste de la fessée et des mises en scène sexuelles à Paris, au début du XXe siècle. On la surnommait "La Religieuse". Elle voulait être indépendante et inventer sa vie, elle aimait le théâtre du fouet. Disparue, morte, oubliée, elle n'a laissé que quelques traces, comme des petits cailloux. Aujourd'hui, celui qui vous raconte son histoire a ramassé les petits cailloux. Il y a un siècle entre eux, mais ils se parlent. Il l'appelle Eugénie, puis Sainte Eugénie, parce qu'elle le vaut bien.
Cette lecture est de celles qui blessent votre coeur d'une langueur monotone.Véritable ode à la poésie, on peut déjà admettre qu'il s agit d'un ouvrage peu commun.Cet album est une quête. Celle d'un homme qui cherche son maître, celle d'une rédemption, celle d'une inspiration...Adrien est un poète à la petite semaine qui écrit pour le «Décadent », le journal de Baju.A cette époque, il y a déjà fort longtemps que Rimbaud a cessé d écrire mais sa trace est indélébile et certains veulent continuer d'entretenir la construction du mythe, et tentent même de se l'approprier. Ainsi, Baju va faire commettre à Adrien de faux poèmes et les faire passer pour des inédits du Maître, au grand déplaisir d un Verlaine aussi véhément que perspicace.Alors Adrien, perçu comme le malhabile faussaire dans le tout Paris, va fuir, et en même temps chercher des réponses à ses questions, et suivre les traces d Arthur Rimbaud.Cet album inspiré est une belle mise en image des poèmes de Rimbaud, mais n est pas seulement ça. Il propose une vision, un cheminement de pensée, mais le tout basé sur du concret. Ainsi les poésies entêtantes explosent dans le cerveau d un Adrien accablé et étouffé, s'imaginant les inspirations de son admiré joueur de mots.Ce mélange de textes, lettres et personnages liés à la vie du poète sont vraiment admirablement mis en exergue.Et le tout est sublimement mis en image par Benjamin Flao qui nous offre tout d'abord des personnages éthérés, augmentant ainsi l'impression de trouble, de divagation, de chaleur grâce à un trait crayonné subtil et dansant, et le tout superbement mis en couleurs.Parmi les planches qui m'ont le plus marqué se trouvent celles réalisées en partie africaine.Les couleurs sont incroyables et on ne peut être que fasciné par les ambiances, mais surtout le jeu de lumières. Celles-ci poussent le lecteur à clore un peu les yeux, comme devant un soleil par trop brillant, et on sent la chaleur, l'étouffement, la malaria poindre...C'est superbe.Reste à apprécier la poésie, Rimbaud, et un rythme lancinant, presqu'une complainte, pour vraiment prendre plaisir à la lecture de ce nouveau pari osé des éditions Futuropolis. --http://www.bulledair.com/index.php?rubrique=album&album=ligne_fuite
Rencontres avec des Serbes après dix ans de guerre, en texte et en dessins. Les auteurs parcourent la Serbie, la Croatie et le Kosovo pour recueillir des témoignages d?une population encore marquée par la guerre, qui parle également de ses envies, ses rêves et qui ne cesse de nous séduire par son énergie, son fatalisme, bref, sa philosophie toute balkanique.
1917. Toujours déserteur, venu clandestinement d?Espagne où il s?était réfugié, Mattéo passe à Collioure embrasser sa mère. Nous sommes le 1er août, jour anniversaire de la mort de son père.Le soir même, il revoit Juliette, qu?il tente en vain d?emmener avec lui. Tendre soirée désespérante sur la plage. Le lendemain, Mattéo, accompagné de Gervasio, l?ami de son père, s?embarque pour Petrograd. Après plusieurs semaines de bateau, les deux amis, en mission d?exploration pour le compte des anarchistes espagnols, sont au coeur même de la révolution qui s?embrase. C?est dans une atmosphère de liesse et de joyeuse pagaille que Mattéo et Gervasio font la connaissance de Dimitri et Léa. Le premier est un anarchiste libertaire, la seconde une bolchevique passionnée?
Le 4 Mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty...
4e de couverture : Récit romanesque de haute tenue, composé de quatre époques, Mattéo raconte la destinée singulière d'un homme qui, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d'Espagne, traversera époques tumultueuses et passions exacerbées... Finalement, comme malgré lui, Mattéo sera de toutes les guerres, celles qui auront embrasé les premières décennies du XXE siècle en mettant à mal son pacifisme militant, comme celles qui meurtriront son c?ur d'amoureux éconduit.