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La mort d'agrippine. Suivi de Contre les sorciers ; contre les frondeurs ; histoire des oiseaux
Cyrano de Bergerac Savinien de ; Darmon Jean-Charl
ENCRE MARINE
44,00 €
Épuisé
EAN :9782909422916
La Mort d'Agrippine, la seule tragédie que Cyrano de Bergerac ait écrite, fit scandale pour ses " belles impiétés " : elle met en scène le libertinage de pensée le plus radical, dans un monde politique machiavélien d'une noirceur, d'une cruauté et d'une violence inouïes. Il est temps de redécouvrir la sombre splendeur et le potentiel critique de cette ?uvre sulfureuse et aujourd'hui trop méconnue, dont l'un des héros principaux, Séjanus, " soldat philosophe " ouvertement athée, tient des propos de " déniaisé " imprégnés de la philosophie de Lucrèce, et fait écho à toute une littérature clandestine dénonçant, en ces mêmes années, autour de Cyrano, l'invention et l'utilisation politique des religions. Mais dans l'horizon de cette politique baroque où tout est feinte, mensonge, dissimulation, l'épicurisme subit des distorsions étranges, et l'émancipation de l'" esprit fort " à l'égard des croyances asservissantes et des impostures théologico-politiques ne débouche que sur un échec spectaculaire et une sanglante mise à mort. Le texte de La Mort d'Agrippine est précédé d'un essai préfaciel de Jean-Charles Darmon (" L'athée, la politique et la mort : variations sur "de belles impiétés" ") qui s'emploie à situer ses questionnements corrosifs dans l'?uvre de Cyrano et au sein de la réflexion politique complexe de ceux que l'on nomme les " libertins érudits " du premier XVIIe siècle français. En annexe figurent d'autres extraits de l'?uvre de Cyrano (des Lettres satiriques aux États et Empires de la Lune et du Soleil) où divers thèmes récurrents de la pensée libertine en matière de politique affleurent sur des modes spécifiques.
L'Autre Monde est le récit d'un double voyage dans l'espace vers Les Etats et Empires de la Lune et vers Les Etats et Empires du Soleil. Il est en cela le roman du monde tel que la nouvelle science et l'astronomie naissante permettent de l'imaginer, infini et habité, et où la Terre n'est qu'une planète parmi les autres. Mais malgré l'ingéniosité des machines-à-voler et la forte présence de la science, ce n'est pas un roman de science-fiction. Le voyageur doit là-haut affronter des peuples et des sociétés dont les vérités chahutent les certitudes de l'humanité terrestre et chrétienne. Le voyage dans l'espace devient voyage dans le temps, chacun des personnages rencontrés incarnant successivement un des discours qui se sont tenus sur l'origine et sur " la nature des choses " : des présocratiques à Gassendi, des récits fabuleux à Descartes. Si peu héroïque que paraisse le personnage principal, il est donc l'acteur d'une aventure intellectuelle mais qui a ses moments de comédie et de poésie, venant interrompre parfois la tension née de l'audace d'un texte qui proclame la faillite des modèles et la débâcle des dogmes.
Le roman "L'Autre Monde ou les Etats et Empires de la Lune" est une oeuvre de science-fiction qui raconte le voyage imaginaire d'un protagoniste de la Terre à la Lune. Le récit est présenté sous la forme d'un récit épistolaire, où le personnage principal écrit des lettres à un ami pour lui décrire ses aventures extraordinaires. Le protagoniste, dont le nom n'est pas mentionné, fait un voyage sur la Lune en utilisant une fusée spéciale. Sur la Lune, il découvre un monde différent de la Terre, habité par des créatures lunaires. Il observe leurs moeurs, leurs coutumes et leurs institutions sociales. Le roman est marqué par une certaine ironie et satire sociale, puisque le protagoniste compare fréquemment les sociétés terrestres et lunaires. Le voyageur terrestre rencontre des habitants lunaires, dont certains ont des caractéristiques physiques étranges, tels que des corps en forme d'araignée. Il participe à des aventures et à des dialogues philosophiques avec les Lunaires, explorant des questions sur la nature humaine, la science, la religion et la politique. Le récit est imprégné de l'esprit du siècle des Lumières, avec des éléments de critique sociale et de réflexion philosophique. Cyrano de Bergerac utilise la fiction pour commenter et remettre en question les pratiques et les idées de son époque, tout en exploitant son imagination pour créer un monde lunaire fascinant. "L'Autre Monde ou les Etats et Empires de la Lune" est une oeuvre précoce de science-fiction et de satire sociale qui a influencé le genre de la science-fiction ultérieure. Cyrano de Bergerac y développe une vision imaginative et satirique d'une société lunaire tout en utilisant ce contexte pour réfléchir sur les aspects de la société terrestre de son époque.
Cyrano de Bergerac Savinien de ; Lebrun Adélaïde ;
En 1655, un étrange écrivain mourut en laissant un mystérieux manuscrit. Ceux qui le trouvèrent furent si stupéfaits qu'ils le firent circuler de mains en mains, dans le plus grand secret. Ce qui était écrit dépassait l'entendement. L'auteur racontait comment il s'était envolé vers la lune. Là, il avait découvert un peuple fantastique et appris qu'autrefois, Dieu y avait établi le Paradis. L'homme qui fit ce fabuleux voyage était Cyrano de Bergerac.
A côté des grands noms de la littérature (Ronsard, Corneille, Voltaire ou Chateaubriand) et des oeuvres majeures, des collections (Du Bellay, Rotrou, Saint-Evremond, Scarron, Tristan l'Hermite), des auteurs moins connus (Angot de l'Eperonnière, Boindin ou Mareschal) et de nombreux textes rares, souvent en première édition moderne, les textes publiés par la STFM offrent le panorama le plus riche et le plus varié de la littérature française de la Renaissance à l'époque moderne.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
Marcel Conche, professeur émérite à la Sorbonne, membre de l'Académie d'Athènes, est l'auteur de nombreux ouvrages, publiés aux Editions Encre Marine, Cécile Defaut, Albin Michel, et surtout aux Presses Universitaires de France (collections "Perspectives critiques", "Quadrige" et "Epiméthée").
Pour les philosophies théologisées, mixtes de religion et de philosophie, que sont les philosophies modernes, telles celles de Descartes, de Kant, de Hegel, et à l'exception de celle de Montaigne, l'aléatoire ne saurait être au coeur de la réalité puisque, pour l'être transcendant et omniconnaissant, Dieu, tout ce qui arrive et arrivera est de toute éternité, comme déjà arrivé. Si, au contraire, l'on revient à la philosophie libérée de la religion, c'est-à-dire à la manière grecque de philosopher, on est amené à ne pas limiter le champ de l'aléatoire à la zone humaine: on le voit au coeur de la réalité, c'est-à-dire au coeur des mondes innombrables qui s'inscrivent au sein de la Nature infinie elle-même, omnigénératrice et qui, comme le poète improvisant à mesure, avance dans l'incertain.
Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime: le "nirvâna". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le "nirvâna" suppose l'expérience "sui generis" de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite "tragique". Si "tout est souffrance", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie: la sagesse tragique implique la "volonté de souffrir", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.