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Justice de sûreté et gestion des risques. Approche pratique et réflexive
Morice Amandine ; Hervé Nicolas d' ; Herzog-Evans
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296125599
Le 12 décembre 2005, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, chargée d'évaluer la dangerosité des condamnés en fin de peine, était créée. La loi du 25 février 2008 créa quant à elle la rétention de sûreté et la surveillance de sûreté. Une nouvelle architecture juridique se met ainsi en place, avec comme pierre angulaire, le concept de dangerosité. D'une justice de responsabilité, nous passons, selon l'expression de Robert Badinter, à une justice de sûreté. La notion de risque vient quant à elle parasiter le fonctionnement de la justice pénale puisqu'il s'agira à la fois d'éviter le risque de récidive et le risque pour l'institution de ne pas prononcer l'une des multiples mesures de surveillance et de contrôle. La responsabilisation des acteurs est bien l'expression de l'influence néolibérale anglo-saxonne grandissante en Europe. Cet ouvrage pluridisciplinaire est une compilation de vingt-trois entretiens réalisés avec magistrats, avocats, psychiatres, membres de commissions pluridisciplinaires et syndicats. Les extraits sélectionnés et reconstruits sous forme de tables rondes virtuelles, permettent de comprendre comment les professionnels, dans la diversité de leurs fonctions, sont confrontés à ces nouvelles problématiques d'une justice de sûreté, symbole du nouveau paradigme de la société de sécurité.
Morice Jean-René ; Taddei Jean-Claude ; Van Petegh
Cet ouvrage regroupe les résultats d'une vingtaine de chercheurs de disciplines aussi variées que la géographie, l'économie, la littérature, la sociologie, l'esthétique cinématographique, l'urbanisme, l'anthropologie, l'histoire et la littérature. Ces différentes recherches ont été regroupées dans trois thématiques : l'économie ; la culture, le patrimoine et le tourisme ; l'esthétique et la poétique. Les thématiques retenues nous amènent ainsi, par une approche multidisciplinaire, à comprendre les espaces dans lesquels le cinéma se développe et se crée. Comprendre où et comment il est un enjeu économique et culturel, saisir sa place dans l'espace social, ou analyser le traitement que lui réservent les artistes, sur l'écran ou sur la page. De l'idée à sa projection, il s'agit d'envisager quelle matérialité emprunte le cinéma et quels espaces tangibles ou imaginaires sont les témoins du 7 art. Nous examinons la façon dont s'élaborent, s'organisent, voire se chevauchent ces territoires tant visuels que culturels ou économiques. Cet ouvrage donnant la part belle au pluridisciplinaire a donc l'objectif d'enrichir nos sciences respectives grâce aux apports riches et aux nombreux échanges rendus possibles par l'interdisciplinarité.
Daniel Kerh est un Brestois pur jus qui se raconte Ti Zef dans ses premiers ouvrages publiés. Plus récemment, sa lecture de Victor Segalen (éd. Dialogues.fr, 2011) a été remarquée par la critique. Grand amateur de cyclisme devant l?Eternel, rouleur lui-même, il collabore régulièrement aux publications spécialisées et suit de près les courses bretonnes. Avec Bernard Charmentray, il a signé deux volumes de chroniques de courses et coureurs: Le Peloton des échappés (Coop Breizh, 2009), et Du vélo et des hommes (Apogée, 2010). Hubert Morice est un ancien coureur cycliste, grand ordonnateur et animateur du Grand Prix de Plumelec, ville dont il est élu adjoint à la mairie, et du Grand Prix Manche-Atlantique. Il est une figure du cyclisme. Bernard Charmentray est un photographe professionnel passé par plusieurs agences et organes de presse au cours de sa longue carrière derrière l?objectif. En 2006 paraît son livre gai et décalé: Y?a pas qu?le Tour!, avec Bernard Hinault (éd. Panama). Suivi par une anthologie des courses bretonnes: La Bretagne du vélo (Coop Breizh, 2008), co-signé avec Gurvan Musset et Bernard Hinault, livre qui connaît un beau succès public.
« Un jour, cher Maurice, vous avez pensé à moi pour un livre. Un livre particulier. Un livre sur vous mais écrit par moi, où je pourrais tout dire, votre part d?ombre comme de lumière. Vous ne vouliez pas d?une biographie écrite par un nègre. Ni d?un livre d?entretiens ou de mémoires ? rien de plus ennuyeux et pontifiant que ces mémoires d?acteur sur leur carrière. La carrière, disiez-vous, ce n?est pas intéressant ? c?est la vie qui l?est. Non, ce que vous souhaitiez, c?était un livre avec mon regard, dans lequel je pourrais évoquer tout ce qui m?intéresse, y compris les aspects dérangeants de votre personnalité. Le cadeau était de taille. Était-il empoisonné? Nous nous connaissions à peine et vous m?aviez choisi pour mettre à exécution une commande qui n?en était pas une. Une commande spéciale qui réclamait d?être détournée. À quelles fins? Sans doute, je m?en rendis compte par la suite, afin de créer un lien inédit. Un étrange passage de relais entre vous, comédien rare, à la silhouette et à la voix qui me fascinait depuis tant d?années et qui décidait au soir de sa vie de se livrer, pour se délivrer peut-être. Et moi, inconnu ou presque, qui acceptait d?être ainsi votre confident et votre juge, votre marionnette et votre compagnon de voyage. Le temps d?une traversée. Désert, mer et glacier nous attendaient. Le détachement et la haine de soi en bandoulière. » J. M.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.