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Las Vegas tango. Une vie de Gil Evans
Cugny Laurent
POL
24,75 €
Épuisé
EAN :9782867441684
Biographie, mais surtout analyse exhaustive de l'oeuvre de Gil Evans par le pianiste-arrangeur qui fut en 1987 - il lui proposa alors la direction de son propre orchestre, le "Big Band Lumière" - l'instigateur de sa dernière tournée européenne, Las Vegas Tango est le livre d'importance attendu sur ce pur écrivain du jazz. Gil Evans a, auprès de Claude Thornhill dans les années quarante, présidé à la naissance de l'arrangement moderne, comme en 1949 à celle du "cool" avec Miles Davis, dont il fut l'inspirateur (d'abord pour les mythiques séances Capitol), souvent le partenaire essentiel, toujours le mentor. C'est avec lui, parfait soliste de ses intentions, qu'il porta de 1957 à 1962 et par quatre albums (Miles Ahead, Porgy and Bess, Sketches of Spain, Quiet Nights) l'esthétique de la grande formation de jazz à son point de perfection. Autodidacte de génie, grand lyrique de la partition puis, à compter des années soixante-dix, initiateur-catalyseur d'un jazz de forme ouverte, Gil Evans était arrangeur. Arrangeur avant tout. C'est lui qui a véritablement éveillé à l'importance de la fonction pour ce que le jazz peut avoir de plus neuf - et de plus risqué. De l'orchestre de Stockton (formé en 1933) aux grandes intempérances électriques dont il s'est fait, pendant les cinq dernières années de sa vie, tous les lundis soirs l'ordonnateur au Sweet Basil, il a traversé un demi-siècle d'un mode d'expression, d'une attitude dans la musique qui l'a reconnu comme l'un de ses acteurs fondamentaux, l'un de ses principaux novateurs. Tous les jazzmen se souciant de forme, d'organisation des voix, d'affinement des interrelations instrumentales par l'écriture autant que d'inventivité, d'originalité dans l'improvisation sont infiniment redevables à ce maître discrètement déterminé, et rieur, mort le 20 mars 1988 à soixante-quinze ans, en pleine force musicale.
Les auteurs ont souhaité réaliser un ouvrage à destination des praticiens, de pratique individuelle ou collective, des étudiants en médecine en fin de cycle, ainsi qu'aux candidats à la capacité de gérontologie. Délaissant la présentation classique par pathologies d'organes, ils ont choisi de centrer l'intérêt sur les aspects théoriques, et surtout pratiques des principales situations rencontrées chez le sujet âgé malade. Ainsi l'ouvrage comprend des analyses de situations sous des éclairages différents : - les situations vues sous l'angle des symptômes et syndromes ; - les situations en fonction de leur risque d'induction d'une dépendance ; - les situations en liaison avec leur prise en charge thérapeutique spécifique.
Résumé : "Une vie sans appel est une vie absurde." L'arrachement est d'abord le livre d'une vocation, celui du chemin que doit parcourir un homme, tout homme, pour devenir ce qu'il doit être. Contrarié dans son désir d'être marin par un accident, le jeune Breton Pierre Effenterre verra dès lors son destin déchiré entre deux passions aussi absolues l'une que l'autre : d'un côté la fatalité d'une dépravation qui le dévaste, de l'autre son irrésistible montée vers Dieu. Sa famille, ses amis, le travail, l'amour impossible et merveilleux qui l'unit à Marie feront des prodiges pour l'aider à surmonter ses tourments. L'auteur nous fait suivre l'itinéraire fiévreux d'une âme attirée par le bien mais voulue par le mal, l'implacable combat d'un homme jeté à la reconquête des forces nécessaires pour consacrer sa vie. Espoirs, lâchetés, rémissions, héroïsme, défaites, actes de courage et de loyauté rageuse ne seront que des péripéties derrière lesquelles se découvriront sans cesse la tension d'une volonté qui aspire, désespérément, au salut promis, et la nostalgie d'un regard qui donne sur l'infini.
Un enfant parle. Il s'appelle Simon. C'est le mois de décembre, les vacances sont proches. Au retour de la dernière journée d'école, il apprend avec sa mère que son père vient d'être emprisonné. De peur d'être poursuivis à leur tour, la mère et l'enfant quittent leur roulotte et s'enfuient. Alors commence l'errance qui les mènera de chemin en chemin, de village en village, de porte en porte, entre violence et compassion, sous les lumières de Noël, l'indifférence ou le harcèlement des populations. Ils mangent au hasard, dorment au hasard, wagon, péniche, jetant sur le monde qui les rejette ou les accueille un regard de tendresse et d'indulgence. Car l'amour familial, l'amour de la vie restent présents au creux de cette misère. "Ne pas aimer la vie, dira Simon, c'est un sacré luxe. Il faut être riche pour se le permettre, et c'était tout à fait en dehors de nos moyens".
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.