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La guerre d'indépendance américaine
Cyr Pascal ; Muffat Sophie
PASSES COMPOSES
24,99 €
En stock
EAN :9782379336201
La guerre d'indépendance américaine est un des mythes de la modernité politique. Un peuple aurait pris les armes contre une force d'occupation oppressive afin de créer un Etat fondé sur la liberté. Pour n'être pas fausse, cette histoire est partielle. Dans ce livre magistral et inattendu, Pascal Cyr et Sophie Muffat revisitent autant qu'ils déconstruisent une légende. Comment une armée, avec très peu de moyens et composée d'hommes sans expérience, a-t-elle pu tenir face à la Grande-Bretagne ? On a souvent réduit le rôle de la France à la contribution navale de la bataille de Chesapeake, qui entraîne la capitulation anglaise. En réalité, dès 1778, le gouvernement de Louis XVI, par le truchement de trafiquants d'armes à l'image de Beaumarchais, équipe les Américains. Une armée de paysans dispose désormais d'un des meilleurs équipements du monde et d'officiers compétents et expérimentés. C'est le tournant de la guerre. Ce livre corrige aussi de nombreux clichés relativement, par exemple, aux compétences militaires de George Washington, puissant et intelligent mais mauvais stratège. De même, l'ouvrage révèle les motivations purement économiques des colons américains, le peu de sympathie qu'ils suscitaient par exemple chez leurs voisins canadiens, et les exactions commises à l'endroit des Amérindiens. De même, la place déjà considérable que les colons américains accordent à l'esclavage fondé sur la ségrégation.
Personne ne comprend au bon moment ", écrit Goethe dans Le Divan. Serait-il ainsi trop compliqué de comprendre la grandeur d'un empire, la République, l'octroi de la citoyenneté, la figure de l'étranger, l'Algérie, le Moyen-Orient, les Arabes, les musulmans, les cités contemporaines, la Marche des Beurs, l'Attentat, l'assimilation ? Comment est-on passé, depuis 1989, du " beur " au " musulman " puis à " l'islamiste " ? Telles sont les questions posées par Saber Mansouri dans cet essai aussi original qu'accessible, et non dénué d'humour. Alors refaire la France, ce n'est pas la culpabiliser. C'est initier sa renaissance sans lui demander une réparation financière des crimes commis pendant la colonisation, sans fantasmer un " grand remplacement " pour gagner le pouvoir, mais en exigeant d'elle l'estime de ses propres citoyens, ceux qui prient et ceux qui ne croient plus. C'est gouverner sans raconter d'histoires en somme, avec l'unique philosophie vertueuse : l'estime des siens, de tous les siens.
L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941 par l'entrée des Panzers de l'Allemagne hitlérienne en Union soviétique, est une guerre d'idéologies : le nazisme et son armée donnent alors la pleine mesure de leur potentiel de destruction. En face, le bolchevisme stalinien radicalise sa violence : la guerre ne change pas le stalinisme, elle l'exalte. En 1941, Wehrmacht et Armée rouge sont, de loin, les deux plus gros instruments militaires de l'époque. Dix millions d'hommes s'affrontent et se détruisent lors d'opérations militaires aux proportions monstrueuses : les plus gros encerclements, les percées les plus spectaculaires, les retournements les plus improbables aussi. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, femmes et enfants, soldats et civils. Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri brossent la fresque du plus terrible affrontement de la Seconde Guerre mondiale, passant du Kremlin au QG du Führer, des états-majors des Fronts à ceux des groupes d'armées, du NKVD aux Einsatzgruppen, des unités en marche aux usines et aux fosses d'exécution. Une somme unique et exceptionnelle.
Si les trois fils de Philippe le Bel, qui régnèrent de 1314 à 1328, sont connus grâce aux livres de Maurice Druon et à la série qui en a été tirée - Les Rois maudits -, que savons-nous réellement de la vie et de l'action des derniers Capétiens ? La fiction a certes retenu les frasques de leurs épouses dans la tour de Nesle ou la supposée malédiction lancée depuis son bûcher par Jacques de Molay, mais la place de leurs règnes mérite en réalité d'être réévaluée. Pour comprendre la politique de Louis X (1314-1316), Philippe V (1316-1322) et Charles IV (1322-1328), et la dynamique qui entraîne la fin d'une dynastie qui régna sur la France pendant plus de trois siècles, l'auteure s'empare des pièces à la disposition de l'historien. Elle montre alors qu'en parachevant l'oeuvre de leur père, les trois frères ont, chacun avec leur personnalité, posé les fondements de la France des Valois et comptent eux aussi parmi les artisans de la construction de la monarchie française.
Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de-la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains. Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier. Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.
Résumé : Il faut près de deux ans, entre mai 1794 et mars 1796, pour que la France tourne la page de l'insurrection vendéenne. Alors que se poursuit la "guerre sans miséricorde", les premiers pourparlers de paix sont initiés dès le printemps 1794. Cette pacification militaire et politique est un processus complexe qui conduit Républicains et Vendéens à mettre fin à un conflit particulièrement violent et meurtrier. Un tel acte de concorde, qui suppose la réintégration de la Vendée dans le cadre national, ne peut se concevoir sans compromis. Combattants et civils doivent accepter les conditions d'une paix singulière, afin de permettre la reconstruction économique, sociale et morale d'un territoire ravagé. L'histoire de France offre peu d'exemples de pacification d'une guerre civile. A partir de sources souvent inédites, Anne Rolland-Boulestreau explore l'aventure de la jeune République française en quête d'une paix nécessaire en Vendée.
Petite-fille de Louis XV, Isabelle de Bourbon-Parme épouse en 1760 le futur empereur Joseph II. Femme exceptionnelle, qui appartient au club très fermé des princesses philosophes, elle séduit la cour de Vienne et tombe éperdument amoureuse de sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie-Christine. Ses lettres et billets révèlent un caractère, des sentiments, une intelligence hors du commun. Elle meurt à 22 ans.
Dans cette fresque, Elisabeth Badinter, observatrice de l'évolution des moeurs et des mentalités, éclaire de façon inédite la société des Lumières, cette "tribu" intellectuelle qui inaugure les Temps modernes, ses grandeurs et ses faiblesses. Les savants et philosophes qui jusque-là constituaient la République des Lettres travaillaient le plus souvent en vase clos. Assujettis aux institutions, ils n'échangeaient qu'entre eux et pour leur seul profit. Avec l'émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d'une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois "passions" successives qui suscitent rivalités et surenchères au prix d'affrontements parfois terribles. La première de ces passions est le désir de gloire, et à travers lui l'apparition d'une nouvelle figure incarnée par d'Alembert, codirecteur de l'Encyclopédie avec Diderot : celle du philosophe soucieux de s'imposer comme le meilleur, qui aspire tout à la fois à séduire l'opinion et à s'attirer la reconnaissance de ses pairs. C'est ce même d'Alembert qui introduit une deuxième passion : l'exigence de dignité. Ayant conquis notoriété et autonomie aux yeux de leurs contemporains, les encyclopédistes, conscients du savoir dont ils sont les détenteurs, appellent désormais au respect de leur indépendance et se refusent à toute concession à une autorité extérieure. C'est alors qu'on assiste à la naissance et à l'affirmation de leur troisième grande passion : la volonté de pouvoir, représentée par Voltaire avec un courage qui force l'admiration. Autour de lui se forme un vrai parti politique, le parti des philosophes, qui modèle peu à peu la pensée de la bourgeoisie et prépare l'avènement de la Révolution au nom de la justice, de la liberté et de l'égalité entre les hommes. Dans cette étude de grande ampleur, Elisabeth Badinter fournit autant de clés pour comprendre et décrypter l'histoire d'un monde intellectuel dont l'influence sur celui d'aujourd'hui est loin d'être dissipée.
Elle croyait à la destinée et elle avait raison ". Mme de Pompadour, cette bourgeoise, promue au rang de maîtresse royale par Louis XV, tient une place très particulière dans l'histoire des grandes favorites : c'est tout à la fois une amoureuse et une femme de pouvoir, dont "le règne" a duré vingt ans. Belle, intelligente, cultivée, douée d'une rare énergie, en dépit d'une santé chancelante, imprégnée de philosophie, amie des encyclopédistes, elle séduit un monarque profondément dépressif. Elle l'entoure d'une chaude tendresse, prévient le moindre de ses désirs et parvient toujours à l'arracher à sa mélancolie. Mais elle comprend très vite que, pour durer, son ascendant doit s'exercer sur l'esprit du monarque plutôt que sur ses sens. A mesure que s'éteint le désir, son influence politique ne cesse de grandir. Moins elle est traitée en amante, plus elle agit en souveraine : elle fait et défait les ministres, conseille les ambassadeurs, s'engage dans les tractations diplomatiques, correspond avec les généraux, exerce son discernement comme protectrice des arts, où elle tient, avant la lettre, le rôle de ministre de la Culture. En ce milieu de siècle où la prééminence mondiale de la France est en jeu, Mme de Pompadour, " l'amie nécessaire " de Louis XV, connaît le destin extraordinaire d'une maîtresse qui ferait office d'épouse, de ministre et de thérapeute.