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L'affaire Treiber
Cunault Michel ; Giraud Maaïke ; Giraud Roland
DU ROCHER
20,55 €
Épuisé
EAN :9782268070681
Extrait du prologue Une jeune fille a disparu La pluie. Implacable, interminable. De lourds nuages noirs s'accumulent dans le ciel bas. Le déluge semble installé au-dessus de nous, autour de nous. La voiture avance péniblement à travers le rideau de gouttes serrées qui obstrue la chaussée. En empruntant des petites routes, nous arrivons dans les bois à proximité de Montceau-les-Mines. Il pleut toujours des hallebardes, la visibilité est décidément de plus en plus mauvaise. Je descends avec le garçon, on y va à pied tous les deux. Nous avançons, transpercés par la pluie, nous nous enfonçons dans la boue jusqu'aux chevilles. Cette pluie infernale qui nous tombe dessus par trombes, je m'en souviens encore. Les autres collègues nous suivent à distance. Soudain le garçon m'arrête et montre du doigt devant lui: - C'est là, derrière l'arbre. Une jeune fille a disparu à Montceau-les-Mines depuis le 15 octobre 2004. Son père est ouvrier. Sa mère «ne travaille pas», comme l'indiquent les fiches d'identité de toutes les femmes du quartier. Elles qui, dès l'aube, s'affairent sans repos jusqu'au retour de leurs hommes et sont les dernières couchées, le soir. La mère est une femme simple qui «ne travaille pas». Un après-midi d'octobre 2004, sur le pas de sa porte, elle avait regardé sa fille Nicole s'éloigner de la maison. Elle avait souri, un peu tristement: c'est si jeune, ça ne sait pas encore que la vie est amère... Nicole marchait en balançant les hanches comme les filles qu'elle regardait tous les soirs à la Star Academy. Elle avait mis la jolie robe qu'elle s'était payée en rognant sur son petit salaire, elle s'était fait la coiffure de Mylène Farmer, son idole, la fille à la crinière rouge dont les photos tapissent les murs de sa chambre. Et elle descendait crânement vers l'arrêt de bus. Sûrement, un rendez-vous avec un petit jeune comme elle! Que voulez-vous, on n'a pas deux fois vingt ans. Nicole, ma petite... juste une brave gosse qui a envie de vivre, de rire, de danser comme toutes les filles de son âge. Vingt ans. Cela fait huit jours qu'elle n'est pas rentrée à la maison. L'enquête se met en place. Le parquet local a saisi la police judiciaire, la direction interrégionale de police judiciaire de Dijon, notre service. Avant de nous déplacer, je fais convoquer Florent, le garçon qui avait rendez-vous avec Nicole. Je suis adjoint au chef de la division criminelle qui couvre aussi le groupe des stupéfiants, le groupe de répression du banditisme (GRB), le groupe des affaires générales et le service de documentation criminelle. À cette époque, je n'ai plus de chef de division, je fais l'intérim. Mes journées sont pleines et se terminent à pas d'heure.
Colaux Denys-Louis ; Canault Caroline ; Bastard Jo
Telle une plongée dans l'univers d'Alain Gegout, l'ouvrage présente plus de quarante années de peinture : une tentative précise et détaillée tant que faire se peut, qui consiste à cerner un phénomène improbable, celui d'appréhender un acte de peindre au long cours, l'aventure de la peinture elle-même. En véritable fil rouge, Flo va incarner cette quête : Flo, sa muse, son inspiratrice polymorphe qu'il torture et sublime sans cesse. D'abord Ophelia couchée - en écho au fameux tableau de John Everett Millais -, Flo va se redresser avec le temps, perdre ses bras, progressivement se dissoudre, s'évaporer. Comme la décrit Denys-Louis Colaux, "haut lieu de la singularité picturale, pic investi d'affects, d'orages existentiels, de bouffonneries, glorieuse anti-héroïne, divinité torse, femme-tronc sans cesse pillée, moignon somptueux, majesté équarrie [...], elle est peut-être la métaphore la plus étourdissante de l'art d'aujourd'hui."
Il n'est jamais trop tôt pour parler à un être humain. C'est un être de parole, dès la vie foetale, et moi je comprendrais très bien qu'une mère et un père parlent à la personne du foetus qui est dans l'utérus de la mère", écrivait Françoise Dolto dans les années 1970. Depuis lors, les recherches sur le foetus n'ont fait que renforcer le bien-fondé du point de vue de la célèbre psychanalyste. En médecine néonatale, la clinique des grands prématurés s'oriente vers une réflexion incluant le lien qui relie l'enfant à ses géniteurs, et certains services de soins intensifs s'adjoignent le concours d'un psychanalyste. Les connaissances acquises sur le développement sensoriel embryonnaire et foetal, celles développées par l'haptonomie sur les besoins affectifs de l'enfant in utero, et par la psychanalyse contemporaine sur les traumatismes précoces, suscitent de nouvelles représentations. L'enfant in utero serait-il en passe de quitter son statut d'être végétatif, de bouton de fleur, pour entrer de plein droit dans notre continent d'humanité ? Un espace jusqu'ici totalement clos se dévoile à la pensée. On savait le foetus "vivant", mais animé par quelle sorte de vie ? On le voit désormais désirant, percevant, communiquant, mémorisant. Au coeur de sa nuit foetale, il a des grâces et des tourments, il connaît bonheurs et malheurs. Sous l'éclairage inattendu que nous offrent ces nouveaux savoirs, la vie prénatale devient un sujet de réflexion permanent, passionnant à explorer. Et finalement, cette vie nous questionne : quelle est donc la part du foetus en nous-mêmes ?
Résumé : Dépression, syndrome d'anniversaire, empêchement, angoisse... Et si ces difficultés faisaient partie d'un héritage familial inconscient ? Sans le savoir, sans le vouloir, nous recevons de nos ancêtres la mémoire d'événements cachés survenus avant notre naissance. Ces traumatismes invisibles, non-dits, secrets de famille, peuvent produire leurs effets néfastes sur plusieurs générations. Ce livre vous aidera à les identifier, pour rompre avec le destin répétitif de votre histoire familiale, vous apaiser et reconquérir votre liberté. Un des grands classiques de la transgénéalogie. Nina Canault est journaliste scientifique et philosophe.
Biographie de l'auteur Nina Canault est journaliste scientifique et philosophe. Elle a publié de nombreux articles à destination du grand public et est également l'auteur de L'infiniment petit (Hachette), prix Totem du livre de la jeunesse (1992).
Cancérologue et professeur à la faculté de médecine de Montpellier. président de Familles de France, le Professeur Henri Joyeux dialogue depuis plus de trente ans avec les jeunes de 4 à 20 ans à propos de trois sujets maltraités: la santé, l'amour et la sexualité
Résumé : Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de "cocktails Molotov", étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines. La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200 000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la "grande lueur à l'Est". Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la " mère des révolutions " porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien. À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tache sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique. Fondé sur les archives soviétiques et américaines et les recherches les plus récentes, cet ouvrage dévoile les multiples aspects de cette "Révolution antitotalitaire", qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme. Il y a des défaites plus prometteuses que des victoires.
Résumé : Il y a dans le ciel des étoiles, "des stars" éteintes depuis longtemps et dont les lumières nous arrivent encore... Joe Dassin en fait partie et son éclat brille toujours! C'est ainsi que débute le récit des treize années passées par Robert Toutan auprès de celui qui, trente ans après sa tragique disparition, reste l'un des plus grands noms de la chanson de variétés des sixties et seventies. Avec une lucidité pétrie d'humour et de dérision, Robert Toutan, Attaché de presse avec un "A" majuscule, nous livre ses révélations et ses secrets, écrits en toute vérité et sans concession, sur "son artiste numéro 1", comme il le dit encore, Joe Dassin. Un artiste qu'il a soutenu dans les" hauts et les bas" de sa vie, ne l'ayant pratiquement jamais quitté pour l'aider à devenir et rester celui que l'on surnomme encore "l'homme en smoking blanc". L'auteur lève le voile sur un personnage secret, inquiet, jamais satisfait, fragile, avec un ego hors du commun, mais restant toujours un professionnel à l'américaine, un Joe Dassin dont personne n'avait osé jusqu'à maintenant nous montrer le vrai visage.
Résumé : Dans la mémoire populaire, le nom de Georges Brassens reste indélébile. Riches et pauvres, agriculteurs et ouvriers, vieux et jeunes, tous se retrouvaient dans les chansons de cet homme de coeur et de conviction. Mais connaît-on tous les lieux et les personnes qui se cachent derrière le chanteur à la célèbre moustache : de sa ville de Sète à l'impasse Florimont, avec Joha Heiman, alias "Püppchen", l'amour de sa vie, un parcours en chanson et en image. Avec des titres inoubliables comme "Copains d'abord", "L'auvergnat", "mauvaise réputation", il reste indéniablement l'un des grands chanteurs poète du siècle.
La longue marche du salariat Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice. Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d"indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété. Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier. C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes. Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale. Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- "
Résumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Résumé : Le meurtre a ses raisons que la raison ignore... Plongez dans l'univers fascinant et effrayant des grandes affaires criminelles de ces dernières années ! Guy Georges, Michel Fourniret, Francis Heaulme, les frères Jourdain, le gang des Barbares... Autant de sombres faits divers qui ont défrayé la chronique, marqué les esprits et dont certains ont gardé leur part d'ombre et de mystère. Qui était "SK1" ? Comment Emile Louis a-t-il pu échapper à la justice pendant plus de trente ans ? Quel était le profil psychologique de l'adjudant-chef Chanal ? Comment Thierry Paulin a-t-il été enfin démasqué ? Qui surnommait-on "l'ogre des Ardennes" ? Disparitions, tueries, vengeances, enlèvements, meurtres en série, crimes passionnels, pulsions meurtrières... Autant de crimes qui nous interrogent et nous captivent tout autant. Passez du côté obscur de l'âme humaine et de ses perversions afin d'essayer de comprendre les circonstances de ces événements tragiques. Plus de 300 illustrations, des documents rares, inédits et des fac-similés exceptionnels parmi lesquels un courrier de Patrick Henry expédié à l'issue de son procès, le tableau synoptique des traits physionomiques créé par Alphonse Bertillon, l'arrêt de la cour de Reims confirmant la détention de Pierre Chanal, ou encore l'une des lettres anonymes du corbeau envoyée aux parents du petit Grégory Villemin.