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Les Palestiniens chrétiens du Pérou. Anthropologie d'une diaspora de Chrétiens orientaux
Cuche Denys
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343178615
A partir de la fin du XIXe siècle, des immigrants de plus en plus nombreux arrivent au Pérou en provenance de Palestine, qui faisait alors partie de l'Empire ottoman. Il s'agit de Chrétiens arabes de la région de Bethléem. La raison principale de leur émigration était liée à leur volonté d'échapper à l'oppression turque. Par la suite, d'autres facteurs, et notamment la colonisation juive, puis la création d'Israël et plus récemment la montée de l'islamisme, pousseront au départ d'autres Chrétiens palestiniens dont certains rejoindront au Pérou leurs parents. Au Pérou, d'abord présents comme petits commerçants dans les Andes du sud, les Palestiniens finiront, pour la plupart, par gagner la capitale, Lima, où beaucoup deviendront des entrepreneurs prospères. Leur réussite économique a facilité leur intégration dans la société péruvienne. L'histoire mouvementée du Proche-Orient a amené les immigrants palestiniens et leurs descendants à repenser constamment leur lien à la Palestine et, du fait même, au Pérou. La quasi-impossibilité d'un retour définitif dans leur patrie d'origine a favorisé leur enracinement au Pérou, sans que pour autant diminue leur attachement à la Palestine. L'affirmation de leur identité palestinienne ne leur paraît pas contradictoire avec le sentiment qu'ils ont aujourd'hui d'être pleinement péruviens. Une diaspora de Chrétiens palestiniens s'est ainsi progressivement formée au Pérou, comme dans d'autres pays d'Amérique latine. Alors que l'avenir des Chrétiens en Palestine est de plus en plus incertain, cette diaspora leur permet de continuer d'exister collectivement en tant que tels.
La diaspora libanaise est une des plus importantes diasporas dans le monde relativement à la population du pays d'origine. Elle est présente sur la plupart des continents, en Europe, dans les Amériques, en Afrique, en Asie, en Australie. En Amérique latine, les Libanais sont très nombreux. Les communautés libanaises d'Argentine et du Brésil ont fait l'objet de beaucoup d'études. Par contre, la diaspora libanaise du Pérou, certes numériquement réduite, est restée pratiquement méconnue et n'a pas attiré les chercheurs. Pourtant, les Libanais sont présents au Pérou depuis plus d'un siècle et ils ont joué dans ce pays un rôle économique non négligeable. Immigrants établis dès leur arrivée dans le petit commerce, nombre d'entre eux sont devenus par la suite entrepreneurs industriels. Et parmi leurs descendants on trouve désormais des ingénieurs, des médecins, des avocats, ainsi que des hauts-fonctionnaires et des personnalités politiques. S'ils s'identifient aujourd'hui pleinement à leur pays d'adoption, le Pérou, les Libanais n'en gardent pas moins un très fort attachement au Liban et à leur petite patrie d'origine, le nord du Mont-Liban et, en particulier, la vallée sacrée de la Kadisha, haut-lieu historique de l'Eglise chrétienne maronite à laquelle ils appartiennent presque tous. Mais depuis la guerre (1975-1990), la situation n'ayant cessé de se détériorer au Liban, ils n'envisagent plus un retour dans la Mère-Patrie.
Aujourd'hui, São Paulo constitue le centre de ralliement principal d'une importante population d'origine libanaise. Forte de plusieurs millions d'individus, celle-ci a connu un notable succès entrepreneurial dont une conséquence majeure a été un phénomène peu commun, dans une population d'immigrants, de mobilité sociale ascendante. Après avoir été à leurs débuts, au XIXe siècle, pour l'essentiel des mascates (colporteurs), ils ont réussi économiquement, socialement et même politiquement. Cette mobilité des immigrants et de leurs descendants constitue l'objet de ce livre. Les causes de leur succès tiennent à des facteurs internes à la collectivité des immigrants libanais et à une conjoncture historique favorable, celle des grandes mutations économiques et sociales dont le Brésil a été le théâtre dans la période concernée. Quant à leurs parcours, ils se caractérisent par à une intégration "à la brésilienne" des Libanais dans la société d'accueil : sans renoncer à leur libanité, ils ont forgé une identité libano-brésilienne.
Résumé : Depuis qu'elle est apparue au XVIIIe siècle, l'idée de culture a suscité de vifs débats. Ses enjeux sont considérables, puisque la notion de culture permet de penser l'unité de l'humanité dans sa diversité. Ce livre présente ces débats et les usages de cette notion dans les sciences sociales, en privilégiant la sociologie et l'anthropologie.Il apporte des réponses précises et approfondies à des questions dont l'actualité tant nationale qu'internationale souligne l'acuité : si tout être humain est un être de culture, comment acquiert-il la culture de son groupe et dans quelle mesure son comportement est-il déterminé par celle-ci ? Un même individu peut-il changer de culture ou participer à la fois de plusieurs cultures ? Comment la rencontre des cultures s'opère-t-elle ? Les cultures des groupes socialement dominés sont-elles condamnées à disparaître ou à imiter les cultures des groupes dominants ? Le changement culturel peut-il se décréter ou répond-il à des lois dont les individus n'ont pas conscience ?Ce livre s'adresse aux étudiants en sociologie, en anthropologie et en histoire, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les questions de la diversité culturelle, du multiculturalisme, des cultures minoritaires, de la culture des immigrés, de la culture d'entreprise, de la culture ouvrière...
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.