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Biblia N° 47, Mars 2006 : L'Evangile au quotidien
Cuvillier Elian ; Burgelin Jean-François ; Soupa A
CERF
7,00 €
Épuisé
EAN :9772204820470
Dans ce troisième et dernier numéro consacré à l'épître aux Romains, Paul déploie les grands principes qui guident une vie selon l'Evangile (Rm 12 - 16). Il montre comment la charité anime la vie du croyant et, d'elle-même, répond à toutes ces questions : Quel est le " juste " rapport au monde ? à soi ? aux autorités politiques ? aux faibles ? Une unique réponse nourrit ces questions : la charité. Elian Cuvillier commente pour " Biblia " ces textes pleins de foi, d'espérance et de charité, où le croyant puise une aide précieuse pour vivre l'Evangile. Jean-Pierre Burgelin, procureur honoraire auprès de la Cour de cassation, fait le point sur la question de l'obéissance des chrétiens aux autorités civiles. Enfin, ce numéro est l'occasion d'une visite en images de Rome, en compagnie de Catherine Salles (catacombes juives, monuments de la Rome religieuse du 1er siècle, intégrant temples dédiés à des dieux nationaux et sanctuaires de divinités étrangères, révélateurs d'une religion en crise). Dans l'actualité, Sébastien Ray dégage les aspects religieux du film Narnia. Signalons aussi une initiative très intéressante et couronnée de succès à Limoges : 750 lecteurs pour une semaine de lecture de la Bible en continu. Une idée à reprendre ailleurs !
Paul Myers a grandi en Californie. Après avoir obtenu un master en théologie à Vancouver et un diplôme à la Faculté de théologie protestante de Montpellier, il exerce aujourd'hui comme pasteur à Vancouver.
Exégèse, théologie biblique, systématique et pastorale : quatre disciplines qui toutes ont la Bible en commun mais peinent à se rencontrer. Ignorance mutuelle, méfiance, voire condescendance marquent leurs rapports. Au sommet de son âge d'or, la théologie biblique ambitionnait récemment de jeter un pont entre exégètes et dogmaticiens. Mais sous les coups de boutoir de la critique, les grandes synthèses, exégétiques aussi bien que théologiques, ont vécu. Chacun, muré dans sa spécialité, hésite à s'aventurer hors de son territoire. Le congrès de Toulouse a voulu s'interroger sur les rapports entre exégèse, théologie biblique et systématique dans leurs contributions à la vie des croyants en dialogue avec le monde de ce temps. S'il n'est plus possible d'ordonner les disciplines en séquence linéaire, comment peut-on envisager leurs dialogues et faire que les tensions soient fécondes de sens ? Cela peut-il se faire sans une remise en question de chacune des disciplines ? L'intégralité des conférences données durant le congrès et la plupart des ateliers sont recueillis dans cet ouvrage. Femmes et hommes, catholiques et protestants, français, belges, suisses ou canadiens abordent la question de l'articulation entre exégèse et théologie à partir de leur expérience et du contexte dans lequel ils sont immergés.
Soupa Anne ; Cuvillier Elian ; Petitjean Anne-Mari
Elian Cuvillier, de la faculté protestante de théologie de Montpellier, commente avec un grand talent de pédagogue la célèbre et difficile épître aux Romains. " Biblia " l'aborde en trois numéros. Le début de cette épître (Rm 1 - 8) aborde une question déterminante, celle de la place de la foi dans le salut. Paul y déploie son ardente puissance de conviction : seule la foi - et d'abord la foi de Jésus Christ, non la nôtre - " justifie " l'homme, lui apporte le salut. Ce n'est pas la loi qui sauve, mais la foi. Question récurrente de génération en génération, qui toutes affrontent le débat entre une religion légaliste, rituelle, et une religion du coeur, de l'engagement intime. Rappelant le vaste conflit historique qui a séparé les Eglises de la Réforme des catholiques, sur la place des oeuvres et sur la place de la foi, " Biblia " rappelle aussi comment, aujourd'hui, les différentes confessions chrétiennes se sont rejointes sur ce sujet. L'autre volet important de cette lettre est la mention du péché d'Adam. Une occasion pour " Biblia " de rappeler où nous en sommes sur la question du " péché originel ". Un article de Jean-Daniel Causse commente la parole fameuse de Paul : " Je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais. "
L'arrivée de l'an 2000 a été souvent associée à des peurs ancestrales (guerres, épidémies, tremblements de terre) ou modernes (explosions nucléaires, manipulations génétiques). Et le mot " apocalypse " est souvent employé aujourd'hui à propos des grandes catastrophes. Le dernier livre de la Bible, l'Apocalypse, n'aurait-il rien d'autre à annoncer que des cataclysmes effrayants ? Serait-il le contraire de la Bonne Nouvelle ? Non, il est bien une protestation contre le mal et l'annonce d'une espérance pour tous ceux qui refusent de subir le mal. Elian Cuvillier, de l'Institut protestant de théologie de Montpellier, montre la richesse et l'actualité de cet étrange langage apocalyptique qu'on trouve aussi dans les évangiles et les lettres de Paul. Il étudie en particulier cinq textes importants de l'Apocalypse.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.