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Les droits de l’âme. Catena Aurea
D'Algange Luc-Olivier
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782336502212
Ce livre s'inscrit dans une Catena Aurea - cette chaîne d'or qui va du plus fugace aujourd'hui à la nuit des temps. Il y sera parlé d'auteurs divers qui suivirent un même dessein, celui de ne pas nous laisser tels que nous sommes, livrés aux tristes tartufferies de ces morales publiques qui dissimulent, sous les atours du "Bien" proclamé, des instincts de vengeance. Des exemples seront donnés pour se déprendre de cette glue : le prince de Ligne, Joseph Joubert, Léon Bloy, Pierre Boutang, Henri Bosco, Maurice Magre, André Suarès, Dominique de Roux, Julien Gracq, Nicolás Gómez Dávila, René Char et bien d'autres... C'est à eux que nous devons un monde moins triste et moins uniformisé. Ces résistants à la morosité ne sont point si rares ; extravagants ou discrets, ascétiques ou orgiaques, artistes ou purs contemplatifs, sauvages ou ultra-civilisés, ou l'un et l'autre, ils parcourent le temps en laissant le sillage scintillant de leurs oeuvres, de leurs regards, de leur amitié. Notre voyage ici-bas est court. Autant le faire à l'instar de Joseph de Maistre - dont il sera largement question dans cet ouvrage - en excellente compagnie, au fil de la Néva, afin que d'un simple déplacement dans le temps et l'espace, il devienne un voyage intérieur.
Résumé : Ce recueil est la réédition revue et corrigée d'un ouvrage paru en 2010. Il y est question des météores, ces signes dans le ciel, à quoi s'arrêtent les Pharisiens et Saduccéens, qui ne savent pas lire les signes des temps : tel est le reproche que leur fait l'Evangile (Mt, XVI, 4). Les deux auteurs de ces Entretiens s'attachent pour leur part à relever ces signes des temps, dont René Guénon a fait le titre d'un livre célèbre, publié en 1945, qui semble aujourd'hui l'épitaphe des dernières illusions "modernes" . On parlera donc dans ces pages de la pluie et du beau temps, expression proverbiale qui évoque cette légèreté divine et française à quoi les deux auteurs tiennent par-dessus tout, et qui leur semble la façon la moins trompeuse de parler de ce qui nous importe. On confiera donc la métaphysique, la poésie, la religion, l'histoire, la littérature, la politique et le reste, Dieu et le monde en un mot, à la garde du soleil, de la pluie, du givre, de l'arc-en-ciel et des comètes.
L'oeuvre d'Ernst Jünger, connue surtout pour ses récits et journaux de guerre, est loin de s'y réduire. Une pensée originale s'aventure à méditer sur le cours et la nature du Temps, les titans et les dieux, les nervures secrètes des songes, les analogies et les symboles. Qu'en est-il des chasses subtiles, de la vision stéréoscopique, du regard panoramique, des synesthésies, de l'art de l'interprétation, des aruspices et du rapport des hommes avec le végétal et la pierre, avec le nuage, la vague ou la flamme ? Qu'en est-il de la rébellion contre l'uniformisation des êtres et des choses, du recours aux forêts, de cette forme supérieure de liberté dont témoigne l'Anarque envers et contre tous les totalitarismes ostensibles ou discrets ? Que nous dit l'entretien persistant et vivace d'Ernst Jünger avec les oeuvres de Novalis, Hölderlin, Nietzsche ou Heidegger ? Comment comprendre ce dessein, poétique et gnostique, qui va, à l'impourvue et par fragments, vers une victoire sur le nihilisme ? Comment s'approcher de cette initiation à la vie magnifique, voire à une nouvelle théodicée ? Dans cet ouvrage qui, non moins qu'une suite d'essais, est le récit d'un long compagnonnage avec l'oeuvre, l'auteur apporte quelques réponses à ces questions, et d'autres, qui sont autant d'étapes d'un cheminement vers le Domaine Perdu, vers cet ermitage aux buissons blancs où il nous sera donné de comprendre que le monde visible est l'empreinte d'un sceau invisible.
Résumé : Ces Propos réfractaires reprennent deux séries de formes brèves dans la tradition des Moralistes du dix-septième siècle , devenues introuvables, augmentées de cinq méditations sur l'uniformisation des êtres et des choses, la morale, la langue française et le fil de l'Ame. Dans ce livre, qui n'est pas enclin au système, qui tient la bride courte à la nostalgie, et ose quelques pas dans le pressentiment d'un "matin profond" , d'un recommencement heureux, Luc-Olivier d'Algange écrit en poète, polissant les armes de l'infini contre l'indéfini, la confusion, et l'indistinction qui sont devenues les maîtresses du temps. "Réfractaires, explique l'auteur, nous eussions préféré ne l'être pas et recevoir le monde qui nous entoure [?] avec moins de réticences, tant nous sommes par nature plus enclins à la ferveur, ou à la piété, qu'au "Non qui brûle en enfer" , selon la formule de Maître Eckhart. Cependant, pour atteindre à quelque affirmation souveraine [?], sans doute faut-il passer par la "négation de la négation" et ne pas méconnaître, car elle agît sur nous, cette grande machine de guerre qui est en mouvement contre tout ce que nous aimons".
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.