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Personne ne peut nous expulser des étoiles
Cugia Diego ; Francillon Chrystèle
BALLAND
15,00 €
Épuisé
EAN :9782940556205
La nuit où mourut Nelson Mandela, je faisais partie des cent vingt millions d?Européens tombés dans la pauvreté. Aucun leader politique, blanc ou de couleur, n?était disposé à sacrifier sa vie pour nous sauver. Evidemment, l?apartheid n?existait pas en Europe. Aucune loi n?avait été promulguée pour imposer une séparation entre la majorité de pauvres et la minorité de riches. Cette nuit, le ciel était un parapluie d?or. Mais il ne me protégeait pas, car beaucoup de ses étoiles étaient des larmes que je me pleurais dessus par honte de m?être réduit à cette situation et dans ce grand scintillement de pleurs et d?étoiles, je me sentais seul et sans patrie. Une sottise comparée à la panique que j?éprouvai quand je m?entendis appeler par une petite voix venue du rez-de-chaussée. "Excuse-moi, il fait nuit là en bas, je peux venir lire bien installé assis à côté de toi ?". Tout au long d?une nuit insolite, les ancêtres de la famille Cruz vont se croiser et révéler leurs secrets, offrant à la nouvelle génération l?insoupçonnable trésor d?un monde caché et pourtant bien vivant. Un conte de fée moderne et enchanteur pour retrouver sa bonne étoile !
Si tous les aspects de la vie sociale sont touchés par ta violence, les violences - qu'elles soient éducatives, intra ou extra-familiales - appartenant au cercle le plus intime de l'individu sont particulièrement destructrices. A travers quatre récits de violences intra et extra-familiales de personnes de tous âges, et leur analyse, il s'agit de savoir si celles-ci sont traitées ou non en tant que sujets. Il s'agit aussi d'examiner les conditions de leur accueil et de leurs parcours institutionnels. L'ultime violence du terme "fait divers", qui les rend enfin visibles, interroge ta part d'humanité que nous leur concédons. L'ouvrage veut aussi sensibiliser à la question des VEO, les violences éducatives ordinaires. Comment en effet imaginer qu'une rivalité intergénérationnelle instaurée par des parents tout-puissants, que des paroles et des écrits pervers envers l'enfant, que te contrôle répressif de la sexualité adolescente puissent former des principes éducatifs ? Ce sont pourtant des réalités vécues, souvent rendues invisibles parce que restreintes au cercle familial. Dévoiler ces types de violence permet d'interroger leurs processus de légitimation et les facteurs qui les déterminent. Ce livre est une réflexion nécessaire et salvatrice pour délivrer la sphère intime d'abus qui laissent souvent des traumatismes à vie.
Vingt-et-un des actuels Etats des Etats-Unis d'Amérique composaient en totalité ou en partie la Louisiane française laquelle occupait les immensités comprises entre le Canada au nord et le golfe du Mexique au sud. Ce fut à partir de la Louisiane que s'opéra la première conquête de l'Ouest. Elle fut française et précéda de presque deux siècles la ruée américaine vers les Montagnes Rocheuses. Coureurs des bois, missionnaires et militaires offrirent ces espaces infinis au roi de France qui leur donna son nom. Parmi ces intrépides pionniers, officiers et soldats oubliés durant des années, parfois des décennies, dans de petits postes perdus, inventèrent cette méthode coloniale française si originale, faite de la "parcelle d'amour" chère à Lyautey, alliée à l'adaptabilité imposée par un environnement hostile. Ayant réussi à constituer des alliances avec les tribus indiennes, ils résistèrent durant plus d'un siècle au rouleau compresseur anglais. Quasiment sans moyens, ces quelques dizaines d'hommes auraient en effet été balayés comme des fétus de paille s'ils n'avaient réussi à engager autour d'eux Chactas, Cherokees, Alibamons, Ouatouais et bien d'autres encore. Ils sont en quelque sorte les devanciers des "missionnaires au burnous bleu", ces officiers des Affaires indigènes, qui oeuvrèrent au Maroc. Ils sont les précurseurs de ces officiers et sous-officiers qui, en Indochine, servirent chez les Hmong ou parmi les Thaï. Comme eux, au bout de leur sacrifice et de leur aventure, se trouva l'abandon de ceux avec lesquels ils avaient combattu... C'est leur épopée qui est racontée dans ce livre.
Ces nouvelles retracent les rencontres et les aventures, parfois magiques, d'un officier engagé sur presque tous les continents. Ce tour du monde effectué sous l'uniforme depuis 30 ans au cours de simples missions ou d'opérations extérieures complexes, prend tout son sens à la lumière de son but premier : partager des histoires vécues, susciter des émotions, stimuler des envies d'aventures sur la glace, le sable ou la boue. Ces patrouilles lointaines, au-delà des distances parcourues et du temps écoulé, sont également intérieures invitant le lecteur à la réflexion et à l'introspection. Ces courts métrages littéraires trouvent leur source d'inspiration chez de nombreux écrivains voyageurs, particulièrement rêveurs. Alors, testez une vodka frappée à Moscou, une course en moto-taxi dans Kampala, faites l'ascension du Zugspitze, allez danser avec les crabes à Djibouti en compagnie de personnages hauts en couleur... et (re)découvrez que chaque homme est un magicien à sa façon. Témoin du monde, l'officier-voyageur a effectué une mue devenant chasseur d'histoires (extra)ordinaires au gré de ses rencontres.
Frossard André ; Charrière-Bournazel Christian ; F
Le témoignage d'André Frossard, résistant, catholique, à la cour d'assises de Lyon a constitué l'un des temps forts du procès de Klaus Barbie. André Frossard a vécu l'enfer durant la guerre dans la 'baraque aux juifs' du fort Montluc à Lyon. Il a vu ses camarades torturés, emmenés vers la mort, y échappant lui même de peu. Ces souvenirs terribles vis à vis desquels "le temps ne peut rien" il les a rappelé lors du procès de Klaus Barbie devant la cour d'Appel de Lyon durant les années 80 et en a fait l'objet de ce petit livre. Il donne dans ce livre la définition du "crime contre l'humanité" vis à vis duquel il ne peut y avoir prescription. Il montre que le déshonneur durant la seconde guerre mondiale ne fut pas d'avoir perdu la bataille de France en 1940 sinon la France serait déshonoré depuis Alésia, le déshonneur ce fut d'avoir livré des juifs, des franc-maçons, des résistants, des hommes politiques dans les mains des nazis, d'avoir collaboré à la plus grande entreprise criminelle de l'histoire. Dans cet ouvrage, la dignité, la hauteur du style, le poids des mots sont à la hauteur des évènements tragiques qu'ont vécu l'auteur et des dizaines de millions de personnes à l'époque. Ce n'est pas seulement un livre de témoignage, mais aussi une oeuvre de réflexion sur le drame que les juifs et l'Europe ont vécu au XXe siècle du fait de cette "seule et même origine : le mépris de l'homme". Que de souffrances, que de souffrances les contemporains durent subir à cause de la folie de quelques hommes. En conclusion André Frossard prévient les jeunes générations ; "Enfants, soyez vigilants, enfants, méfiez-vous", car "si le volcan de la haine raciste ne laisse plus échapper quelques fumerolles éparses, il n'est pas éteint".
Quatrième de couverture «Autrefois on disait déjà la colline comme on aurait dit la mer ou la forêt. J'y allais le soir, quittant la ville qui s'obscurcissait, et, pour moi, ce n'était pas un endroit comme un autre, mais un aspect des choses, une façon de vivre. [...] J'y montais le soir pour éviter le sursaut des alertes : les chemins fourmillaient de gens, de pauvres gens que l'on évacuait pour qu'ils dorment au besoin dans les prés, en emportant un matelas sur leur vélo ou sur leur dos, criaillant et discutant, indociles, crédules, amusés.» Cesare Pavese, La Maison des collines, 1948.
Dix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse dans un bouleversant roman d'amour et d'amitié.Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s'appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont " ceux de la ferme " d'à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs. Teresa l'ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l'unissant à ces trois " frères " pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n'hésitera pas, malgré l'opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.Traduit de l'italien par Nathalie BauerNé en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. À l'âge de 26 ans, avec son premier roman, La Solitude des nombres premiers, il est le plus jeune auteur à obtenir le prestigieux prix Strega : deux millions d'exemplaires vendus, une trentaine de traductions dans le monde. Il confirme ensuite son talent dans Le Corps humain et Les Humeurs insolubles.Nathalie Bauer a publié plusieurs romans et traduit plus de cent ouvrages italiens, dont des ?uvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Marcello Fois et Michela Murgia.
Résumé : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'Ecole normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.
Résumé : "Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d'un nouveau millénaire. Pour le moment, je n'ai pas l'impression que l'approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s'achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l'Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu'il a vu l'objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s'achever, c'est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s'interroge sur le sort de la littérature et du livre à l'ère technologique dite postindustrielle. Je n'ai guère envie de m'aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l'avenir de la littérature tient à ce que je sais qu'il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à coeur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire". Ces "propositions pour le prochain millénaire" sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.