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Le catholicisme a-t-il encore de l'avenir en France ?
Cuchet Guillaume
POINTS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782757899199
Le catholicisme a-t-il encore de l'avenir en France ? Le catholicisme, hier encore religion de la très grande majorité des Français, n'est plus ce qu'il était. Un tel changement, qui n'est pas achevé, a des conséquences majeures, aussi bien pour cette religion que pour le pays tout entier, façonné par cette longue imprégnation catholique. Cet essai se penche sur certaines de ses manifestations contemporaines : la mutation anthropologique qu'entraîne le fait de mourir sans croire pour la génération des baby-boomers et ses descendants ; la diffusion de la crémation ; les recompositions de l'ascèse sous la forme du running ; les inquiétudes suscitées par l'islamisme ; la montée des "sans-religion et l'intérêt largement répandu pour la "spiritualité" ; la manière dont, dans la longue durée, l'Eglise s'adapte plus ou moins à la modernité. In fine, l'auteur pose la question de savoir si l'on n'a pas plus à perdre qu'à gagner à cette mutation. Guillaume Cuchet Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-Est Créteil, il a notamment publié Comment notre monde a cessé d'être chrétien (Seuil, 2018) et Une histoire du sentiment religieux au XIXe siècle (Le Cerf, 2020).
En bonne théologie chrétienne, les conciles sont censés être " inspirés " ou " assistés " par le Saint-Esprit, mais force est de constater que leurs annales sont pleines de conflits, coups de théâtre, manoeuvres, aussi bien dans la conduite des assemblées que la rédaction des documents qui en sont issus. Vues de près, les opérations du Saint-Esprit paraissent bien humaines. Cet ouvrage étudie, dans la longue durée et à des échelles différentes, les ressorts historiques de cette " dramatique conciliaire ". Comment comprendre que les acteurs des conciles aient pu être à la fois des tacticiens rompus aux usages de la mécanique des assemblées et des croyants sincères, convaincus que le Saint-Esprit pilotait en sous-main les opérations et que ce combat en apparence politique était en réalité spirituel ? Qu'est-ce que ces convictions nous disent de la nature de ces assemblées si particulières que sont les conciles ?
Résumé : Comment notre monde a cessé d'être chrétien Le recul du catholicisme en France entre le milieu des années 1960 et aujourd'hui est l'un des faits les plus marquants et pourtant l'un des moins expliqués de notre histoire contemporaine. Comment comprendre une telle mutation et un tel déclin de la pratique religieuse ? Guillaume Cuchet a repris l'ensemble du dossier. Il propose l'une des premières analyses de sociologie historique de cette grande rupture religieuse, identifie le rôle déclencheur de Vatican II (1962-1965) dans cette évolution et la situe aussi bien dans le temps long de la déchristianisation que dans le contexte des mutations démographiques, sociales et culturelles des décennies d'après-guerre.
Le XIXe siècle a été par excellence le temps du "culte des morts" , ce culte familial du souvenir et de la tombe qui a été un de ses ancrages anthropologiques et religieux les plus profonds et les plus unanimes. L'Ancien Régime n'avait rien connu de tel. Et pour cause : son système d'inhumation était tout autre et l'essentiel était encore pour lui de prier pour les âmes des morts, pas d'aller leur rendre visite dans les cimetières. Les défunts étaient enterrés dans et autour des églises, les cimetières avaient des allures de terrains vagues, les tombes individuelles étaient rares et on ne pèlerinait que sur celles des saints. Au XIXe siècle, tout change. Un nouveau type de cimetière émerge : le nôtre. Propriété communale, souvent séparé des églises et des habitations, plus étendu, il accueille un nombre croissant de tombes individuelles et familiales, pour certaines monumentales. Dans ce nouvel espace les rituels se modifient : visites fréquentes, dépôt de fleurs, recueillement, compatibles avec toutes les croyances et incroyances du siècle. Pompes funèbres et tenues de deuil envahissent l'espace public, le phénomène culminant chaque année à la Toussaint. Le culte des morts a ainsi été le grand phénomène de religion populaire du XIXe siècle, religion, traditionnelle et moderne, dans laquelle le deuil, non content d'être central, est devenu la religion elle-même. Guillaume Cuchet est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et codirecteur du Centre d'histoire du XIXe siècle de la Sorbonne. Il a publié notamment Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement (Seuil, 2018).
Résumé : Le crépuscule du purgatoire Si le purgatoire est " né " au Moyen Age, il n'a jamais été aussi populaire qu'au xixe siècle. Comment expliquer ce phénomène qui fit de la dévotion aux âmes du purgatoire l'une des pratiques les plus répandues de l'Europe catholique ? Aux sources de cette renaissance, on trouve la force du " culte des morts ", la nécessité de répondre aux revendications affectives des fidèles et au discrédit massif de l'enfer, enfin la volonté de l'Eglise de contrecarrer l'expansion du spiritisme. On a beaucoup insisté alors sur le rôle d'intercesseur des âmes du purgatoire, sur la sollicitude à l'égard des " âmes délaissées ", car sans famille ici-bas ou trop pauvres pour payer des messes. Or, au début du xxe siècle, au terme de cette ultime phase de prospérité, le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations. A l'origine de cette révolution des mentalités : la Grande Guerre, et ses millions de disparus. Guillaume Cuchet Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-Est Créteil, il a notamment publié Comment notre monde a cessé d'être chrétien (Seuil, 2018) et Une histoire du sentiment religieux au xixe siècle (Le Cerf, 2020).
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.