Suzanne Levy, épouse Buisson, s'engage politiquement dès l'âge de 16 ans, en 1899. Elle est membre du Parti socialiste SFIO à sa fondation, en 1905. Elle milite dès 1913, autour du journal L'Equité, qui regroupe les femmes socialistes acquises au féminisme politique. A ce titre, elle deviendra la responsable du Conseil National des Femmes Socialistes à compter de 1930, faisant passer ce groupe interne au Parti socialiste d'une centaine de membres à 10000. Elle s'oppose à la misogynie interne au Parti, qui s'exprime publiquement depuis 1935 et entend récuser l'égalité des droits entre hommes et femmes, pourtant toujours promise par le Parti ! Opposante aux accords de Munich, elle cofonde, avec Daniel Mayer, le réseau de résistance du Parti socialiste, le Comité d'Action Socialiste. Elle est la principale figure féminine de la résistance socialiste. Arrêtée par la Gestapo, elle fait partie de l'avant-dernier convoi vers Auschwitz où elle est assassinée en juillet 1944. Suzanne Levy-Buisson est une figure méconnue mais centrale du féminisme socialiste. Son combat demeure exemplaire et nous pose des questions toujours actuelles, sur l'inégalité et l'injustice sociale ; son destin nous interroge sur l'idéal social qui demeure à réaliser dans l'harmonie de la Cité humaine. Ce livre est la première biographie de Suzanne Buisson.
Da Silva Gérard ; Mailly Jean-Claude ; Blondel Mar
Biographie de l'auteur Gérard da Silva est docteur ès lettres (thèse de troisième cycle et thèse d'Etat). Il a notamment publié Le texte et le lecteur (L'Harmattan, 1985) et L'affaire Mortara et l'antisémitisme chrétien (Syllepse, 2008). Il a également publié deux recueils de poèmes : Toutes les nuits (Domens, 2004) et Le dernier jour (L'Harmattan, 2009).
Cette biographie d'Arthur Groussier, proche de Jaurès, c'est l'histoire de la mise en place du Code du travail, dont il est rapporteur de la loi fondatrice de 1910. Il poursuit par le second livre, en 1912, sur l'hygiène et la sécurité. Puis il fait voter, en 1913, une loi sur les conventions collectives, laquelle ne trouvera sa réalisation qu'avec la loi du 24 juin 1936, qui met en place le principe dit de "faveur", c'est-à-dire l'égalité de toutes et tous devant le Code du travail. Ce qui n'est que respect du principe constitutionnel d'égalité devant la loi. Député socialiste, élu en 1893, Groussier mène d'autres combats, toujours au nom du principe d'égalité : avec Dreyfus, pour l'égalité des enfants légitimes et ceux dits "naturels", comme entre hommes et femmes. Après la fin de sa carrière politique, il devient Grand Maître du Grand Orient de France, partie prenante, en 1936, du Front populaire. Ce livre montre, aussi, la pleine actualité de la démarche du député socialiste Groussier, pour le respect du principe d'égalité devant la loi. Or ce dernier est bafoué, depuis 2016, par l'article 2 de la loi Travail, qui introduit, sans nulle légitimité démocratique, l'inégalité devant le Code du travail (selon chaque entreprise). Alors, ce sont deux types de sociétés qui s'opposent : l'une oligarchique et inégalitaire, sous le nom de libéralisme ; l'autre démocratique et égalitaire, sous le nom de socialisme. Il faut parier pour la démocratie avec une relation d'égalité entre groupes humains, structurant la Cité humaine émancipée, et que justice l'emporte.
Le dimanche 23 mai 1869, les employés des grands magasins, à Paris, avec leur Chambre syndicale, se mirent en grève pour avoir un jour de congé hebdomadaire. Ainsi le groupe social des employés a été socialement reconnu. Le présent livre décrit leurs luttes et commémore les 120 ans de la Fédération des Employés et Cadres. Des grèves de 1917 à 2013, c'est le même combat pour l'égalité entre hommes et femmes, pour le progrès et la justice sociale, "pour l'émancipation humaine".
Ville, vision, en un poème, de la ville du limon aux grues et tours, de l'enfance à la mort, dans les strates des siècles de tous les pas parcourus, de tous les souffles échangés, de la traversée d'un pont au regard l'un de l'autre : ensemble... Rien ne sera écrit que le passage. Avec trois évocations d'amitiés, au - delà de l'oubli...
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.