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Servir Peron. Trajectoires de la Garde de Fer
Cucchetti Humberto ; Rodrigues Denis
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753521674
La Garde de Fer argentine consista en un vaste ensemble de réseaux et d'acteurs du militantisme péroniste apparu au début des années 1960. Une décennie plus tard, ce groupe militant avait acquis une dimension nationale, après l'Unité décidée avec le Front national des étudiants (FNE). Dès lors se constitua, sous le nom d'Organisation unique du Transfert générationnel (OUTG), un espace politique unifié, hautement hiérarchisé et discipliné dont les objectifs de base furent la formation de cadres politiques et la création d'engrenages politico - territoriaux au service du mouvement péroniste conduit par Juan Peron. De cette trajectoire organisationnelle apparurent des cadres politiques dirigeants qui, à partir des années 1980, commencèrent à dominer certains espaces et structures institutionnelles, en occupant diverses fonctions au sein des partis politiques, de la gestion de l'Etat, dans les groupes parlementaires et listes électorales, et dans diverses instances associatives et institutionnelles (universités, organismes scientifiques, organisations patronales, etc.). Mais, en souvenir de la vieille Garde de Fer, et en tant que produit de tentatives avortées d'institutionnalisation partisane, apparut également une trajectoire organisationnelle de conversion au catholicisme, animée dans une large mesure par des acteurs qui avaient été les protagonistes du militantisme révolutionnaire des années 1960-1970. L'analyse de ces trajectoires militantes, pratiquement oubliées jusqu'à aujourd'hui dans les études universitaires, permet de reconstruire deux phénomènes plus vastes : celui de l'adhésion au péronisme et celui de la création d'organisations militantes dans le contexte de la mobilisation sociale apparue après la destitution de Péron (1955), mobilisation accentuée par la Révolution cubaine (1959), les transformations socio - religieuses internationales et le climat d'autoritarisme que connut le pays pendant toutes ces années. Eloigné aussi bien de la lecture aberrante que de la lecture héroïque, Servir Peron. Trajectoires de la Garde de Fer se propose d'expliquer comment, à partir des nébuleuses militantes des années 1960 et du début des années 1970, des parcours générationnels sont apparus et ont tenté de marquer la vie politique argentine.
Barker Roger ; Cicchetti Francesca ; Robinson Emma
L'ouvrage Neuroanatomie et neurosciences permet, en moins de 200 pages, d'aborder les éléments principaux de la neuroanatomie et surtout les aspects de la physiologie et de la physiopathologie du système nerveux central et du système nerveux périphérique. Le lecteur peut ainsi très rapidement trouver les voies de transport de l'information nerveuse mais également d'avoir un aperçu rapide de cette anatomie pourtant si compliquée. En abordant ainsi sous une forme très illustrée tous ces aspects complexes, l'ouvrage devient une aide précieuse pour tous ceux qui s'intéresse à cette discipline.
Contrafacta, fricassées, timbres ou reprises, du Moyen Age au XXe siècle, la chanson a toujours goûté le plaisir de la création seconde, pour mieux enchanter l'auditeur. Mais sont- ce seulement quelques récréations que ces compositions entées ? En montrant comment elles sont éclairées par et éclairent à leur tour la poétique de l'intertextualité, l'objet de cet ouvrage est de montrer la portée re-créatrice de ces oeuvres entées. Ce parcours à travers les âges et les domaines linguistiques expose à la fois la vitalité des recherches cantologiques actuelles et celles des travaux sur la théorie de l'intertexte. Comme espace du topos et de la parole mémorielle, la chanson est, entre autres manifestations de la poésie orale, particulièrement perméable aux procédés d'emprunt, réemplois et réfections diverses qui caractérisent la poétique de l'intertextualité. Elle l'est même doublement : comme oeuvre, elle est formellement fondée sur les figures de récurrence ; comme espace générique, elle est le lieu privilégié de la tradition, comprise comme mode de transmission d'un message culturel dans un temps donné. Au-delà du seul texte, le tissage sémiologique singulier du genre chanson fonctionne comme réceptacle particulier du discours autre et du discours de l'Autre : non seulement la chanson cite, réécrit, voire plagie textes et musiques, mais, chaque performance étant une autre oeuvre, elle investit le champ de la recréation par le jeu des réinterprétations. On a voulu questionner ici l'articulation entre ces présences "autres" et la corporéité de la voix transmise qui reste la visée du discours chansonnier.
Gabellieri Emmanuel ; Lucchetti Bingemer Maria Cla
Même si la réception de la pensée weilienne progresse depuis une quinzaine d'années, notamment au plan proprement philosophique, les lectures engagées restent encore trop fréquemment éclatées, selon que se voient privilégiées tour à tour les dimensions politique ou religieuse, philosophique ou mystique, de cette œuvre. Sous le titre Action et contemplation, cet ouvrage veut d'abord manifester l'unité du théorique et du pratique, comme celle du rationnel et du transcendant, caractéristiques de S. Weil et qui en font par-delà bien des dualismes séparateurs, un pont entre les Anciens et les Modernes. Politique, éthique, métaphysique, mystique et esthétique, selon la succession des contributions de ce volume, sont ici autant de metaxu d'un Bien éternel donnant à la pensée weilienne, par-delà la forme dispersée de ses écrits, son étonnante universalité. Universalité de l'esprit qui est aussi unité entre la pensée et la vie, en même temps que S. Weil a voulu être un pont entre les cultures et les traditions spirituelles. Que cet ouvrage soit le fruit de rencontres entre chercheurs d'Europe et d'Amérique latine en est un signe supplémentaire, illustrant l'importance de sa pensée dans le dialogue contemporain entre les civilisations.
Jusqu'à la fin des années soixante, Bessica, village de deux mille habitants de la plaine vénitienne, était l'emblème au niveau local de la marginalité matérielle et culturelle. Ses habitants vivaient au bord de la misère et avaient accumulé depuis longtemps la renommée de personnes rudes, hargneuses et combatives. Etant restée aussi exclue du processus d'industrialisation de l'après-guerre, Bessica paraissait définitivement reléguée à la condition d'une enclave de pauvreté au sein d'une région au développement rapide. En dépit de ces prémisses et de façon tout à fait inattendue, le village fut protagoniste, pendant la décennie suivante, d'un processus de développement aussi éclatant qu'original, qui le conduisit vite au rang de protagoniste vers le commerce des plantes de jardin. Le caractère très circonscrit de ces processus, ainsi que le retard et la spécificité de son parcours ont offert une excellente occasion pour mener une enquête, dans une situation presque in vitro, sur la genèse d'une culture locale d'entreprise. Un sens très fort d'identité locale s'accompagnant d'une attitude à la compétition avec l'extérieur s'avère un des facteurs fondamentaux pour la formation d'un esprit d'entreprise au sein d'une communauté. Afin que cet esprit puisse se traduire dans une pratique diffusée et enracinée dans le contexte local, l'intervention d'un appareil institutionnel, s'appuyant sur un système de représentations, de valeurs, de normes et de conventions partagées, devient pourtant nécessaire. Le travail présenté dans cet ouvrage reconstruit le processus de longue durée à travers lequel ces facteurs se sont formés au sein d'une communauté paysanne fort imbibée de valeurs traditionnelles, tout en soulignant le rôle que les institutions locales - voire la Paroisse - ont joué jusqu'à aboutir à un essor inattendu et même paradoxal.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.