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De la docte ignorance
Cues Nicolas de ; Lagarrigue Jean-Claude
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204091312
Cette nouvelle traduction de la "Docte ignorance" de Nicolas de Cues (1401-1464) a cherché à respecter le caractère progressif de l'ouvrage, en distinguant les trois livres comme autant de moments d'une initiation spirituelle. Il faut se garder, en effet, d'en rester aux analogies mathématiques du premier livre il faut monter jusqu'aux similitudes inscrites dans le grand Livre de la nature. Quant au troisième livre, il achève cette ascension mystique par une analyse des rapports entre le fidèle et le Christ. La "Docte ignorance" ne se contente donc pas de faire coïncider abstraitement les opposés, elle les fait concorder aussi dans le spectacle de l'univers, avant de les accoupler dans la personne du Messie. La Croix, paroxysme de souffrances, devient même chez le Cusain le socle fondateur des articles de foi de la descente aux enfers, de la résurrection et du jugement dernier. Les thèses les plus audacieuses du Cusain n'ont pas fini de nous interpeller : outre le rejet de la Donation de Constantin (avant Valla), et son abandon du géocentrisme au profit d'un univers indéfini créé par contraction (avant Isaac Luria), sa manière très moderne de rapporter la descente aux enfers à la Crucifixion (avant Lefèvre) oblige à étendre son influence jusqu'à Lefèvre d'Etaples et ses disciples, voire jusqu'à Luther et Calvin. Le catholicisme de Cues n'est pas celui de la Contre-Réforme : les censeurs des XVIe et XVIIe siècles, qui ont condamné Luther et Bruno, se doutaient-ils de l'origine cusaine de certaines thèses incriminées ? Sa pensée, en tout cas, est une invitation à forger aujourd'hui de nouvelles synthèses doctrinales, à l'école de la "Docte ignorance" .
Résumé : Le trialogue De possest centre la pensée de Nicolas de Cues sur un concept nouveau : le Pouvoir-est. Cette nouvelle traduction tente, avec son introduction, de dégager la signification du "Pouvoir-est" comme une clé de compréhension de l'oeuvre cusaine et, par ricochet, de la pensée moderne. "Comment peut-on voir l'invisible ?" "Que signifie le pluriel invisibilia ?", demandent les amis de Nicolas en partant d'un célèbre verset de l'Epître aux Romains. Le Cusain répond en recourant à une image, une aenigma, tirée de la vie quotidienne : la lecture. Avec les yeux, nous voyons les lettres ; avec l'esprit, nous saisissons le sens. De même, dit-il, le jeu de la toupie permet de saisir un paradoxe semblable : plus vite tourne-t-elle sur elle-même, plus elle nous paraît immobile, nous donnant ainsi l'image de la coïncidence du mouvement et du repos. Ces images illustrent que tout ce qui est peut être et que ce qui est en acte, actu, est ce qui peut être : l'actualitas absoluta embrasse tout ce qui est en acte et la possibilitas absoluta tout ce qui peut être. Ni l'actualitas ni la possibilitas n'ont le primat, car comment une chose pourrait être en acte s'il n'était pas possible qu'elle soit ? Comment pourrait être actualisé ce qui est possible et sans actualité ? La réponse tient à ce que la possibilité absolue et l'actualité absolue sont unies, coïncident et constituent ce que nous appelons le possest.
Cues Nicolas de ; Counet Jean-Michel ; Lambert Mic
Les Conjectures représentent le troisième grand ouvrage de Nicolas de Cues. Le Cusain y montre comment toutes nos connaissances consistent en assertions conjecturales, c'est-à-dire tendent vers la vérité sans jamais saisir véritablement celle-ci en toute précision. Nos sciences constituent des approches de la réalité, qui peuvent être toujours plus précises, sans néanmoins jamais atteindre à une saisie définitive. Nicolas de Cues explique que nos mathématiques, qui constituent la forme la plus sûre de savoir, nous permettent de construire des modèles toujours plus proches de l'essence des choses, et sont l'expression par excellence de la vie de l'esprit. De même que Dieu crée le monde réel dont nous sommes partie intégrante, l'esprit humain s'avère créateur d'un monde conjectural, fait de concepts, de propositions, de discours approchant le monde réel avec un degré toujours perfectible d'exactitude. Cet ouvrage, très ambitieux sur le plan philosophique, est un jalon très important dans l'itinéraire de Nicolas de Cues. Il formule là pour la première fois la philosophie de l'esprit, qu'il développera plus avant dans des ouvrages ultérieurs tels que Le Profane sur l'esprit, le Sur la sagesse, La Chasse de la sagesse, etc. L'ouvrage influencera d'une façon profonde Jean Pic de la Mirandole (1463-1494) et à travers lui les cercles humanistes de Florence. On trouve des traces plus ou moins importantes des doctrines cusaines chez Montaigne (1533-1592), Bruno (1548-1600), Descartes (1596-1650) ou Leibniz (1646-1716). Les Conjectures constituent une transition intellectuelle entre le Moyen Age et la Renaissance de première importance.
Résumé : Un homme simple et un érudit discutent ensemble des preuves de la perfection de l'être humain, de la sagesse éternelle et des moyens de s'en approcher. Sous la forme de dialogues, influencé par la théologie dite négative, le philosophe écrit en 1450 cet appel à savoir plus et mieux, tout en ayant conscience que la science ne sera jamais que finie.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).