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Monotonie. Edition bilingue français-anglais
Cutts Simon ; Barras Vincent
HEROS LIMITE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782940358625
Simon Cutts, figure très active du domaine poétique anglo-saxon, n'a jusqu'à ce jour jamais été traduit en français. Cela tient en partie au caractère formel particulier de son oeuvre, proche d'une poésie expérimentale concrète très radicale dont il est l'un des promoteurs les plus importants depuis quelques décennies. L'option prise dans la présente traduction a consisté à ne pas se laisser tenter par l'évocation suggestive, la recréation métaphorique, contraire à l'idée du "dernier poème absolu possible" poursuivie par les poètes concrets. Face aux mouvements particuliers de chacun des poèmes, il convenait au contraire de tester plusieurs modalités, ou mieux, plusieurs implications de la traduction : depuis la relative linéarité justifiant l'attitude habituelle d'un "simple" passage d'une langue à l'autre, en passant par la détermination de choix initiaux après lesquels le poème se déroule pour ainsi dire automatiquement, jusqu'aux adaptations spécifiques requises devant certaines procédures poétiques. Dans tous les cas, ce passage voudrait répondre, du mieux qu'il nous est possible, au travail de compression, raréfaction, simplification auquel, selon ses propres termes, Simon Cutts a soumis le langage, réinventant par là même la poésie. Le recueil Monotoniea été composé par l'auteur lui-même en vue de cette édition, et résume trente ans d'activité poétique. Cet exercice constitue pour le traducteur un défi analogue à celui initié, il y a quelques années, avec la publication française d'Eugen Gomringer et de John Cage aux éditions Héros-Limite.
Résumé : Polly Spencer est journaliste pour un tabloïd londonien spécialisé dans les potins mondains. Eternelle célibataire de trente ans, sa vie amoureuse est un désastre ! Il faut dire qu'il manque toujours quelque chose aux hommes qu'elle côtoie. Joe, son colocataire, est... homosexuel, Callum, l'ami d'un ami, n'est guère plus qu'un coup d'un soir, et Bill, son meilleur ami, est en couple depuis peu. Sans oublier Jasper, l'aristocratique marquis de Milton. Là, évidemment, il y a du potentiel ! Mais ce petit plus suffira-t-il à lui faire perdre la tête ?
Al-Nawadji Mouhammad ; Vigreux Philippe ; Cutté Pa
L'Arène du cheval-pie, souvent donné comme l'ouvrage de référence sur le sujet du vin, est avant tout oeuvre d'érudition, visant à retranscrire les poèmes majeurs qu'il a inspirés, mais rapporte aussi, en prose cette fois, une riche vendange d'anecdotes savoureuses sur le vin et sur ceux qui cèdent à ses plaisirs. Si le «cheval-pie» du titre est comme il se doit le liquide à la robe rouge-brun tachetée de lumière que l'amateur fait tourner dans sa coupe tel le coursier de race galopant en rond sur l'arène, c'est en même temps la parole inspirée qui court de bouche en bouche dans cette sorte d'assemblée idéale que constitue l'anthologie elle-même.
Poète, artiste-éditeur, Simon Cutts est né en 1944 en Grande Bretagne. Dans les années soixante-dix, il fonde la maison d'édition Coracle Press. Le coracle – en gallois cwrwgl – est une embarcation très légère, de forme ronde à ovale, constituée d'un tissu ou d'une peau tendu sur un cadre en vannerie et enduit de goudron pour le rendre étanche. Cette maison d'édition, organisée sous la forme d'une coopérative d'artistes et d'écrivains, est à l'origine d'une grande variété de livres et de supports imprimés (près de mille titres) dont les formes et formats employés au fil des années vont de la simple page imprimée à l'installation. Parallèlement à cette activité d'éditeur, Simon Cutts anima, de 1975 à 1987, une librairie-galerie où furent exposés poètes et artistes du Land art tels que Ian Hamilton Finlay, Richard Long, Hamish Fulton, Roger Ackling, Robert Lax et Andy Goldsworthy. Simon Cutts se dit à la fois poète et artiste visuel, ou inversement. Cette tournure n'est pas désinvolte ou malicieuse, mais vécue intensément, dans la mesure où il conçoit sa poésie comment une pratique artistique. Simon Cutts insiste sur le fait que le livre n'est pas simplement le véhicule de la poésie, mais est lui-même partie prenante de la forme du poème. Ses poèmes sont disposé sur la page de manière a ce que chaque mot imprimé soit une entité visuelle autonome – une série d'entités que le lecteur organise et comprend avec son expérience, son imagination et sa volonté même de créer un monde sensible. La raison d'être et l'esprit fondamental des vers de Simon Cutts seraient ainsi définis, non sans une pointe d'humour très britannique, par Stuart Mills : "Les domaines propres à la poésie sont les saisons, les sentiments, les boissons non alcoolisées, certaines espèces de fleurs, certains arbres. Les domaines inacceptables sont la pornographie, les drogues, la guerre, soi-même. Les adjectifs sont à proscrire".
Résumé : Dix chevaux-vapeur n'est pas seulement une attaque contre la déshumanisation du travail à la chaîne chez Citröen et l'exploitation du tiers-monde (plantations de caoutchouc), c'est une réflexion inquiète sur l'avènement de l'automobile, le règne de la vitesse imbécile. La bagnole, écrit Ehrenbourg, "? déchiquette la chair, aveugle les yeux, ronge les poumons, fait perdre la raison. Enfin, la voilà qui s'échappe par une porte pour entrer dans le monde. Sur l'heure, elle débarrasse son pseudo-propriétaire de l'archaïque repos. Le lilas se fane. (...) L'automobile, laconiquement, écrase les piétons. (...) On ne l'accuse de rien. Sa conscience est aussi pure que celle de M. ? Citroën. Elle n'accomplit que sa mission : elle est appelée à exterminer les hommes. ? "
Bioy Casares Adolfo ; Azaretto Julia ; Lequesne Pa
Memoria sur la pampa et les gauchosa été écrit en 1970 au retour d'un séjour en France. Cesares y entreprend une enquête fondée sur son vécu, notamment lorsqu'il se rendait à Rincón viejo, la propriété familiale sise à Pardo, dans la province de Buenos Aires. Adolfo Bioy Casares a en effet été fortement imprégné des scènes de la vie des gauchos argentins durant son enfance dans l'estancia familiale. Avec ce livre, fidèle à son souci d'érudition et à sa manière propre d'user de l'interprétation, l'auteur de L'invention de Morel se met à rêver à la vie du gaucho que ni lui ni Jorge Luis Borges, n'auront réellement vécue. Bioy Casares réfléchit ici à la figure du Martín Fierro (nous avons publié l'essai de Jorge Luis Borges en 2012) et ce qu'elle représente dans la littérature mais aussi dans la société argentine du XXe siècle. La construction du récit est parfaite. Le gaucho y acquiert un statut mythique : sorte de chevalier moderne, archétype de Don Quichotte. Chansons d'une autre époque, personnages de films, photographies, poèmes de l'une des traditions littéraires nationales ; l'ensemble devient une petite une somme de documents, de sources et de pièces à conviction qui contribuent à la légende argentine de la pampa. L'érudit et faiseur d'histoires Casares joue avec élégance sur l'imagerie, entre mémoire et imaginaire. Des photographies en noir et blanc, petites pépites classées par ordre chronologique, jalonnent le texte. Les histoires et chansons de payador qui s'y succèdent sont brèves, enchantées. C'est en réalité une vision moderne des chanteurs illettrés du Moyen Age qui s'en dégage de manière spontanée et improvisée.
Figure majeure de l?avant-garde poétique américaine au 20e siècle, co-fondateur du mouvement «?objectiviste?» dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen, Louis Zukofsky a publié au cours de sa vie un nombre important de poèmes et d?essais. Malgré l?importance capitale de ces textes tant aux États-Unis qu?outre-Atlantique, peu d?entre eux sont disponibles en français. C?est le cas notamment de Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alféri et publié par les éditions Royaumont en 1989.Ce texte que nous nous apprêtons aujourd?hui à rééditer dans la collection feuilles d?herbe comprend donc trois essais?: «?Un objectif?», «?La poésie?» et «?Déclaration pour la poésie?». Définitions et commentaires sur la poésie, ils en exposent en fait une conception singulière, théorisent le rapport que la poésie objectiviste ? et celle de Zukofsky en particulier ? entretient au monde, à la forme, à la musique. Le premier essai est en vérité un programme, celui que la poésie objectiviste se fixe dès 1931, et dont une première version avait été publiée dans la revue Poetry de Harriet Monroe, dans un numéro qui avait en quelque sorte fondé le mouvement objectiviste.