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L'idéologie de la rupture. Suivie de Plaidoyers pour l'aliénation
Hondt Jacques d' ; Quintili Paolo
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782296963801
Dans l'utopie, l'absence de lieu voudrait tenir, si l'on ose dire, toute la place. Elle désire la discontinuité absolue, sans grande chance de l'obtenir : qu'il n'y ait aucun rapport entre le désordre social établi et l'harmonie à laquelle elle aspire – et surtout pas une relation génétique ! Le monde mauvais n'aura pas le droit d'engendrer le monde meilleur. Faisons table rase et repartons de zéro ! (...) L'utopie voudrait jouer de la rupture radicale, mais elle ne parvient pas à la penser, encore moins à la provoquer. Alors elle en rabat de ses prétentions premières. Elle se contentera d'un site écarté, de la distance à la place de l'absence. Elle recherchera les abbayes désaffectées, les vallées perdues, les continents lointains et, surtout, les îles. A défaut, elle acceptera de camper sur une péninsule. Que la mer sépare l'idéal du réel ! Mais il faudrait d'abord, pour cela, que l'utopie convertisse les flots à cet usage. Un dieu, dans sa sagesse, dit-on, a divisé la terre par des océans. Sans succès ! Ce que les dieux proposent, les hommes en disposent: La mer ménage des médiations que l'utopiste lui-même ne dédaigne pas d'exploiter : il navigue, il colonise. Il n'oublie pas de donner de ses nouvelles, par la première frégate ! Le pouvoir de l'imagination n'est que l'imagination d'un pouvoir". (extrait de "Utopie et liberté", 1973).
2013 sera l'année du grand tricentenaire de la naissance de Denis Diderot. Ce livre est l'uvre d'un philosophe éminent qui se confronte à des problèmes actuels. Le Diderot de d'Hondt est un penseur dialectique. Et pour savoir ce qu'est la dialectique, chez Diderot et en général, c'est à travers la loupe de Hegel et de Marx qu'il tentera de nous la présenter, dans une image originale de l'auteur de l'Encyclopédie.
Etes-vous hégélien ? " Cette question a traversé le XIXe siècle philosophique français - et au-delà : on l'a même posée aux antécédents. Valérie de Gasparin, auteur à la mode vers 1860, s'épouvante de sa rencontre : " L'Hégélien me regarda de son œil limpide - Je suis Dieu, dit-il " ! La philosophie, la littérature, le droit, l'histoire, 1a politique se sont nourris ou confrontés à l'hégélianisme. Un hégélianisme certes sommaire, incomplet, rhapsodique : " Peut-être fallait-il ne comprendre d'abord qu'à moitié, pour s'apercevoir que cette moitié ne suffisait pas, et qu'elle appelait elle-même plus qu'une autre moitié. " Aujourd'hui pour la plupart oubliés - alors même qu'ils bénéficiaient d'une renommée enviable en leur temps - ces " petits auteurs " ont fait une bien étrange moitié du chemin. Ce livre se propose de redécouvrir, par quelques-unes des voies sinueuses par lesquelles il a passé le Rhin, cet hégélianisme qui a dès lors... hanté la France.
Alors qu'Aurore D'Hondt est en terminale au lycée en 2018, sa classe reçoit Ginette Kolinka. Attentifs, les élèves écoutent le récit que Ginette partage avec eux sur la Shoah qu'elle et sa famille ont subit. Le choc est rude et Aurore en ressort avec le souhait de réaliser ce que Ginette leur demande à la fin de sa visite : transmettre à leur tour afin de garder cette partie de l'Histoire dans la mémoire de tous. L'album c'est Ginette Kolinka qui parle, qui revit courageusement une partie de sa vie extrêmement douloureuse. Ce récit, commun à des millions d'autres, est destiné à tous. Il apporte un témoignage fort et direct.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.