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La résidence
D'Ornano Joseph-Antoine
MICHEL DE MAULE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782876232679
Invité à célébrer un vieil écrivain qu'il a intimement connu lorsqu'il était son secrétaire, Mattéo, le narrateur, se rend dans une résidence située dans une petite ville méditerranéenne. Absorbé par le discours qu'il doit prononcer, il en vient à tisser de mystérieuses relations avec les autres résidents, le surveillant, ou bien encore le directeur de l'établissement. Et c'est tout son passé qui, par petites touches, se dévoile: le travail auprès de Manunta mais aussi sa rupture avec Sylvia. A mesure que le temps passe, de nouvelles questions surgissent: qui se cache derrière Manunta? Quelles sont les raisons de la disparition de Sylvia ? Pourquoi au juste est-il venu ici ? Jusqu'au jour où l'arrivée de l'écrivain à la résidence bouleverse ses dernières certitudes. Construit jusqu'à son dénouement comme une intrigue policière, ce livre est aussi une méditation sur ce qu'il y a de plus secret en nous.
Charles, jeune homme rêveur et solitaire est intrigué par sa rencontre avec Montagne, un écrivain vieillissant. Pourquoi donc ce personnage sombre et méfiant cherche-t-il à entretenir avec lui une relation qu'à première vue rien ne justifie et qui le perturbe au point de l'amener à renouer avec son propre passé ? Conçu jusqu'à son dénouement comme une véritable intrigue policière, ce roman nous entraîne dans le Saint-Germain-des-Prés des années soixante, où la mélancolie existentielle berce l'esprit des fils et filles de ceux qui ont eu à choisir entre le bien et le mal.
Résumé : " A une violence qui avait un objet, une intention, s'est substituée, peu à peu, une violence apparemment gratuite. A une violence qui pouvait encore désigner l'ennemi, autre, singulier, s'est substituée une violence nouvelle où l'autre n'existant plus, c'est à soi-même que l'on fait violence, à ses semblables ou à des êtres interchangeables, choisis au hasard, parce qu'ils ne sont, au fond, qu'une projection de nous-même. Si la crise de la notion de relation, et son corollaire la primauté du "un", peuvent expliquer les formes nouvelles de violence, elle affecte aussi notre manière de vivre, y compris nos formes d'expression et de pensée. " Tournant le dos aux analyses classiques sur la violence, ce petit livre dérangeant répond à quelques unes de nos interrogations, en même temps qu'il nous conduit sur les chemins de Celui qui reste l'Inattendu.
Berthier Marina ; Garcia d'Ornano Linda ; Ragu Rod
Avant de signer la lumière d'A bout de souffle et de devenir le chef opérateur le plus emblématique de la Nouvelle Vague, Raoul Coutard est photographe militaire en Indochine. Entre 1950 et 1954, muni de son Rolleiflex, il photographie pour le Service de presse de l'armée les soldats du Corps expéditionnaire français. Lors d'opérations dans les forêts et sur les cours d'eau, il témoigne des combats, des soins prodigués aux blessés et de la capture de partisans du Vietminh. Il part aussi à la rencontre des populations autochtones, réalisant des portraits des habitants de Saïgon et des ethnies des hauts plateaux, documentant par l'image leurs modes de vie et leurs traditions. D'abord conçus pour la propagande, ses clichés deviennent documentaires et révèlent déjà un sens très sûr de la composition et une grande maîtrise de la lumière. Présentées par l'historienne de la photographie Linda Garcia d'Ornano, les cent-trente-huit photographies de cet ouvrage, complétées par des documents inédits, racontent la naissance d'un regard.
Résumé : Dans la continuité de "La grâce ou l'éloge des commencements" (L'Inventaire, 2021), Joseph-Antoine d'Ornano propose ici ce qu'il appelle des "instants de vie secrète", sous la forme de poèmes et de tableaux. Le peintre et poète qu'il est s'efforce de porter sur la vie et le monde un regard doux et tranquille - une tâche qui n'a rien d'aisé aujourd'hui. Les tableaux et poèmes d'"Instantanés sereins" sont apaisants, bienfaisants, comme l'était "La grâce", et ce n'est pas leur moindre mérite. Les livres de Joseph-Antoine d'Ornano recèlent aussi une part de mystère. A charge pour le lecteur de le découvrir. "Tout n'est pas donné", aime à répéter l'auteur. Peintre, auteur de nouvelles et d'essais, Joseph-Antoine d'Ornano a publié aux éditions L'Inventaire, outre "La grâce", un livre composé de ses tableaux : "Laissées éparses" (2012).
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Les Habsbourg, originaires de l'actuel canton suisse d'Argovie et maison régnante en Espagne durant presque deux siècles (1517-1700), attribuèrent toujours beaucoup d'importance aux mariages des femmes de leur famille, les "Autrichiennes", comme moyen d'extension et de consolidation de leurs territoires. Ces reines ou princesses espagnoles et françaises, surent accomplir leur obligation en l'honneur d'une haute mission dynastique. Dans la majorité des cas, le prix à payer fut celui de leur bonheur personnel...Catharina de Habsbourg retrace la vie de dix de ces femmes, depuis l'exceptionnel point de vue que lui concède le fait de partager les mêmes origines familiales de: Marguerite, épouse de l'insatisfait Don Juan, à Marie-Anne, défenderesse forcenée des prérogatives de son fils Charles II; de Catherine, enfermée toute son enfance à côté de sa mère Jeanne La Folle et devenue reine du Portugal, à Isabelle Claire Eugénie et Catherine Michelle, l'une souveraine des Pays-Bas et l'autre duchesse de Savoie; à Jeanne, régente d'Espagne et fondatrice de monastères, à la reine de Castille, Anne, épouse aimée et mère sacrifiée. D'Anne Mauricie, épouse de Louis XIII, reine de France, régente courageuse et mère du grand Louis XIV, à Marie-Antoinette, reine de France, à l'enfance brisée et au destin cruel. Et enfin à Marie-Christine, épouse malheureuse d'Alphonse XII.Catharina de Habsbourg nous amène ainsi à découvrir ces femmes dans toute leur dimension humaine - des femmes qui, malgré le fait d'être nées à une époque où leur mariage était une pièce du jeu d'échec joué par les hommes, firent preuve d'un courage spécifique aussi bien dans leurs convictions morales que dans leur conduite politique.
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.